Allez au contenu, Allez à la navigation

Recherche Recherche avancée

LE JARDIN DU LUXEMBOURG DURANT LA GUERRE DE 1870

 


Le parc d'artillerie

L'examen et la ratification des préliminaires de paix nécessitent une prolongation de cet armistice que Bismarck accepte, obtenant en contrepartie l'entrée d'un corps de trente mille hommes dans le quartier des Champs-Élysées. Cette concession se répand comme une traînée de poudre. Les journaux annoncent l'entrée des soldats prussiens pour le 27 février. Les Parisiens pensent aux canons de la Garde nationale entreposés place Wagram. "Qui sait si [les Prussiens] n'allaient pas étendre leurs doigts crochus jusqu'à ces belles pièces coulées avec le sang, la chair des Parisiens, marquées aux chiffres des bataillons" (Lissagaray). Le soir du 26 février, hommes, femmes et enfants, venant de tous les quartiers, s'attellent aux lourds canons et, en un lent cortège, les emportent dans différents points de la capitale : une partie de ces canons arrivent le lendemain vers 9h dans le jardin du Luxembourg.

Le camp militaire