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1957 : LES TRAITÉS DE ROME AU CONSEIL DE LA RÉPUBLIQUE

 

LES OPPOSITIONS ET LES INQUIETUDES

 

 

Jacques DEBÛ-BRIDEL
Jacques Debû-Bridel

Léo HAMON
Léo Hamon

VALENTIN regrette un « dessaisissement national [qui] profitera à quelques technocrates, experts autoproclamés « sages » et promus directeurs de notre destin » et s'inquiète pour « l'avenir de notre monnaie et de la zone franc », tandis que Jacques DEBÛ-BRIDEL (Seine - Républicains sociaux) considère que la construction d'un marché commun dans une Europe des « sacristains et des technocrates » est moins urgente que la création d'un « Commonwealth français, [d']une véritable organisation de l'Union française ». Léo HAMON (Seine - Indépendants d'outre-mer) estime que la construction européenne proposée aura pour effet de « rétrécir l'horizon français, [de] le ramener à quelques Etats et [de] provincialiser la France  ». Il déplore cette politique qui consiste à « lâcher la réalité de l'Union française pour l'ombre de l'Europe ».

 





Les sénateurs représentant l'outre-mer manifestent leur inquiétude. Paul GONDJOUT (Gabon - Indépendants d'outre-mer) et Jules CASTELLANI (Madagascar - Rassemblement d'outre-mer) s'inquiètent de la représentation de l'outre-mer dans les instances décisionnaires européennes. Selon Amadou DOUCOURE (Soudan - socialiste), il serait « paradoxal, au moment où l'Afrique noire, grâce à une loi-cadre, accède à la semi-autonomie interne que, précisément, toute participation au contrôle de ses propres affaires lui soit refusée dans l'un des secteurs les plus importants de la vie économique, à savoir les échanges extérieurs ». Quant à lui, Diongolo TRAORE (Haute Volta - Indépendants d'outre-mer), souligne que « l'Afrique noire ne souhaiterait plus subir des essais de colonisation semblables à ceux de 1816-1829. L'Afrique noire ne souhaiterait plus être l'objet de traités comme le traité de Paris du 20 mars 1815 ».

 

 

Paul GONDJOUT
Paul Gondjout

Amadou DOUCOURÉ
Amadou Doucouré

Jules CASTELLANI
Jules Castellani

Djongolo TRAORÉ
Diongolo Troré

 

Laurent SCHIAFFINO
Laurent Schiaffino 

Pierre GOURA
Pierre Goura 

Laurent SCHIAFFINO (Alger - Indépendants d'outre-mer) regrette que « les départements qui forment l'Algérie, en union intime, aussi bien douanière que monétaire, avec la métropole, ne soient pas traités comme tous les départements métropolitains ». Pierre GOURA (Moyen Congo - UDSR/RDA) demande que le Gouvernement s'engage à ce que « l'école du racisme et de la ségrégation sociale de certains de vos partenaires ne [devienne] jamais un germe de contagion pour les territoires français voisins ».