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Pertinence des soins

Dernière mise à jour le 3 août 2017
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Jeudi 20 juillet 2017, Jean-Marie VANLERENBERGHE, rapporteur général, a fait une communication, devant la commission des affaires sociales, sur la pertinence des soins.

Retour en trois questions avec Jean-Marie VANLERENBERGHE sur sa communication

 

 

 

Communication (20 juillet 2017)

 

Jeudi 20 juillet 2017, Jean-Marie VANLERENBERGHE, rapporteur général, a fait une communication, devant la commission des affaires sociales, sur la pertinence des soins.

Trois questions à Jean-Marie VANLERENBERGHE, rapporteur général, sur la pertinence des soins (20 juillet 2017)

 

  Qu’est-ce que la pertinence des soins ?

 

Un acte de soin pertinent se définit comme "le bon acte, pour le bon patient, au bon moment". Cette notion fait l’objet de définitions scientifiques : elle renvoie à la balance bénéfice/risque, à ce qui est approprié, adapté aux besoins et préférences des patients, conforme aux recommandations de bonnes pratiques et aux meilleurs standards cliniques.

Il s’agit notamment de protéger le patient des risques potentiels de l’intervention inutile ou excessive du système de santé. Cette exigence première de qualité et de sécurité des soins donne à la notion de pertinence des soins une légitimité auprès des professionnels de santé.

 

Quels sont les enjeux ?

 

La recherche de la pertinence des soins est également un levier d’efficience pour le système de santé, en évitant, par voie de conséquence, des dépenses inutiles, sans que cela ne porte atteinte à la santé, même au contraire en contribuant à améliorer la qualité des soins.

En effet, quelle que soit l’efficacité des systèmes de santé, plusieurs études mettent en évidence le fait qu’ils génèrent, en France comme dans la plupart des pays développés, une part non négligeable d’interventions évitables ou à faible valeur ajoutée pour la santé.

Le sujet est certes complexe mais les enjeux sont majeurs. Lutter contre les soins inutiles ou redondants permet de dégager des marges de manœuvre pour faire face à l’augmentation de la dépense de santé liée au vieillissement de la population, au poids des maladies chroniques ou encore à la technicité croissante des soins.

 

  Quelles propositions formulez-vous ?

 

Des actions ont été mises en place par l’État et l’assurance maladie, dans le cadre de la maîtrise médicalisée et du plan d’économies engagé en 2015 pour assurer une croissance maîtrisée de l’Ondam, mais les résultats plafonnent : les objectifs fixés ont été atteints à 65 % en 2016. De l’avis général, l’organisation cloisonnée de notre système de santé et ses modes de financement peu incitatifs sont un frein à des avancées plus substantielles.

Il est nécessaire de passer, au-delà d’une logique de rabot, à une vision stratégique et des évolutions plus structurelles. Les recommandations s’articulent autour de cinq grands axes :
- consolider le pilotage stratégique pour coordonner les initiatives, accroître leur portée et assurer le suivi des résultats dans le temps ;
- décloisonner la ville et l’hôpital pour améliorer la transmission et le partage des informations ;
- placer les professionnels de santé au cœur de la démarche pour favoriser son appropriation ;
- sensibiliser le grand public pour changer les comportements ;
- enfin, engager des évolutions des modes de financement vers une logique de parcours de soins et de régulation par la qualité et la pertinence, dans le cadre d’une approche "gagnant gagnant" concertée avec les professionnels et établissements de santé.

En savoir plus :

Photo ©  malade_hopital©Videovol_Fotolia.com.jpg