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Le Sénat et la guerre de 14-18

 

Lorsque la guerre éclate en août 1914, l'opinion générale est que le conflit sera court. Il semble alors impensable que les mécanismes économiques puissent supporter longtemps les bouleversements engendrés par une guerre. Dès les premiers jours, en raison de la mobilisation, la vie économique s'est arrêtée : la France vit sur ses réserves. A la fin de l'été, on commence à entrevoir le véritable caractère de la guerre : ce n’est plus une crise douloureuse et passagère. On admet que son échéance est imprévisible.
Sur le plan politique, la situation est identique : la vie nationale s'est arrêtée en août.

Gouvernement et Parlement s’effacent devant le commandement militaire. Mais cette situation ne peut être que provisoire.

A la fin de l’année, la vie politique reprend peu à peu. La session parlementaire s’ouvre le 22 décembre. Sénateurs et députés qui veulent exercer un contrôle sur la défense nationale et sur la conduite de la guerre, se réunissent en comité secret pour assurer la discrétion des débats. Le gouvernement accepte en 1916 que les Chambres se réunissent en comités secrets.

11 novembre 1918 : c’est la victoire. Georges Clemenceau, président du Conseil, vient l’annoncer au Sénat et rendre hommage aux victimes de cette guerre.

Le Sénat tient à s'associer à cet hommage en proposant la pose d’une plaque de marbre à la mémoire des sénateurs et des fonctionnaires victimes de la guerre.