LA DECLARATION DE GUERRE | |
La situation internationale s’aggrave en cette fin de juillet 1914. Mais ce n’est pas la préoccupation dominante des Français. Ils se passionnent davantage pour le procès de Mme Caillaux, femme de l’ancien ministre de la justice qui a assassiné Gaston Calmette, le directeur du Figaro. | |
| Le 2, l'armée allemande envahit le Luxembourg. Près de Belfort, une patrouille allemande pénètre sur le territoire français et se heurte à un petit poste d'infanterie : le caporal Peugeot est tué. C'est le premier mort français de cette guerre. Le Parlement convoqué en session extraordinaire se réunit le 4. Au Sénat, le Garde des sceaux, ministre de la justice, Jean-Baptiste Bienvenu-Martin lit un message du Président de la République, puis René Viviani, président du Conseil, donne lecture d'une communication du Gouvernement : "La France, injustement provoquée, n'a pas voulu la guerre. Elle a tout fait pour la conjurer. Puisqu'on la lui impose, elle se défendra contre l'Allemagne et contre toute puissance qui, n'ayant pas encore fait connaître son sentiment, prendrait part au côté de cette dernière au conflit entre les deux." Les deux chambres votent ensuite à l'unanimité une série de textes de défense nationale, puis l'ordre du jour de cette session extraordinaire étant épuisé, le Parlement s'ajourne sine die. |






