Compétitivité : Louis Gallois présente son rapport aux sénateurs
Mercredi 7 novembre, le Sénat est la première chambre à auditionner Louis Gallois au sujet du rapport sur la compétitivité remis deux jours plus tôt au Premier ministre. L'audition a été suivie en direct sur le site du Sénat et sur Twitter, via le compte @Senat_Direct.
Louis Gallois, ancien PDG de la SNCF et d'EADS, a été auditionné par la commission des finances et la commission des affaires économiques du Sénat mercredi 7 novembre, à 9h30. Les sénateurs l'ont interrogé sur le rapport sur la compétitivité, remis lundi 5 novembre au Premier ministre.
Retour sur l'audition de Louis Gallois au Sénat
Vidéo-Reportage : la réaction des sénateurs à la suite de l'audition
Retour sur le propos de Louis Gallois aux sénateurs : revue de tweets
L. #Gallois : nous sommes face à une reconquête de la compétitivité, mais nous devons avoir l'accord des Français
— Senat_direct (@Senat_Direct) Novembre 7, 2012
L. #Gallois : nous ne pouvons pas nous battre contre la Chine en terme de coûts ! L'ambition industrielle, c'est la montée en gamme !
— Senat_direct (@Senat_Direct) Novembre 7, 2012
L. #Gallois : 30 milliards, c'est la moitié de la perte de marge depuis dix ans, et 1/3 du différentiel avec l'Allemagne
— Senat_direct (@Senat_Direct) Novembre 7, 2012
L. #Gallois : arrêtons de parler du coût du travail et parlons plus des marges des entreprises, pour voir le problème dans son ensemble
— Senat_direct (@Senat_Direct) Novembre 7, 2012
L. #Gallois : notre effort de recherche doit atteindre les 3 % : nous somme à 2,2 les Allemands à 2,6. Ces 0,4 pts font la différence !
— Senat_direct (@Senat_Direct) Novembre 7, 2012
"Un choc" pour la compétitivité française : les principales mesures du rapport
Lutter contre le "décrochage" français et soulager la production
Dans son rapport, Louis Gallois dresse un état des lieux de la situation industrielle et économique française, situation qu’il juge préoccupante. Il décrit en effet un "décrochage", illustré par les chiffres suivants :
Le rapport Gallois formule 22 mesures principales pour créer un "choc de la compétitivité" en France. Les mesures visent d'une part à mettre un terme au décrochage des entreprises et à soutenir l'investissement, d'autre part, elles tendent à une reconquête industrielle.
Une "urgence" : la baisse des cotisations
Parmi ces mesures, figure une baisse de charges sociales de 30 milliards d'euros, concernant à la fois les charges salariales (à hauteur de 10 milliards) et les charges patronales (à hauteur de 20 milliards). Tous les salaires jusqu'à 3,5 fois le SMIC bénéficieraient de la réduction des cotisations, qui serait compensée par une augmentation de la CSG, de la TVA et de la fiscalité écologique.
Le rapport propose que l'Etat s'engage à ne pas modifier les cinq dispositifs suivants pendant la durée du quinquennat :
- le crédit d'impôt recherche ;
- les dispositifs Dutreil sur la détention et la transmission d'entreprises ;
- la contribution économique territoriale ;
- les incitations fiscales aux jeunes entreprises innovantes ;
- et les dispositifs en faveur de l'investissement dans les PME.
"Un choc de confiance"
Devant la presse, Louis Gallois a mis l'accent sur la nécessité de rétablir le dialogue social pour mettre en œuvre ces différentes mesures, afin que le "choc de compétitivité" se mue en un "choc de confiance". Ce nouveau pacte social, issu des négociations entre les organisations patronales et syndicales sera, selon lui, le socle nécessaire à la relance de la compétitivité.
En savoir plus :
- Consulter le rapport de Louis Gallois "Pacte pour la compétitivité de l'industrie française"
- Suivre les travaux de la commission des affaires économiques
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