Allez au contenu, Allez à la navigation

Recherche Recherche avancée

Hébergement d'urgence

Dernière mise à jour le 26 juin 2019
Partager cet article :
  • sur Facebook
  • sur Twitter
  • sur Google Plus
  • sur LinkedIn

Mercredi 26 juin 2019, la commission des affaires sociales a examiné le rapport d'information de Guillaume ARNELL et Jean-Marie MORISSET sur le financement public des opérateurs de l'hébergement d'urgence.

Retour en 3 questions avec Guillaume ARNELL et Jean-Marie MORISSET, auteurs du rapport.

 Éléments clés

 Trois questions à Guillaume ARNELL et Jean-Marie MORISSET sur leur rapport d'information relatif au financement public de l'hébergement d'urgence (26 juin 2019)

 

Dans quel contexte s’inscrivent vos travaux sur l’hébergement d’urgence ?

 

Les crédits du programme budgétaire dédié à l’hébergement des personnes vulérables ont connu une augmentation de 42,9 % en cinq ans et dépassent dorénavant les 2 milliards d’euros. Cette hausse a été principalement destinée au financement de capacités d’accueil supplémentaires en hébergement d’urgence qui s’élèvent à 146 000 places en 2018. Pour autant, la demande d’hébergement reste partiellement insatisfaite, en raison de la progression des situations d’exclusion et des flux migratoires.

En parallèle, le Gouvernement a lancé le plan "logement d’abord" pour les années 2018-2022 qui  vise à faciliter l’accès à des solutions de logement pérennes et à recentrer les dispositifs d’hébergement d’urgence sur leur mission d’accueil temporaire.

 

Quels sont vos principaux constats sur la gestion des places d’hébergement d’urgence ?

 

Les dispositifs d’hébergement d’urgence, qui sont financés par l’État et gérés par des tiers dont une majorité d’associations, sont saturés. Le pilotage de cette politique n’est pas satisfaisant et soumis à l’urgence. La gestion des opérateurs de l’hébergement manque ainsi de prévisibilité, de contrôles et d’adaptation aux situations des publics accueillis. Les divers statuts et modes de financement des places ainsi que la porosité entre ces places d’accueil et celles dédiées aux demandeurs d’asile nuisent à la bonne gestion des dispositifs et à la lisibilité de leurs financements.

Des mesures ont été prises pour améliorer cette gestion, dans le cadre du plan "logement d’abord". Le développement de la contractualisation avec les opérateurs, les efforts engagés pour une budgétisation plus sincère et pour faire converger les coûts de certaines places d’hébergement vont dans le bon sens. En outre, le développement de l’offre de logements doit permettre d’améliorer la sortie des publics de l’hébergement d’urgence.

 

Quelles sont vos principales propositions ?

 

Nous proposons d’aller au bout des démarches engagées pour rationaliser le parc d’hébergement, améliorer sa gestion et mieux maîtriser son financement. Les différents centres d’hébergement doivent ainsi tendre vers un statut unique et faire converger leurs coûts, dans le cadre de contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens. En parallèle, les procédures de contrôle et de sélection des opérateurs doivent être renforcées.

Une meilleure connaissance des publics accueillis doit aussi permettre d’offrir un accompagnement plus adapté aux différentes situations des personnes, notamment celles en situation administrative précaire, afin d’améliorer la fluidité au sein du parc d’hébergement.