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Le Maréchal Ney, Pairs de France et prisonnier du Luxembourg : le monument à la mémoire du Maréchal

Le verdict de la Cour des Pairs et la mort du Maréchal Ney ont rempli de satisfaction les Ultras qui criaient vengeance ; mais l'évolution de l'opinion publique se révéla différente : elle ne se souvint plus que des faits d'armes et de la bravoure de Ney. Le mur de l'avenue de l'Observatoire devint un lieu de pèlerinage, on pouvait y lire une inscription que la police essayait vainement d'effacer : "Ici est mort l'Achille français".

En 1830, les habitants de la Moselle, département de naissance du Maréchal, demandent le transfert de ses cendres au Panthéon. 

En décembre de la même année, le Théâtre de la Porte Saint Martin annonce la représentation d'un drame historique de Fontan et Dupeuty "Le procès d'un maréchal de France" en quatre tableaux. Convoqués chez le ministre de l'intérieur, le comte de Montalivet, les auteurs acceptent de retirer leur pièce de l'affiche. Elle resurgit à la fin 1831, au Théâtre des Nouveautés. Interdite "par ordre de l'autorité" juste avant la représentation, le public qui attendait, proteste, se montre menaçMonument funèbre érigé par le peuple sur l'emplacement où le maréchal Ney a été fusillé en 1815ant et le directeur du théâtre, pour éviter l'émeute, ferme sa salle.

Le 16 décembre 1834, lors d'un nouveau procès devant la Cour des Pairs, les accusés évoquent la condamnation du Maréchal Ney et la présentent comme un assassinat ; le président Pasquier considère ces propos comme offensants ; le général Exelmans affirme : "Oui, la condamnation du maréchal Ney est un assassinat juridique". Cet incident a des répercussions jusqu'à la cour où l'héritier du trône, le duc d'Orléans, s'offre à demander la révision du procès.   <

Le président Pasquier prévient alors qu'il remettra sa démission, suivie de celle d'autres juges, dans le cas où suite serait donnée à cette demande. Le roi Louis-Philippe doit intervenir auprès de son fils.

Douze ans plus tard, en 1846, c'est le fils du Maréchal Ney qui somme la Chambre des Pairs de réviser le procès de son père. 

Monument (suite)