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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-334 rect. bis 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER et MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC ARTICLE 7 |
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L'article 7 est complété des alinéas suivants :
I. – Après le 2° de l’article L. 312-4 du code de l’action sociale et des familles, sont insérés des 2° bis et 2° ter ainsi rédigés :
« 2° bis Déterminent, après avis des organisations syndicales et patronales du secteur, un ratio minimal de travailleurs sociaux et médico-sociaux par personne accueillie au sein des établissements sociaux, de nature à garantir la qualité et la sécurité des accueils »
« 2° ter Intègrent le temps humain comme un inconditionnel de chaque accompagnement, le temps nécessaire devant être évalué en fonction des personnes accueillies ou accompagnées ».
II. – Les dispositions prévues au I entrent en vigueur à une date fixée par décret, et au plus tard le 31 décembre 2027.
Objet
Les écarts d’effectifs et de temps disponible pour l’exercice des missions au sein des lieux d’accueil de la protection de l’enfance sont majeurs d’un territoire à l’autre. Faute de repères nationaux opposables, les pratiques varient fortement selon les départements, avec des charges de travail souvent incompatibles avec une présence effective et sécurisante auprès des enfants accueillis. Cela peut se traduire par des environnements fragiles pour les enfants, une augmentation des risques d’incident et une aggravation des symptômes d’épuisement professionnel.
Le dispositif fixe, de façon inédite pour des enfants de plus de trois ans, des ratios minimaux de travailleurs sociaux par enfant accueilli. Ces ratios, ajustés selon le type d’établissement et les temps d’intervention, posent un socle de protection pour les enfants et garantissent des conditions d’accompagnement humaines et dignes. Parallèlement, le “temps humain” est posé comme un inconditionnel : la durée de présence auprès de l’enfant est évaluée et planifiée selon ses besoins réels, et non au gré des seules contraintes budgétaires ou organisationnelles.