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L'Hémicycle s'enflamme : Les suites de l'enquête

L'enquête se termine le 4 novembre. Le marquis d'Hautpoul écrit au Président Troplong pour lui exposer ses conclusions. Le Sieur Alexandre est présumé coupable, l'incendie « ne peut être attribué qu'à [son] imprudence », mais « c'est à M. le juge d'instruction à apprécier si la justice a des comptes à demander à cet homme ». 
La surveillance du Palais est réorganisée, sous la supervision de M. Chalamel. Un poste de pompiers est créé et les rondes de nuit sont mises en place pour prévenir les incendies. Les pompiers les plus méritants seront récompensés avec des médailles.  

Dans sa réponse, le Président Troplong approuve les mesures prises par le Grand référendaire. Il préconise le rétablissement du dépôt des clés pour contrôler l'accès aux combles.

Au final, personne ne saurait être affirmatif sur les causes de l'incendie. Dans son rapport fait au nom de la commission de la comptabilité sur le crédit pour la réparation de la salle des séances[1], le marquis d'Audiffret déclare que « la salle des séances a été incendiée le 28 octobre 1859 par un de ces accidents fortuits qui échappent aux précautions ordinaires de la surveillance, et dont la cause incertaine, en se dérobant à toutes les preuves, ne peut être attribuée que d'une manière conjecturale à l'imprudence des ouvriers chargés de l'entretien du lustre ».  

L'événement a assez de retentissement pour éveiller la curiosité de la famille impériale. Le 7 novembre, le Grand référendaire reçoit une lettre annonçant sa visite « incognito », le jour même. Cependant, nul document ne vient corroborer cette initiative.


[1] Rapport n°26 présenté lors de la séance du vendredi 22 juin 1860.