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Europe spatiale : le débat en séance publique

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A la demande de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), le Sénat organise un débat sur la politique spatiale européenne, mardi 26 mars à 21h30. Les sénateurs Catherine Procaccia et Bruno Sido avaient rédigé, pour l'OPECST, le rapport : "Enjeux et perspectives de la politique spatiale européenne", présenté à la presse en novembre 2012.

 

 

 

 

Si l'Europe spatiale est de plus en plus puissante, elle est cependant confrontée à une concurrence importante à l'international ainsi qu’à une nécessité de renouveler ses modes de fonctionnement, face à la multiplicité des acteurs aux niveaux national et communautaire, public et privé.

Quelle gouvernance pour la politique spatiale ? Comment soutenir notre compétitivité industrielle ? Quelle évolution pour le Programme européen de surveillance de la Terre (le GMES) ? Telles sont les interrogations sur lesquelles les sénateurs souhaitent débattre en organisant le débat sur la politique spatiale européenne, mardi 26 mars. Ce débat sera suivi en direct depuis le compte @Sénat_direct et via le mot-dièse #directsénat.

Le Sénat a déjà mené un travail d'enquête sur ces problématiques, notamment avec les sénateurs Catherine Procaccia (UMP - Val de Marne) et Bruno Sido (UMP - Haute-Marne), auteurs du rapport "Les enjeux et perspectives de la politique spatiale européenne" présenté à la presse le 8 novembre 2012. 

Voir la vidéo de l'entretien avec Catherine Procaccia (UMP - Val de Marne) et Bruno Sido (UMP - Haute-Marne) :


Politique spatiale européenne, l'heure des choix par Senat


Une Europe spatiale inachevée et concurrencée


Les auteurs du rapport ont tenu à mettre en garde contre les dangers de la multiplication des acteurs publics de la politique spatiale européenne : les Etats membres, mais aussi l’Agence spatiale européenne (ESA) et les nouvelles compétences de l’Union européenne en la matière (Traité de Lisbonne). La multiplicité de ces acteurs est parfois source de confusion et les sénateurs préconisent de clarifier les compétences de chacun dans la gouvernance de la politique spatiale.

Par ailleurs, le secteur spatial évolue rapidement avec l’émergence de nouveaux acteurs publics et privés. La présence de la Russie et l’émergence de nouveaux acteurs industriels comme la Chine et l’Inde réduisent la part de marché des entreprises européennes.

 

Quelle génération de lanceurs pour succéder à Ariane 5 ?

 

Le rapport de l'OPECST aborde également la question du futur d'Ariane 5, le lanceur européen de satellites, au sujet duquel deux orientations font débat. D'un côté, les défenseurs du développement d'un système de nouvelle génération, un lanceur Ariane 6 : c'est cette solution que préconise le rapport de l'OPECST. "Il faut s'orienter vers un lanceur ultra fiable et qui ne réclamera pas 120 millions d'euros de subvention d'exploitation par an" a expliqué Bruno Sido. Face à eux, une partie de l'industrie aérospatiale demeure favorable à un allongement de la durée de vie d'Ariane 5 dans une version évoluée dite Ariane 5 ME, pour "mid-life évolution". La réunion sur l'avenir de l'Europe spatiale qui se tiendra à Naples les 20 et 21 novembre prochain devrait permettre aboutir à des choix clairs dans ce domaine.

 

Europe spatiale : les orientations à prendre

Dans leur rapport, Catherine Procaccia et Bruno Sido préconisent huit grandes pistes autour desquelles agir afin d’aider l’industrie spatiale européenne à maintenir sa compétitivité et son prestige international :

  • clarifier la gouvernance de la politique spatiale en établissant, notamment, un véritable programme spatial pour l’Union européenne, à l’horizon 10 ans ;
  • maintenir les budgets spatiaux malgré la crise ;
  • soutenir la compétitivité et l’indépendance technologique de l’industrie européenne ;
  • préserver durablement l’autonomie européenne d’accès à l’espace ;
  • relancer l’espace de défense, en mutualisant les moyens spatiaux européens au lieu de les dupliquer notamment ;
  • surveiller et traiter les débris spatiaux ;
  • considérer l’ "espace pour la terre" comme une priorité
  • poursuivre l’exploration spatiale à coûts maîtrisés.

 

 

En savoir plus :

 

Photos Flickr / cc / rlukebryant

Dernière actualisation : 25/3/2013