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LE JARDIN DU LUXEMBOURG DURANT LA GUERRE DE 1870

 

Les moutons du Luxembourg


De probable à la mi-août, le blocus de Paris devient certain début septembre : la préfecture de la Seine invite alors toutes les personnes non indispensables à la défense de la capitale à partir en province ; les gares sont prises d'assaut. En sens inverse, on voit arriver les habitants de la banlieue et de la campagne environnante avec leur récolte et leur bétail. Certains jours on compte jusqu'à vingt mille charrettes et voitures passant les portes de la capitale. 

Il faut bien sûr loger les nouveaux arrivants et stocker l'approvisionnement : les vivres sont entreposés un peu partout dans Paris (les sous-sols des pavillons Baltard, les bâtiments désaffectés des ministères...) et le bétail dans les jardins publics. Trois mille boeufs sont au Jardin des Plantes et "au Luxembourg, des milliers de moutons, serrés et remuants, ont, dans leur étroit grillage, quelque chose du grouillement des asticots dans une boîte" (Edmond de Goncourt). Le jardin ferme ses portes et l'on construit des baraques pour abriter ces nouveaux occupants.

Le 18 septembre 1870, le dernier train pour Le Mans quitte la gare Montparnasse et le 19 les ponts de Billancourt, Sèvres et Saint-Cloud sont détruits. Le siège de Paris commence.

Entrée dans Paris des légumes récoltés dans la banlieue