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M. MADRELLE. – L'agence régionale de l'hospitalisation (A.R.H.) d'Aquitaine a reconnu l'utilité d'un site d'accueil des urgences à Bordeaux, sur la rive droite de la Garonne. Sa création a donc été inscrite dans le schéma régional d'organisation sanitaire (S.R.O.S.) pour 1999-2004. En effet, les habitants de la rive droite, lorsqu'ils sont victimes d'accidents domestiques après 19 heures ou le week-end, doivent se rendre au centre hospitalier de Bordeaux, après un véritable parcours du combattant à travers l'enfer des embouteillages sur la rocade bordelaise et le pont d'Aquitaine. À ce propos, je vous remercie pour votre soutien au contournement de Bordeaux, qu'il faut activer.
En 2000, la clinique des Quatre Pavillons, à Lormont, a reçu l'autorisation de créer une unité de proximité, d'accueil, de traitement et d'orientation des urgences. D'après Sud- Ouest du 13 février, « dans dix-huit mois, les habitants de Lormont, Cenon, Saint-Loubès, Créon et Ambès n'auront plus besoin de traverser la Garonne pour se rendre aux urgences » car la polyclinique « Bordeaux rive droite » accueillera les patients sur le terrain de l'actuelle clinique des Quatre Pavillons. On apprend également que le regroupement des deux cliniques de Cenon et de Lormont sera subventionné par l'État, à concurrence d'environ six millions d'euros.
Au problème est donc apportée une solution privée, qui va dans le bon sens, mais j'aurais préféré une solution publique… Toujours la privatisation ! Il y a une vingtaine d'années, j'avais obtenu du maire de l'époque l'implantation à Lormont d'une unité gériatrique du centre hospitalier de Bordeaux. Ce devait être le début d'un centre hospitalier de secteur sur cette rive droite, où résident plus de 150 000 habitants sur quelques kilomètres carrés. Vingt ans après, où en est ce projet ? Son premier maillon est le seul à exister…
Quoi qu'il en soit, je souhaite connaître les délais du projet privé retenu. La forte progression démographique de la rive droite fait que le site d'accueil des urgences est très attendu.
Quand sera-t-il opérationnel ?
M. BUSSEREAU, secrétaire d'État. – Je vous prie d'excuser l'absence de M. Mattei, qui m'a demandé de répondre en son nom.
Je comprends bien votre question, puisque le nord de la Gironde jouxte le sud de la Charente- Maritime : c'est le même territoire. Comme président du conseil général de la Gironde, vous gérez des situations qui nous sont communes.
La nécessité d'instaurer un site d'accueil des urgences sur la rive droite de la Garonne a été reconnue par l'A.R.H. d'Aquitaine depuis longtemps. Ce projet a donc été inscrit dans le schéma régional d'organisation sanitaire 1999-2004. L'autorisation de créer une unité de proximité d'accueil de traitement et d'orientation des urgences – UPATOU : charmant sigle – a été délivrée en 2000 à la clinique des Quatre Pavillons, à Lormont.
Cet établissement ayant récemment changé de gestionnaire, la création de cette unité a été retardée. Cependant, les actuels propriétaires sont déterminés à la réaliser une fois réalisés les travaux indispensables entraînés par le regroupement des cliniques de Cenon et de Lormont, que l'A.R.H. soutient, avec une aide financière de 5,7 millions d'euros, dans le cadre du plan Hôpital 2007.
Je m'engage à évoquer cette question avec M. Mattei et à en assurer le suivi pour vous tenir informé personnellement.
M. MADRELLE. – Un pas est fait, c'est bien. Cela ne
doit cependant pas occulter la nécessité de créer un hôpital
public sur la rive droite, où 150 000 personnes sont
concentrées sur quelques kilomètres
carrés.
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