LECONTE DE LISLE, BIBLIOTHECAIRE DU SENAT
SA VIE, SON OEUVRE
| 1870/1871 Sa joie véritable de voir le rétablissement de la République est troublée par l'horreur que lui inspire la Commune. Une lettre à un ami le 29 mai 1871 le souligne : "Je vous écris en pleurant d'horreur et de désespoir. L'infâme bande de scélérats qui tyrannisait et pillait Paris depuis le 18 mars, a consommé son œuvre en mettant le feu à presque tous nos monuments". Le Palais du Luxembourg En 1871, Jules Simon est ministre de l’Instruction publique. Il a une très vive admiration pour Leconte de Lisle et lui propose, François Coppée ayant démissionné, un poste à la Bibliothèque du Palais du Luxembourg qui fait partie de ses attributions depuis la disparition du Sénat. Leconte de Lisle est contraint d'accepter : cette sinécure lui assure des revenus modestes mais réguliers. Il y restera jusqu'à sa mort. Les dernières années Le 11 février 1886, après deux refus, l'Académie française ouvre enfin ses portes à Leconte de Lisle. Il est élu au fauteuil de Victor Hugo qui l'avait soutenu lors de ses candidatures antérieures. Huit ans plus tard, Leconte de Lisle meurt à Louveciennes, le 17 juillet 1894. Au mois de septembre 1977, ses cendres seront ramenées à l'île de la Réunion et inhumées au cimetière marin de Saint Paul. |




