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L'ANALYSE DES TRAITÉS PAR LES COMMISSIONS
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Le débat s'engage par les exposés des rapporteurs : s'ils sont tous favorables à l'adoption des traités, ils font preuve d'un enthousiasme plus nuancé. Rapporteur, au nom de la commission des affaires étrangères, du volumineux traité instituant la CEE , Roger CARCASSONNE (Bouches-du-Rhône - socialiste) avoue qu'il aurait « préféré vous commenter une lettre de Madame de Sévigné ou une page d'Anatole France ». Selon lui, le traité témoigne de la volonté des Gouvernements de bâtir l'Europe à partir de « réalisations économiques concrètes » au lieu de « réalisations politiques ». Le marché commun va amener une « révolution dans notre structure économique », laquelle permettra de « lutter à armes égales avec les Etats-Unis et la Russie ».
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Il conclut que le traité, s'il apportera « plus de prospérité et de bien-être », « impose, pour l'instant, beaucoup de civisme et de travail ». Au nom de la commission des finances, Gustave ALRIC (Aube - Rassemblement du peuple français) examine les conditions d'une concurrence loyale entre les six et voit dans « l'influence des changes » l'une des principales causes de déloyauté. Quel avenir pour le marché commun si « l'harmonisation des charges sociales n'est pas réalisée » et si la « politique générale agricole commune n'[est] pas définie », s'interroge-t-il. | |||








