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Direction de la séance

Projet de loi

Enseignement supérieur et recherche

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 660 , 659 , 663)

N° 263 rect. bis

19 juin 2013


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Défavorable
Retiré

MM. MAUREY et TANDONNET, Mmes DINI et JOUANNO, MM. ROCHE, AMOUDRY, VANLERENBERGHE

et les membres du groupe Union des Démocrates et Indépendants - UC


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 22 BIS


Après l’article 22 bis

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Dans les six mois suivant la promulgation de la présente loi, les ministres chargés de l’enseignement supérieur et de la santé remettent au Parlement un rapport formulant des propositions en vue d’améliorer le mode de sélection et de formation des futurs médecins et d’élargir les origines sociales et géographiques des étudiants.

Objet

Reprenant une des 16 propositions du rapport "Déserts médicaux: agir vraiment" adopté à l?unanimité par la Commission du développement durable, des infrastructures, de l?équipement et de l?aménagement du territoire du Sénat le 5 février dernier, le présent amendement vise à ce qu?une réflexion approfondie soit engagée afin notamment d?améliorer la sélection et la formation des futurs médecins et d?élargir les origines sociales et géographiques des étudiants, peu propices à l?installation dans les zones sous dotées.

L?intense sélection qui s?exerce en première année des études de santé, sur la base notamment des sciences « dures » que sont les mathématiques, les biomathématiques, la chimie théorique et organique, la biochimie, la biologie moléculaire et cellulaire, la physique, la biophysique ou  la médecine nucléaire, aboutit, de fait, à réserver l?accès aux études de santé aux bacheliers issus de la série S ayant obtenu au moins la mention bien au baccalauréat.

Par ailleurs, dans la mesure où l?intensité de la sélection favorise l?éclosion de préparations privées, elle renforce la part prépondérante des étudiants issus des catégories socioprofessionnelles supérieures essentiellement urbaines. Cette situation très inégalitaire défavorise les étudiants des milieux modestes issus des territoires ruraux ou péri-urbains.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.