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28 octobre 1859 : L'HEMICYCLE S'ENFLAMME

 




Le Sieur Alexandre, vieux lampiste congédié l'année précédente, est le dernier à avoir nettoyé le lustre juste avant l'incendie.

Demande : Depuis combien de temps êtes-vous lampiste au Luxembourg ?
Réponse : Depuis trente-cinq ans.

Demande : Depuis combien de temps êtes-vous employé à nettoyer le grand lustre ?
Réponse : Depuis que la nouvelle salle existe, c'est-à-dire depuis environ 26 ans.

Demande : De quoi vous servez-vous pour nettoyer le lustre ?
Réponse : De lessive, de potasse chaude, d'essence de térébenthine. On fait chauffer la potasse sur un réchaud qu'on transporte en haut sous les combles.

Demande : Depuis combien de temps avec-vous nettoyé le lustre, le jour de l'incendie ?
Réponse : Depuis une douzaine de jours.

Demande : Avec quoi frottez-vous le lustre lorsqu'il est nettoyé ?
Réponse : Seulement avec des torchons.

Demande : Où déposez-vous ces torchons lorsqu'ils sont trop gras ?
Réponse : On les dépose à la lingerie, on en reçoit d'autres en échange.

Demande : Savez-vous si des ouvriers ont travaillé sous les combles peu de temps avant l'incendie ?
Réponse : Je l'ai entendu dire, mais je n'en ai pas été témoin.

Demande : A quoi attribuez-vous l'incendie ?
Réponse : Déclare qu'il avait fini son travail le samedi d'avant, et qu'il n'avait rien laissé qui peut être l'occasion d'un danger quelconque. Déclare que d'ailleurs il ne peut se former aucune idée de la cause qui a pu déterminer l'incendie, n'ayant laissé aucun linge imprégné d'huile dans les armoires où l'on supposait qu'il pouvait s'en trouver. Ainsi, il ne peut préciser les causes de l'incendie.

Et après lecture faite, le comparant a fait une croix, ne sachant pas signer.