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Structures d'hospitalisation en Meuse
M. HERMENT. – L'ensemble des Meusiens et le conseil départemental de l'Ordre des médecins de la Meuse constatent avec inquiétude le démantèlement des structures départementales d'hospitalisation publiques ou privées. Non seulement le nombre des médecins, généralistes ou spécialistes, diminue du fait du numerus clausus, mais le département de la Meuse voit aussi fermer une clinique et probablement, à terme, certains services hospitaliers et ce, sans grande concertation avec les professionnels de santé et les usagers.
Après une période de décentralisation, en 1980, on assiste actuellement à une concentration des moyens matériels et humains dans les grands centres régionaux, aux dépens des structures locales qui ont pourtant fait preuve de leur utilité. De ce fait, les départements ruraux perdent leur tissu sanitaire de proximité.
Je souhaite vivement que cette tendance à la désertification médicale s'inverse, pour que les patients de Meuse continuent à bénéficier d'une prise en charge de qualité et de proximité, et j'apprécierais tout apaisement à ce sujet.
Mme PÉRY, secrétaire d'État aux droits des femmes et à la formation professionnelle. – L'organisation des soins dans la Meuse est une des priorités de l'agence régionale de l'hospitalisation de Lorraine. La fermeture en 2000 de la clinique privée de Commercy, n'est pas le fait d'une décision administrative mais des propriétaires de cet établissement qui ont souhaité cesser leur activité. Quant à l'organisation des soins sur la ville de Bar- le-Duc, elle fait l'objet de concertations nombreuses entre les autorités de tutelle, les élus et les représentants de l'hôpital public et de la clinique privée afin de constituer un pôle sanitaire dans le sud meusien répondant aux besoins de la population. Ce projet de complémentarité et de coopération entre les deux établissements a fait l'objet d'un protocole d'accord signé le 29 août 2000.
L'organisation des soins dans la Meuse est une des priorités d'action de l'agence régionale d'hospitalisation de Lorraine.
Nous sommes aussi conscients du problème que pose la démographie médicale. C'est pourquoi nous avons décidé de relever le numerus clausus et que nous allons augmenter le nombre des agents paramédicaux en formation.
M. HERMENT. – Je vous remercie de ces précisions. J'enregistre avec satisfaction votre volonté de poursuivre le dialogue, que confirme la signature de ce protocole. Je vous donne rendez-vous dans quelques mois pour faire un « bilan de santé » (sourires) des équipements sanitaires dans mon département.
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