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Proposition de loi

Guerre d'Algérie et combats en Tunisie et au Maroc

(1ère lecture)

(n° 61 , 60 )

N° 4

23 octobre 2012


 

Exception d'irrecevabilité

Motion présentée par

C Défavorable
G Sagesse du Sénat
Rejeté

Mme GARRIAUD-MAYLAM

et les membres du Groupe Union pour un Mouvement Populaire


TENDANT À OPPOSER L'EXCEPTION D'IRRECEVABILITÉ


En application de l'article 44, alinéa 2, du Règlement, le Sénat déclare irrecevable la proposition de loi, adoptée par l’Assemblée nationale, relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc (n° 61, 2012-2013).

Objet

Les auteurs de cette motion estiment que ce texte est contraire aux principes édictés pas la Constitution.



NB :En application de l'article 44, alinéa 2, du Règlement, cette motion est soumise au Sénat avant la discussion des articles.





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Guerre d'Algérie et combats en Tunisie et au Maroc

(1ère lecture)

(n° 61 , 60 )

N° 1 rect.

25 octobre 2012


 

Question préalable

Motion présentée par

C Défavorable
G Sagesse du Sénat
Rejeté

MM. CLÉACH, LECERF, RETAILLEAU

et les membres du Groupe Union pour un Mouvement Populaire


TENDANT À OPPOSER LA QUESTION PRÉALABLE


 

En application de l’article 44, alinéa 3, du Règlement, le Sénat décide qu’il n’y a pas lieu de poursuivre la délibération sur la proposition de loi, adoptée par l'Assemblée nationale, relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc (n° 61, 2012-2013).

Objet

Les auteurs de la motion considèrent que la proposition de loi instaurant le 19 mars comme journée du souvenir de la guerre d’Algérie, participe à attiser et à raviver des clivages, au sein de notre société et entre les associations du monde combattant, et altère l’esprit d’union républicaine nécessaire aux commémorations nationales. 

Les auteurs de la motion rappellent que deux lois existent déjà et qu’elles rendent un hommage de la Nation française à ceux, militaires ou civils, qui ont fait le sacrifice de leur vie pour la défense de la  patrie. À savoir :

 La loi n° 2005-158 du 23 février 2005 rend solennellement hommage aux  personnes disparues et aux populations civiles victimes de massacres ou d'exactions commis durant la guerre d'Algérie et après le 19 mars 1962 en violation des accords d'Évian, ainsi qu’aux victimes civiles des combats de Tunisie et du Maroc.  Cette loi reconnaît les souffrances éprouvées et les sacrifices endurés par les rapatriés, les anciens membres des formations supplétives et assimilés, les disparus et les victimes civiles et militaires des événements liés au processus d'indépendance de ces anciens départements et territoires. La Nation leur rend solennellement hommage à la date du  5 décembre,  aux combattants morts pour la France en Afrique du Nord.

 La loi n° 012-273 du 28 février 2012 prévoit que le 11 novembre, jour anniversaire de l'armistice de 1918 et de commémoration annuelle de la victoire et de la Paix, il est rendu hommage à tous les morts pour la France.

 Dans la mesure où cet hommage ne se substitue pas aux autres journées de commémoration nationales, les auteurs de la motion  constatent que cette proposition de loi tend à encombrer le calendrier mémoriel français, ce qui a pour effet d’affaiblir le caractère rassembleur et unitaire du processus commémoratif.

 Enfin, les auteurs de la motion estiment que la discussion de cette proposition de loi est inutile puisque que législation en vigueur permet l’organisation de commémoration le 19 mars. Ainsi la circulaire N° 2702 CAB/JMB du 19 février 2009 précise que les associations d’anciens combattants ont la liberté et l’initiative d’organiser des manifestations publiques correspondant à des anniversaires d’évènements qu’elles jugent dignes de commémoration, manifestations publiques auxquelles peuvent assister les préfets et les représentants des autorités militaires.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Guerre d'Algérie et combats en Tunisie et au Maroc

(1ère lecture)

(n° 61 , 60 )

N° 2 rect.

25 octobre 2012


 

AMENDEMENT

présenté par

C
G  
Retiré

MM. CARLE, CLÉACH, COUDERC, LECERF, RETAILLEAU

et les membres du Groupe Union pour un Mouvement Populaire


ARTICLE 1ER


Supprimer cet article.

Objet

- Considérant que par la loi n° 2005-158 du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés , la Nation exprime déjà sa reconnaissance et rend un hommage solennel aux femmes et aux hommes qui ont participé à l'oeuvre accomplie par la France dans les anciens départements français d'Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Indochine ainsi que dans les territoires placés antérieurement sous la souveraineté française,

- considérant par ailleurs que la loi n°2012-273 du 28 février 2012 fixant au 11 novembre la commémoration de tous les morts pour  la France vise à rassembler tous les français afin d'honorer la mémoire de tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour la défense du territoire français et de ses valeurs et qu'elle tend à assurer le devoir de mémoire et à garantir la transmission d'un patrimoine historique,

cet article est superfétatoire.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Guerre d'Algérie et combats en Tunisie et au Maroc

(1ère lecture)

(n° 61 , 60 )

N° 3 rect.

25 octobre 2012


 

AMENDEMENT

présenté par

C
G  
Retiré

Mme GARRIAUD-MAYLAM, M. RETAILLEAU

et les membres du Groupe Union pour un Mouvement Populaire


ARTICLE 2


Supprimer cet article.

Objet

Le 19 mars 1962 est la date de signature des accords d'Évian entre la France et l'Algérie. Si cette date instaurait un cessez-le-feu, force est de constater que les combats, les actions de feu et de violences ont perduré au-delà cette date en Algérie. Pour beaucoup de nos compatriotes et pour leurs familles cette date est synonyme de douleurs. Après cette date, les archives disponibles dénombrent :

  - dans les rangs de l’armée française : 145 tués, 162 disparus, et 422 blessés,

 - chez les Harkis : les chiffres varient de 60 000 à 150 000 tués.

 Par ailleurs, il regrettable qu'aucune concertation nationale n'ait été menée au préalable avec les associations d'anciens combattants et les représentants des associations de rapatriés. Dans la mesure où le choix de cette date tend à raviver des clivages au sein de la société française et fait ressurgir de profondes douleurs au sein du monde combattant, chez les Harkis et rapatriés, cet article est inopportun et contrevient à l'esprit d'apaisement nécessaire à toute commémoration nationale.

 Considérant qu'il existe déjà une date d'hommage nationale le 5 décembre et prévu par la loi n°2005-158 du 23 février 2005 stipulant que la Nation rend un hommage nationales aux rapatriés, aux anciens membres des formations supplétives et assimilés, aux disparus et aux victimes civiles et militaires des événements liés au processus d'indépendance de ces anciens départements et territoires  ainsi qu'à leurs familles, cet article est superfétatoire.

 Enfin, la législation en vigueur permet déjà l’organisation de commémoration le 19 mars, telle la circulaire N° 2702 CAB/JMB du 19 février 2009 qui précise que les associations d’anciens combattants ont la liberté et l’initiative d’organiser des manifestations publiques correspondant à des anniversaires d’évènements qu’elles jugent dignes de commémoration, manifestations publiques auxquelles peuvent assister les préfets et les représentants des autorités militaires.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.