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LE SENAT A EU 200 ANS A LA VEILLE DE L'AN 2000...

 

Les suites du coup d'Etat du 18 brumaire...

 

 

 


Bonaparte, Premier consul

Le coup d’Etat du 18 brumaire an XIII (9 novembre 1799) mit fin au Directoire, remplacé par un triumvirat de " Consuls " dont le premier était le jeune général Bonaparte (30 ans), auréolé par ses victoires en Italie et en Egypte, et les autres, deux des Directeurs en fonction à cette date : Siéyès (né en 1748) et Roger Ducos (né en 1747). Assistés de deux commissions de 25 membres, nommée l’une par les Anciens, l’autre par les Cinq Cents, ils étaient chargés de définir les " changements à apporter aux dispositions organiques de la Constitution dont l’expérience a montré les vices et les inconvénients ". Ils se mirent à la tâche, au Petit-Luxembourg, où Bonaparte s’était installé depuis le 11 novembre dans l’ancien bureau de Lazare Carnot, dans l’immeuble où se trouve aujourd’hui la présidence du Sénat. Avec l’aide de juristes tels que Cambacérès, Daunou et Portalis, ils menèrent rondement leur travail : en trois semaines, les 95 articles de la " Constitution de l’an VIII " étaient rédigés. Siéyès, l’ex-abbé célèbre depuis la réunion des Etats-Généraux en 1789 et ayant réussi à survivre à tous les aléas de la Révolution, avait des idées basées sur un aphorisme : " diviser pour empêcher le despotisme, centraliser pour éviter l’anarchie ". C’est ainsi que pour exercer le pouvoir législatif, il proposa quatre assemblées au lieu de deux. Mais lorsqu’il s’agit de l’exécutif, Bonaparte imposa ses vues : il y aurait trois Consuls, dont il serait le premier.


Siéyès