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Direction de la séance |
Proposition de loi Droit à l'aide à mourir (1ère lecture) (n° 265 , 264 , 256) |
N° 248 rect. quater 21 janvier 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. IACOVELLI, Mme HAVET et MM. FOUASSIN, BUIS, MOHAMED SOILIHI et RAMBAUD ARTICLE 9 |
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I. – Alinéa 7
Supprimer les mots :
et d’un officier de police judiciaire
II. – Alinéa 11
Remplacer les mots :
et l’officier de police judiciaire dressent
par le mot :
dresse
Objet
Le présent amendement vise à rétablir la rédaction initiale de l’article 9 telle qu’adoptée par l’Assemblée nationale.
L’ajout, en commission, de l’obligation de présence d’un officier de police judiciaire lors de chaque administration de la substance létale introduit une contrainte injustifiée et inadaptée à la nature du dispositif. La présence d’un professionnel de santé constitue une garantie suffisante au regard des exigences médicales, éthiques et juridiques encadrant l’aide à mourir.
Imposer la présence d’un officier de police judiciaire revient à placer les professionnels de santé dans une logique de suspicion, en remettant en cause leur rôle, leur responsabilité et leur déontologie. Un tel dispositif est de nature à brouiller la frontière entre acte médical encadré par la loi et intervention relevant de l’ordre judiciaire.
Par ailleurs, il n’appartient pas à un officier de police judiciaire d’assister à la réalisation d’un acte médical autorisé par la loi. Cette exigence est étrangère aux missions de la police judiciaire.
Le présent amendement vise donc à rétablir un cadre respectueux des compétences de chacun et conforme à l’esprit du texte initial.