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DECEMBRE 1953 : René COTY, un sénateur à l'Elysée


Sénateur de 1948 à 1953

Pour la seconde fois, le 7 novembre 1948, René Coty est élu à la Chambre haute. Il retrouve avec satisfaction le Palais du Luxembourg qui abrite non plus le Sénat, comme c'était le cas lors de son précédent mandat, mais le Conseil de la République, tel que dénommé par la Constitution de 1946.

Inscrit au groupe des Républicains indépendants, il devient membre de la commission des affaires étrangères et de celle du suffrage universel, du règlement et des pétitions. Dès le 25 novembre 1948, il est élu à la vice-présidence du Conseil de la République. Quelques années plus tard, à l'occasion de son éloge funèbre prononcé au Sénat, Gaston Monnerville se souviendra de la manière dont René Coty assumait cette fonction :

« Vice-président du Conseil de la République pendant plusieurs années, il ne dissimulait ni la fierté, ni le plaisir qu'il éprouvait à siéger à ce fauteuil pour diriger les travaux de ses collègues. Il le faisait avec aisance, n'hésitant pas à dire son mot dans le débat, s'il lui semblait que la discussion dut en être clarifiée, et il s'exprimait alors d'un ton dont la solennité, ponctuée d'un large geste du bras, s'accompagnait toujours d'un léger contrepoint d'humour. » 

Sénateur, René Coty s'intéresse particulièrement au rôle de l'assemblée dans laquelle il siège et s'attache à défendre ses pouvoirs, amoindris au regard de ceux que possédait le Sénat de la IIIe République. Il estime que la Chambre haute ne possède qu'une infime partie des compétences législatives, qu'il considère comme « la seule miette de pouvoir effectif que l'assemblée constituante ait laissé tomber de la table qu'elle dressait pour l'Assemblée nationale »

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