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Direction de la séance

Projet de loi

Projet de loi de finances pour 2026

(1ère lecture)

SECONDE PARTIE

MISSION ÉCOLOGIE, DÉVELOPPEMENT ET MOBILITÉ DURABLES

(n° 138 , 139 , 140, 143)

N° II-154

27 novembre 2025


En attente de recevabilité financière

 

AMENDEMENT

présenté par

C
G  

M. Pascal MARTIN

au nom de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable


Article 49 (crédits de la mission)

(État B)


Modifier ainsi les crédits des programmes :

(en euros)

Programmes

Autorisations d’engagement

Crédits de paiement

 

+

-

+

-

Infrastructures et services de transports

 

 

 

 

Affaires maritimes, pêche et aquaculture

 

 

 

 

Paysages, eau et biodiversité

 

 

 

 

Expertise, information géographique et météorologie

 

 

 

 

Prévention des risques

 

 

 

 

Énergie, climat et après-mines

 

 

 

 

Service public de l'énergie

 

 

 

 

Conduite et pilotage des politiques de l’écologie, du développement et de la mobilité durables

dont titre 2

 

10 000 000

 

10 000 000

Fonds d’accélération de la transition écologique dans les territoires

 

 

 

 

Sûreté nucléaire et radioprotection

dont titre 2

10 000 000

 

10 000 000

 

Écologie – mise en extinction du plan de relance

 

 

 

 

TOTAL

10 000 000

10 000 000

10 000 000

10 000 000

SOLDE

0

0

Objet

Cet amendement prévoit de transférer 10 millions d'euros du programme 217 "Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables" vers l’action 2 du programme 235 « sûreté nucléaire et radioprotection » à hauteur de 10 millions d’euros.

La fusion entre l’ASN et l’IRSN, votée largement par le Sénat, n’a jamais été conçue comme un processus de rationalisation budgétaire. Le Sénat s’était ainsi engagé à ce que la sûreté nucléaire et la recherche demeurent à des niveaux exigeants, au moins équivalents à la préfusion. Dans le cadre de l’examen du PLF 2025, un montant de 8 millions d’euros de crédits avait été affecté à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) afin de compenser les coûts engendrés par la fusion. Cette dernière n’est toutefois pas totalement achevée et plusieurs coûts de réorganisation de la structure ont vocation à être temporellement lissés jusqu’à l’horizon 2028. De surcroît, l’effort demandé dans ce PLF 2026 à l’établissement dépasse allégrement le coût de la fusion estimé à 8,1 M€ et camoufle ainsi en réalité un souhait de rationalisation des crédits de l’établissement.

Selon le Président de l’autorité, cet effort se fera au détriment des activités opérationnelles : soit sur la sûreté ou sur la recherche, dans la mesure où les évolutions de la masse salariale sont d’ores et déjà amorties par les crédits de fonctionnement et d’investissement (hors T2).

Compte tenu des grands chantiers qui attendent l’autorité dans l’avenir, il semble périlleux d’imposer cet effort financier, malgré la difficile situation budgétaire que la France rencontre.