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Rapport sur les Instituts français de recherche à l'étranger

Dernière mise à jour le 27 juillet 2017
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Jeudi 13 juillet 2017, Richard YUNG a présenté à la presse son rapport de contrôle budgétaire sur les Instituts français de recherche à l'étranger (IFRE), fait au nom de la commission des finances.

Retour en trois questions avec l'auteur du rapport

 

 

Trois questions à Richard YUNG, rapporteur spécial de la mission "Action extérieure de l’État", auteur du rapport d'information "Les Instituts français de recherche à l’étranger, un outil de la diplomatie d’influence à mieux valoriser"

 

  Pouvez-vous nous présenter le réseau des Instituts français de recherche à l’étranger (IFRE) et leurs missions ?

 

Le réseau des Instituts français de recherche à l’étranger (IFRE) compte 27 centres de recherche et 8 antennes, répartis dans 34 pays, sur tous les continents. C’est un réseau, unique au monde, hérité de l’histoire diplomatique et scientifique de la France au XXème siècle.

Placés sous la double tutelle du ministère de l’Europe et des affaires étrangères et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), les IFRE se consacrent principalement à l’archéologie et aux sciences humaines et sociales. Leurs 150 chercheurs étudient l’histoire de leurs pays d’accueil et scrutent les sociétés contemporaines à la lumière de l’anthropologie, de la sociologie, des sciences politiques et de nombreuses autres disciplines.

Ce sont également des lieux de formation à la recherche par la recherche, puisqu’ils accueillent quelque 250 doctorants et post-doctorants à qui ils offrent l’opportunité exceptionnelle de venir travailler directement sur le terrain. Former pour l’avenir d’excellents spécialistes de toutes les grandes aires culturelles du monde est essentiel pour notre pays. 

 

  Comment les Instituts français de recherche à l’étranger (IFRE) participent-ils à la diplomatie d’influence de la France ?

 

La diplomatie d’influence, souvent qualifiée de "soft power", désigne l’ensemble des actions menées à l’étranger pour promouvoir l’image de la France, et, partant, défendre ses intérêts. La diplomatie scientifique, dont les IFRE sont un acteur incontournable, fait partie de cette diplomatie d’influence.

Les IFRE y contribuent en menant des projets de recherche avec les institutions scientifiques de leur pays d’accueil, en organisant des colloques, des séminaires, des journées d’études ou bien encore en formant sur place de jeunes chercheurs étrangers. En bref, leurs chercheurs nouent des liens étroits avec les communautés scientifiques locales qui servent, même indirectement, la diplomatie de notre pays

 

  Comment faire en sorte que le potentiel des Instituts français de recherche à l’étranger (IFRE) soit mieux exploité et valorisé ?

 

Les équipes des IFRE sont très actives et ceux-ci jouissent souvent d’un rayonnement important dans les pays où ils sont implantés, alors même que leurs moyens budgétaires sont limités.

Pour autant, après avoir visité plusieurs centres et recueilli l’avis de nombreux directeurs des IFRE, j’ai le sentiment que leur potentiel n’est pas aujourd’hui suffisamment exploité.
Je formule donc dans mon rapport une quinzaine de propositions destinées à mieux les valoriser.

Selon moi, il faudrait, entre autres, faire davantage participer les IFRE à la décision publique, améliorer leur communication, les inciter à développer des partenariats plus nombreux avec les établissements de recherche de leurs pays d’accueil ou bien encore les faire véritablement travailler en réseau, sur les grandes problématiques de notre temps : migrations, radicalisations, réchauffement climatique, sauvegarde du patrimoine en danger…

Conférence de presse (13 juillet 2017)

 

Jeudi 13 juillet 2017, sous la présidence de Michèle ANDRÉ, Richard YUNG a présenté à la presse son rapport de contrôle budgétaire sur les Instituts français de recherche à l'étranger, fait au nom de la commission des finances.

Les vingt-sept Instituts français de recherche à l’étranger (IFRE), répartis dans le monde entier, constituent un réseau unique au monde, hérité de l’histoire diplomatique et scientifique de la France. Placés depuis 2007 sous la double tutelle du ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), ils mènent des travaux de recherche en sciences humaines et sociales et participent activement à la vie intellectuelle de leurs pays d’accueil.

Le sénateur Richard Yung, rapporteur spécial des crédits de la mission « Action extérieure de l’État » a souhaité, dans le cadre d’un contrôle budgétaire, aller à la rencontre des chercheurs et des responsables administratifs qui font vivre ce réseau trop méconnu, en visitant plusieurs instituts, en auditionnant leurs tutelles à Paris et en adressant à chacun des vingt-sept directeurs un questionnaire commun.

Outils de la diplomatie d’influence de notre pays, vecteurs d’ouverture sur le monde pour la communauté scientifique française, les IFRE doivent aujourd’hui faire face à un certain nombre de défis pour jouer à plein ce double rôle, qui fait leur richesse mais peut être source de difficultés.

Dans son rapport, le sénateur dresse un état des lieux précis de la situation actuelle des IFRE et formule plusieurs propositions destinées à les doter d’une identité plus lisible, à renforcer leurs partenariats avec les institutions locales comme avec les universités et organismes de recherche français ou bien encore à mieux les associer à la prise de décision publique. 

En savoir plus :

Photo © IFRE