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La question sociale

 

Le duc d’Audiffret-Pasquier manifeste un vif intérêt pour la question sociale. C’est l’exemple même de ces grands libéraux, dont la réflexion et l’action s’inscrivent dans la tradition industrielle des orléanistes.

En 1871, la " Commune de Paris " traumatise la France, qui découvre soudain l’existence d’une classe ouvrière.

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Les barricades de la Commune de Paris

 

 

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Une barricade sur les grands boulevards

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Portrait du Comte de Paris

Le duc d’Audiffret-Pasquier, membre du conseil d’administration des mines d’Anzin et héritier, par son père, du complexe industriel de Decazeville, entend donner une dimension sociale au programme du parti orléaniste. Il s’agit d’écarter tout élan révolutionnaire, en atténuant les tensions sociales et en assurant l’intégration de la classe ouvrière dans une société réconciliée. Aux yeux d’Audiffret-Pasquier, seule une monarchie constitutionnelle est en mesure de garantir à la fois le conservatisme et le progrès social.

 

Animée par cet esprit paternaliste, la commission d’étude de la condition ouvrière se subdivise en trois sous-commissions chargées respectivement, de l’étude de la situation matérielle et économique des ouvriers, des salaires et des rapports avec le patronat et enfin de celle de leur situation intellectuelle et morale.

 

A cette occasion, le comte de Paris, prétendant orléaniste au trône, qui a étudié l’éducation des ouvriers anglais, lors de son exil à Londres, fait lire devant la commission un essai consacré à la classe ouvrière française. Il y recommande de prendre soin des travailleurs. Ils sont un gage de prospérité, en temps de paix, et un réservoir de forces vives, en temps de guerre.