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Affiche : Etats Généraux de la Démocratie locale et de la Parité - 07 mars 2005

 

 

ETATS GÉNÉRAUX DE LA DEMOCRATIE LOCALE
ET DE LA PARITE

7 mars 2005

Compte rendu des travaux de la commission N°2
( Salle des conférences )

QUELLES SONT VOS PRIORITÉS POUR LA GESTION MUNICIPALE ?

Présidente

Mme Jacqueline GOURAULT (UC-UDF, Loir-et-Cher,
maire de la Chaussée-Saint-Victor : 4 069 habitants)

Rapporteure

Mme Sylvie DESMARESCAUX (NI, Nord,
maire de Hoymille : 3 097 habitants)

Animateur

M. Alain PIFFARETTI (Courrier des Maires)



La commission n° 2 a débattu des priorités de gestion des femmes maires. Elle a abordé trois questions : les femmes maires privilégient-elles certains thèmes par rapport à leurs collègues masculins ? A quelles contraintes sont-elles confrontées pour la mise en œuvre de leurs priorités ? Ont-elles des relations particulières avec les électeurs et les partenaires institutionnels ?


1) Existe-t-il des spécificités féminines dans les choix de gestion municipale ?

Sur le premier point, il a été considéré que les femmes maires avaient une approche politique différente de celle de leurs homologues masculins.
Les intervenantes ont pour la plupart estimé qu'elles étaient, davantage que les hommes, attachées à la qualité du cadre de vie de leurs concitoyens. Elles ont jugé que ce souci se traduisait, pour nombre d'entre elles, par le choix de priorités de gestion comme :

  • la préservation de l'environnement ;
  • l'aménagement urbain, l'urbanisme, l'amélioration de l'habitat ;
  • l'action sociale ;
  • la solidarité entre les générations ;
  • une meilleure prise en compte de la situation des femmes ;
  • les actions en faveur de l'enfance, en particulier dans les domaines de l'éducation et de la garde d'enfants.

Ainsi, plusieurs intervenantes ont estimé avoir réorienté la gestion municipale dans l'un de ces domaines.
Les intervenantes ont cependant nuancé ce point de vue, considérant que les femmes étaient soumises, comme leurs homologues masculins, à de fortes contraintes , notamment financières, ce qui limitait leur capacité à mener des politiques spécifiques.

2) A quelles contraintes les femmes maires sont-elles confrontées pour la mise en œuvre de leurs priorités ?

Les débats ont également porté sur les contraintes auxquelles les femmes maires sont confrontées pour l'exercice de leurs priorités.

Les intervenantes ont considéré que les moyens financiers des communes étaient insuffisants, et les subventions de l'Etat souvent trop tardives.

Plusieurs d'entre elles ont indiqué qu'en raison notamment de ces contraintes, elles avaient réorienté la gestion des finances de leur commune.

Elles ont évoqué la complexité du cadre législatif et réglementaire , en particulier en matière d'urbanisme.

Elles ont jugé excessives les obligations en matière de réalisation d'études.

La fermeture totale ou partielle d'un certain nombre de services publics , assurés par l'Etat ou des entreprises, a en outre été déplorée, en particulier en ce qui concerne les zones rurales.

D'une manière générale, les intervenantes se sont interrogées sur l'avenir des petites communes rurales.

3) Quelles relations avec les électeurs et les partenaires institutionnels ?

Poursuivant la réflexion sur les priorités de la gestion municipale, a enfin été abordée la problématique de l'autorité des femmes maires pour fédérer autour de leurs priorités les élus et services communaux de leurs villes ou villages ainsi que les autres pouvoirs publics - en particulier les collectivités territoriales concernées -, tout en recueillant l' adhésion des habitants .

Après avoir observé que la fonction de maire supposait d'importantes capacités à diriger une équipe , les participantes ont considéré que les difficultés susceptibles d'être rencontrées ne s'avéraient pas plus importantes pour les femmes que pour les hommes, tout en estimant que les femmes devaient peut-être prouver davantage leur efficacité que les hommes.

Elles ont considéré comme indispensable l'établissement d'un véritable lien de confiance entre les membres de l'équipe communale ainsi qu'avec les autres collectivités locales et les habitants.

Il a ensuite été souligné la complexité à mener, à son terme et dans un délai raisonnable , un projet supposant l'intervention et les investissements financiers de plusieurs acteurs publics .

S'agissant de l'intercommunalité, il a été relevé que les établissements publics de coopération intercommunale constituent des partenaires efficaces et d'essentiels moteurs de la vie des communes membres, tout en indiquant la nécessité pour ces dernières de conserver l'exercice de compétences propres .

Les participantes ont constaté que les femmes maires portaient une attention toute particulière à l'écoute des préoccupations des habitants de leurs communes. Elle ont également estimé que la communication autour des projets de l'équipe municipale constituait une priorité pour elles.

L'ensemble des intervenantes a enfin insisté sur le fait que la parité devait être conçue comme une complémentarité utile pour la politique communale.