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 LE  DESTIN  DU  PALAIS

 

L'AMBULANCE

Auparavant, les sénateurs avaient unanimement décidé qu'une ambulance de 275 lits serait aménagée au Palais du Luxembourg pour accueillir et soigner les militaires blessés.




Annexe du Val-de-Grâce, cette ambulance, placée sous la direction du docteur Danet, est en mesure de fonctionner dès le 11 septembre 1870. Elle s'emplit rapidement et, bien vite, il faut ajouter des lits qui permettent d'accueillir 340, puis 520 blessés.

« Mais comme tout alors changea d'aspect ! » écrit Louis Favre dans son ouvrage Récits et confidences sur un vieux Palais. « Dans la grande cour, plus de carrosses de gala, plus de valets aux riches livrées, plus de messagers chamarrés d'or ; sous le porche passaient les civières portant les blessés, les fourgons chargés de pauvres mutilés, les ambulanciers, les médecins,  les soeurs gardes-malade. On avait mis des lits partout, dans les couloirs, dans les salles du rez-de-chaussée, dans les salons du premier étage. »

L'ambulance fut maintenue jusqu'aux derniers jours de la Commune. Elle fut, en partie installée dans le musée qui occupait alors la galerie Est du Palais (actuelle Annexe de la Bibliothèque). D'abord destinée aux combattants de la guerre de 70, elle accueillit aussi par la suite les gardes nationaux. Lorsque l'insurrection du 18 mars 1870 éclate, 400 gendarmes, gardes républicains et soldats de l'armée régulière sont hospitalisés dans l'ambulance du Luxembourg ; plus tard 97 Fédérés vinrent s'y ajouter.

 

Les bombardements