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Violences en marge des gilets jaunes : des commerçants en danger, un soutien minimal de l'État

Dernière mise à jour le 27 juin 2019
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Mercredi 26 juin 2019, Évelyne RENAUD-GARABEDIAN a présenté son rapport d'information sur les conséquences économiques des violences commises en marge du mouvement des gilets jaunes et sur leur prise en compte par les pouvoirs publics, fait au nom de la commission des affaires économiques.

 

 

Présentation du rapport  (26 juin 2019)

 

Mercredi 26 juin 2019, Évelyne RENAUD-GARABEDIAN a présenté son rapport d'information sur les conséquences économiques des violences commises en marge du mouvement des gilets jaunes et sur leur prise en compte par les pouvoirs publics, fait au nom de la commission des affaires économiques.

 

 Comprendre les enjeux

 

Alors que les centres-villes et centres-bourgs sont victimes d’une fragilisation économique structurelle, décrite depuis de nombreuses années par le Sénat, les violences commises en marge du mouvement des "gilets jaunes" accentuent dramatiquement le phénomène en pénalisant les artisans et les commerçants qui y sont implantés. Les préjudices sont nombreux : salariés traumatisés et appauvris par la diminution de leurs revenus, dégâts matériels et pertes d’exploitation considérables, atteignant en moyenne 30 % de leur chiffre d’affaires le samedi durant plusieurs mois. Les préjudices vont bien au-delà et affectent l’ensemble des parties prenantes comme les fournisseurs, les clients, l’État, les banques, etc. Alors que la participation au mouvement s’estompe, certaines de ces difficultés persistent et sont susceptibles de durer, du fait notamment d’une modification des habitudes de consommation (report vers le commerce en ligne et désertification des centres-villes).

La prise en charge de ces préjudices est aujourd’hui insuffisante. Les mesures prises par le Gouvernement  sont constituées essentiellement d’un "toilettage" de dispositifs existants, et non de mesures nouvelles, à la hauteur de la situation. Une impression de "deux poids deux mesures" se dégage donc par rapport aux annonces de l’exécutif pour sortir de la crise. Les collectivités territoriales et le réseau consulaire ont donc assumé une part de la responsabilité de l’État en soutenant souvent directement les artisans et commerçants.

Le groupe de travail "Conséquences économiques des violences commises en marge du mouvement des gilets jaunes et prise en compte par les pouvoirs publics" formule par conséquent dix recommandations. Certaines peuvent se cumuler, d’autres se veulent des alternatives, les unes aux autres, afin que les commerçants et artisans puissent obtenir l’indemnisation, ou une compensation, de leurs pertes économiques.