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LA VICTOIRE

 

 

C’est dans le train du maréchal Foch, stationné au carrefour de Rethondes, que fut signé le 11 novembre 1918, avant l’aube, l’armistice que le maréchal Foch alla lui-même porter aussitôt à Paris, et que Georges Clemenceau lut aux chambres dans l’après-midi.

Un article de l’Illustration rend compte de l’atmosphère qui règne à Paris en cette journée du 11 novembre :

" ...Vers 10 heures, la nouvelle apparut en affiches coulées aux façades de l’ "Echo de Paris ", du " Gaulois ", du " Matin ". Dans la brume, le canon tonna et les cloches sonnèrent comme au matin de Pâques. Aussitôt, Paris se couvrit de drapeaux et les boulevards et les rues devinrent un préau de récréation.

Les passants couraient, comme des écoliers sortant de classe, et ils transportaient la nouvelle. Il y eut là une heure d’éveil à la joie qui fut inoubliable... "

 

 

Paris, place de l'Opéra le 11 novembre 1918

...Les soldats devaient être les héros de cette fête. On embrassait ceux qui se trouvaient dans les rues, par amour de ceux qui venaient de s’arrêter, là-bas, leur fusil fumant. Ils se mêlaient aux cortèges lorsqu’ils ne les conduisaient pas..."