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Affiche : Etats Généraux de la Démocratie locale et de la Parité - 07 mars 2005

ETATS GÉNÉRAUX DE LA DEMOCRATIE LOCALE
ET DE LA PARITE

7 mars 2005

Compte rendu des travaux de la commission N°5
( Salons de Boffrand )

LA VISION DES FEMMES SUR L'AVENIR DE LA CITÉ

Présidente

Mme Monique PAPON , Secrétaire du Sénat
(UMP., Loire-Atlantique)

Rapporteure

Mme Claire-Lise CAMPION (Soc., Essonne,
Maire de Bouray-sur-Juine : 1 867 habitants)

Animateur

M. Emmanuel KESSLER (Public Sénat)


Chargée de débattre de la vision des femmes maires sur l'avenir de la cité, la commission n° 5 s'est attachée à la manière dont, en tant que femmes, les élues municipales peuvent, par leur engagement, contribuer à améliorer la qualité de vie de leurs concitoyens et à réconcilier les Français avec la politique, tout en replaçant ce thème dans le contexte du développement de l'intercommunalité et de la relance de la décentralisation.

Les débats ont montré que la plupart des femmes maires faisaient de la préparation de l'avenir de la cité un axe primordial de leur action politique, avec un certain nombre de choix à moyen et long termes assez généralement partagés, tels que l'embellissement et l'assainissement du cadre de vie, le respect de l'environnement dans les projets d'équipements publics et la valorisation du patrimoine, notamment en milieu rural. Certaines ont pourtant regretté de ne pas toujours disposer des moyens suffisants pour engager de tels projets à long terme.

Un large consensus s'est établi sur le fait que pour la plupart des femmes maires, la priorité est de faire la politique avec et pour ceux qu'elle concerne, en consacrant une place essentielle au contact et au dialogue avec les habitants .

La commission a constaté l'importance accordée par ses membres à la préservation et au développement des services publics de proximité , en particulier en milieu rural : services aux familles (petite enfance et scolarisation), aux personnes (accueil des personnes âgées), vie quotidienne, etc.

Les femmes maires ont réaffirmé leur attachement à la commune en tant qu'échelon privilégié d'une action politique de proximité, tout en percevant la coopération intercommunale comme un instrument de gestion plus efficace pour certaines réalisations . Plusieurs d'entre elles ont fait valoir leur prise de responsabilité dans les structures intercommunales.

Si beaucoup de femmes maires étaient au départ réticentes au principe d'une loi sur la parité, la plupart ont considéré qu'elle avait contribué à faire évoluer les choses dans un sens positif , en donnant une impulsion à la participation des femmes à la vie politique et en permettant à certaines d'entre elles de se révéler dans une fonction à laquelle elles n'auraient pas forcément songé.

Elles ont estimé que les femmes maires, attachées à une approche volontariste de l'action politique, voyaient dans leur engagement le moyen d'impulser une nouvelle dynamique, en concertation avec leurs collègues masculins.

A cet égard, beaucoup d'intervenantes ont jugé que l'équilibre entre les femmes et les hommes était nécessaire à une bonne gestion des affaires publiques.

La commission a enfin souligné l'aspiration des femmes maires à être utiles à leur commune plutôt qu'à faire une carrière politique.

Elle a estimé que pour un grand nombre de femmes maires, la participation aux organes de coopération intercommunale est conçue comme un moyen d'agir efficacement au service de leur commune , plutôt que comme un tremplin dans la conquête d'autres mandats qu'au demeurant, assez peu d'entre elles envisagent de briguer.

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Après un large échange de vues, les travaux de la commission n°5 ont mis en évidence trois grandes lignes de force :

  • la volonté des femmes, dans un contexte de relance de la décentralisation, de s'investir pleinement dans la vie municipale, avec comme premier objectif d'y préparer l'avenir au plus près des préoccupations des citoyens et d'y renforcer le lien social ;
  • la préservation de l'identité de la commune, notamment en milieu rural, tout en trouvant un juste équilibre avec le développement des structures intercommunales ;
  • la prise en compte, au coeur de l'action communale, de l'écoute, du dialogue et de l'apport spécifique des femmes à la vie politique.