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LA LIBERTÉ RETROUVÉE, LA SOUVERAINETÉ RESTAURÉE



 


Char de la 2ème DB, rue de Fleurus
(Mémorial Leclerc/Musée Jean Moulin/Ville de Paris/Coll. Bienvenue)

Vers midi, les chars et les véhicules blindés détruisent les premières défenses allemandes. Des FFI progressent, mitraillette en main, le long des immeubles du boulevard Saint Michel, mais ils subissent le feu nourri des Allemands retranchés dans l'école des Mines. 

Quatre chars arrivent par la rue Auguste Comte, leurs canons et mitrailleuses réduisent au silence ces tireurs embusqués. Puis ils forcent les grilles pour investir le Jardin du Luxembourg.

L'avancée des blindés qui attaquent à la hauteur de la rue de Médicis est freinée par les tirs provenant des fenêtres de la galerie Est du Palais. Mais plus inquiétante est la présence d'un char « Panther » rue de Médicis. Sa puissance de feu potentielle présente un réel danger pour les blindés français.

Pour le surprendre à revers, le capitaine de Witasse donne au char "la Moskova", le plus puissant de ses moyens, l'ordre de s'engager dans la rue de Vaugirard. Celui-ci arrive au niveau du théâtre de l'Odéon, manœuvre rapidement, tire un obus dans la chenille du blindé allemand qui l'immobilise. L'équipage de « la Moskowa » est surpris de trouver un char abandonné. D'après le capitaine de Witasse, il aurait dû ouvrir la route à une dizaine d'autres chars stationnés dans le Jardin. Ces blindés, dont la mise en mouvement aurait créé une réelle menace pour  l'issue des combats, sont trouvés en état de marche, mais vides eux-aussi.

C'est dans l'axe de la rue de Vaugirard que les obus de canons frappent le plus violement le Palais du Luxembourg. Le combat est également très vif rue de Tournon, prise sous le feu des soldats allemands retranchés dans les bâtiments du Palais. Mais les blindés engagés boulevard Saint Germain et qui remontent par la rue de Seine se rendent maîtres du terrain. Ceux qui gagnent la rue Guynemer réduisent les dernières résistances au lycée Montaigne.

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