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LE SMIG A 50 ANS

 

Principaux extraits des débats

 

 

M. Laffargue, au nom de la commission des affaires économiques :

" Ne confondez pas, je vous en prie, hausse des salaires et hausse du pouvoir d’achat. Ce sotn deux choses totalement différentes (…)

Notion du salaire minimum ? Mais cette notion est fonction de la valeur même des individus. Dans ce pays, il y a un capitalisme idiot et stupide parfois, je vous rends cette justice, mais il y a également dans la classe ouvrière des ouvriers capables et qui méritent de gagner un haut salaire, et d’autres qui ne méritent pas cela et qui sont en quelque sorte des chômeurs à l’état endémique. (…)

On peut déterminer le salaire de l’ouvrier français, mais non celui des ouvriers des autres pays, et tout avantage concédé à nos nationaux risque de nous handicaper sur le plan des échanges extérieurs. (…)

Je ne voudrais pas que vous lanciez la classe ouvrière de ce pays dans de dangereuses illusions. Elle a été trop bercée d’illusions. On lui a dit, en 1946 : la production s’est accrue à un tel point qu’on peut augmenter les salaires sans risquer une augmentation des prix. Vous connaissez le résultat : 25 p. 100 de hausse des salaires, 40 p. 100 de hausse des prix ! Si vous augmentez à l’heure actuelle les salaires sans accroître la productivité française, vous vous lancerez à nouveau dans la même sorte d’aventure. "

M. Lemaître (groupe du Rassemblement des gauches républicaines et de la gauche démocratique) :

" Je pense qu’il est de stricte honnêteté d’admettre que la grande majorité de la classe ouvrière ne possède pas actuellement des moyens d’existence suffisants. (…)

Je n’ignore point non plus la menace qui pèse sur notre économie nationale du fait de cette augmentation nouvelle des salaires au moment où la libération des échanges va imposer une rude épreuve à la plupart de nos entreprises. (…)





 

M. de Villoutreys, au nom de la commission de la production industrielle :

" La commission ne voit pas sans inquiétude rétablir la liberté des salaires, car l’alourdissement des prix de revient, non seulement nous priverait des marchés extérieurs, source indispensable des devises, mais mettrait encore nos industriels en posture difficile sur le marché national. (…)

Il n’est pas nécessaire d’insister sur l’effet que produirait dans notre pays une hausse accentuée des salaires, avec son corollaire qui est une flambée des prix. (…)

En discutant le présent texte, nous mettons la charrue devant les bœufs, car le vote de la loi réglementant le droit de grève eût dû précéder le dépôt du projet actuel. "

                                         puce_rdb.gif (115 octets)   Principaux extraits (suite)