Allez au contenu, Allez à la navigation

Recherche Recherche avancée

 

MAURICE SCHUMANN (1911-1998)


Réélu aux élections législatives de 1967 et 1968, il doit rapidement abandonner le Palais Bourbon pour assumer des responsabilités gouvernementales, en tant que ministre d'Etat chargé de la recherche scientifique et des questions atomiques et spatiales (1967-1968), ministre d'Etat chargé des affaires sociales (1968-1969), et ministre des affaires étrangères (1969-1973). C'est sans doute au Quai d'Orsay qu'il laisse l'empreinte la plus profonde, renforçant les alliances traditionnelles de la France , donnant une impulsion nouvelle, et très personnelle, aux relations avec l'URSS et avec la Chine , améliorant notre outil diplomatique, et contribuant à l'entrée dans le Marché commun de la Grande-Bretagne , à laquelle il reste très attaché.

Conseiller municipal de Comines de 1971 à 1977, il se présente aux élections sénatoriales du 22 septembre 1974, et devient sénateur du Nord. Réélu les 25 septembre 1983 et 27 septembre 1992, il s'inscrit au groupe parlementaire du Rassemblement pour la République (RPR), est élu vice-président de la Haute assemblée de 1977 à 1983, et siège dans trois commissions : la commission des finances (1974-1978, 1983-1986 et 1995-1998), la commission des affaires économiques (1978-1983), et la commission des affaires culturelles (1986-1995), dont il assume la présidence. Au cours de ses trois mandats, il vote contre le projet de loi relatif à l'interruption volontaire de grossesse (1975), s'abstient sur le projet de loi portant réforme du divorce (1975), vote pour la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes (1981), pour le projet de loi portant abolition de la peine de mort (1981), pour la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions (1982), pour le projet de loi relatif aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage (1982), pour le projet de loi relatif au revenu minimum d'insertion (1988), contre le projet de loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » (1992), et pour le projet de loi relatif aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale (1993). Ses collègues sénateurs gardent de lui le souvenir d'un homme accessible, passionné de justice et de liberté, maîtrisant sans difficulté les questions techniques les plus complexes, sans oublier jamais de défendre avec force sa vision de la France.

 

Page 3