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 Prosper MERIMEE

 

Né à Paris le 28 septembre 1803, Mérimée suit des études de droit mais préfère finalement une carrière administrative à la carrière d'avocat. Il trouve ainsi le temps de se consacrer à la littérature et connaît un vif succès dès ses débuts. En 1830, sans être enthousiasmé par Louis-Philippe, il voit arriver au pouvoir certaines de ses relations, ce qui lui permet d'entrer au cabinet de divers ministères. Il retire de ses expériences administratives des sentiments amers, constatant la mesquinerie et la corruption du milieu, se posant en contempteur du régime, « une magnifique anarchie de 459 épiciers qui prétendent gouverner chacun de leur côté et pour leurs intérêts personnels ».

En 1831, il devient inspecteur des monuments historiques. Passionné d'archéologie, il prend sa tâche très au sérieux et organise plusieurs tournées pour constater l'état du patrimoine français. Accompagné de 

jeunes architectes dynamiques, comme Viollet-le-Duc, il contribue à sauver de nombreux édifices prestigieux (Vézelay, Conques...). Au cours d'un de ses voyages, il se lie d'amitié avec Mme de Montijo, devenant ainsi un proche de la jeune Eugénie, future impératrice. 

Leur amitié perdurera jusqu'à la mort de Mérimée, malgré leurs divergences religieuses. Parallèlement, Mérimée poursuit son travail d'écrivain et entre à l'Académie française en 1844. Après la révolution de 1848, dont il réprouve les désordres, il est chargé de l'inventaire des biens des Orléans.

Prosper Mérimée (suite)