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ÉMILE COMBES (1835-1921)

 

 

Partisan de l'égalité des baccalauréats classique et moderne, afin d'ouvrir aux « modernes » l'accès aux professions libérales, il défend ses idées et interpelle les ministres régulièrement entre 1890 et 1894. Ministre de l'Instruction publique au sein du cabinet Bourgeois en 1895, il n'a pas le temps de procéder à cette réforme. Redevenu sénateur, il dépose en 1898 une proposition de loi en ce sens, dont la discussion est ajournée par le Gouvernement. Une loi du 30 mars 1902, établissant la parité des diplômes, finit par lui donner raison.

Son intérêt pour l'enseignement se porte jusqu'en Algérie, où il effectue trois séjours entre 1892 et 1894. Une commission d'étude sur l'ensemble des intérêts algériens lui confie deux rapports, l'un sur l'enseignement primaire des indigènes, déposé le 18 mars 1892, l'autre sur l'organisation de l'enseignement supérieur musulman, les medersas, le 2 février 1894. Non sans avoir dénoncé les préjugés à l'égard de la population, ainsi que l'attitude des autorités locales et des colons, il prône la mise en place systématique de l'instruction primaire destinée aux indigènes, dans le respect de leurs mœurs, de leurs croyances et de leur langue, et non par l'exportation sans adaptation de la culture française. Il préconise également la réhabilitation des medersas, tombées en déshérence dès les débuts de la colonisation. Son travail lui vaut l'admiration de la presse et la gratitude de ceux qu'il défend. Pourtant, il lui faudra encore se battre lors de chaque discussion budgétaire pour le maintien des crédits nécessaires à l'application de son programme.


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