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Le Maréchal Ney, Pairs de France et prisonnier du Luxembourg : Son portrait

"Si Ney eut été un homme ordinaire, on eut presque trouvé sur son visage de la laideur. Mais avec sa noble taille, avec son attitude et ce regard qui était tout l'homme, en voyant tant de gloire, on croyait voir la beauté." Ida Saint-Elme

Ney était grand, pour son époque, 5 pieds 6 pouces soit environ 1,78m ; il avait le teint clair, les yeux bleus et les cheveux bouclés d'un blond tirant sur le roux, d'où ses nombreux surnoms « le lion rouge », « Michel le rouge », « le rougeaud ». Brillant cavalier, excellent escrimeur, il était aussi un très bon joueur d'échecs à tel point que le 1er joueur de France, Deschapelles, avait souhaité se mesurer à lui. Il aimait aussi jouer de la flûte, surtout des airs folkloriques, sans pour autant connaître le solfège.

Il n'aimait guère les mondanités, se sentant mal à l'aise dans les salons et refusant de porter l'habit à la française avec jabot et manchettes brodées. Il préférait de beaucoup la campagne, sa propriété de la Malgrange, près de Nancy et surtout son domaine des Coudreaux près de Châteaudun.

Selon ses contemporains, il était impulsif et coléreux : "C'est un brave homme que Ney ; c'est dommage qu'il soit ce que nous appelons un mauvais coucheur." Junot

Son caractère versatile a largement été souligné :

"Avec une tête et des opinions fort mobiles" Maréchal Macdonald

- "Ombrageux, irritable, impressionnable à l'excès, extrêmement mobile. C'était l'homme du moment. Autant il 

était ferme, laconique et résolu sur le champ de bataille, autant il était faible, loquace et indécis sur le terrain politique." Napoléon

  - "Il est bien disposé à présent ; rien ne me répond de ce qu'il fera dans une heure si on le circonvient, car il n'a pas de tête. Il est aussi faible qu'il est brave et son excessive ambition donne prise sur lui." Napoléon 

Sa générosité est moins connue : lors de la capitulation de Forsheim en 1796 un grand nombre d'émigrés, pris les armes à la main, lui ont dû la vie ; en 1807 à Gutstadt, après une attaque, il  fait ramasser et déposer les blessés russes à leurs avant-postes.

On ne peut terminer ce bref portait du maréchal Ney, sans évoquer ce qui fit sa renommée, son courage et sa bravoure :

"Avec de pareils chefs, un général se dispense de compter le nombre de ses ennemis." Kléber

"Vous ne pouvez vous faire une idée de la valeur brillante du maréchal Ney. C'est fabuleux à raconter. C'est comme dans le temps de la chevalerie." Berthier après la bataille de Friedland en 1807

"Il avait l'air du dieu de la guerre. Il semblait avec lui qu'une défaite était inadmissible. Un moment de faiblesse n'était pas possible auprès d'un pareil homme, on cherchait à s'élever à sa hauteur." Béchet, son aide de camp lors de la bataille de Friedland

"Si vous vous accoutumez à Ney, il pourrait être bon pour commander l'armée. C'est un homme brave, zélé et de tout cœur, un des meilleurs hommes de guerre que nous ayons." Lettre de Napoléon à son frère Joseph, nouveau roi d'Espagne en 1809

"Il est un homme que je livre à ta reconnaissance des Français, un homme que je voue à ton admiration : c'est Ney. Il a sauvé l'armée, il est le vainqueur de la Moskowa, mais c'est à la Bérézina qu'il s'est montré. L'histoire n'enregistrera pas deux pareils héroïsmes et sans lui pas un de nous ne serait revenu." Lettre du Comte de Narbonne.