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DECEMBRE 1953 : René COTY, un sénateur à l'Elysée


A l'occasion des élections législatives de 1910, René Coty organise de nombreuses réunions publiques de soutien au candidat-député Jules Siegfried. Il participe à la formation de l'Union des gauches rassemblant tous les républicains à la veille de la guerre.

Lorsque celle-ci éclate et en dépit de son exemption du service national pour cause de maigreur, il s'engage dans le 129ème  régiment d'infanterie où il sert comme soldat de première classe jusqu'à la fin des hostilités, ce qui lui vaudra la croix de guerre.

En 1919, René Coty est candidat aux élections municipales et cantonales sur la liste d'Union républicaine et des intérêts municipaux . Conduite par le docteur Vigné, premier adjoint - le maire du Havre ne se représentant pas - elle se recommande de l'Union sacrée et préconise une limitation de l'intervention des collectivités publiques. Malgré un bon score au premier tour (43,72 % des suffrages), c'est la liste adverse conduite par Léon Meyer, radical socialiste, qui emporte la totalité des sièges grâce à un accord passé avec la SFIO. Après cet échec, René Coty ne briguera plus jamais de mandat municipal.

René Coty n'abandonne pas pour autant la vie politique. Le 14 décembre 1919, il est élu au premier tour conseiller général de la Seine-Inférieure sous l'étiquette Union républicaine démocratique avec 62 % des suffrages. Réélu en juillet 1925, octobre 1931 et octobre 1937, il exerce quatre mandats de conseiller général, et accède dès 1932 à la vice-présidence. Constamment animé par un souci de justice sociale, il présente, après la guerre, de nombreux rapports relatifs aux projets d'aménagement et de réorganisation.

Son engagement local et son profond attachement à la nécessité d'améliorer les conditions de vie des havrais le conduiront naturellement à une carrière politique de dimension nationale.