3 juin 2004
| L'Editorial de Christian Poncelet - Président du Sénat
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Editorial :
Le Sénat a souhaité s’associer à la commémoration du 60e anniversaire de la Libération d’une manière qui soit conforme à son histoire et à sa vocation.
Le Palais, qui fut le siège d’un des plus importants commandements de l’armée d’occupation, et son jardin ont été le théâtre de violents combats dans l’après-midi du 25 août au cours desquels se sont illustrés des éléments avancés de la Deuxième Division Blindée du général Leclerc. Plusieurs soldats, résistants ou fonctionnaires du Sénat ou de la préfecture de police ont été tués.
Au mois de novembre, il rappellera que son hémicycle a accueilli, à partir du 7 novembre 1944, les travaux de l’Assemblée consultative provisoire à laquelle s’est adressé à plusieurs reprises, depuis la tribune actuelle du Sénat, le général de Gaulle.
Enfin, le Sénat donnera un éclat particulier, après le retour à la République, au retour à la démocratie.
Il n’oublie pas, en effet, que les premières élections libres furent des élections municipales et cantonales, et qu’elles furent l’occasion de la première application du droit de vote des femmes.
La Libération fut certes un combat, mais celui-ci n’eut de sens que parce que les hommes et les femmes qui le menaient entendaient rétablir, puis rénover la République. Il est bon que les jeunes générations sachent que la liberté est un bien précieux dont elles ne peuvent jouir, aujourd’hui, qu’à travers le sacrifice absolu de leurs aînés prestigieux ou inconnus.
Christian Poncelet
Président du Sénat












