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Les fêtes


  

Le Sénat reçoit de nombreuses sollicitations pour l'organisation de fêtes dans le jardin du Luxembourg. Lorsque celui-ci ouvre ses portes pour la fête du 14 juillet 1880, ses illuminations et celles du palais attirent une foule compacte qui s'attarde jusqu'à une heure avancée de la nuit.

Suite aux dégâts et aux dépenses occasionnés par ces réjouissances, les questeurs adoptent vis-à-vis des événements exceptionnels, notamment nocturnes, une attitude circonspecte.

Ils rejettent généralement les manifestations qui entraîneraient de fortes dépenses et la fermeture du jardin pour sa remise en état, qu'il s'agisse, par exemple, d'une fête nationale (1887), d'une animation de quartier (1911) ou d'une manifestation célébrant la loi sur l'enseignement primaire (1882). Leur souci est avant tout de ne pas « priver les habitants du quartier de l'usage du jardin » et d'en préserver la tranquillité familiale. En revanche, les fêtes n'impliquant pas de fermeture ou de risque de débordement populaire reçoivent l'approbation des autorités, surtout lorsqu'elles correspondent à un événement prestigieux, comme le congrès médical international organisé à Paris en 1900.