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Invité d'honneur : Ladislas kijno<br> "Sous le soleil d'une certained dimension humaine"<br><br> Lorsque Ladislas Kijno revendique « Je suis dans la vie pour le temps ralenti », il dialogue inconsciemment avec la pensée de Bernard Stiegler qui considère entamée la guerre du temps. Sa pratique fut souvent politique, concernée, engagée. Face au monde aujourd’hui éclaté, le peintre, ami du poète André Verdet « le tatoué d’Auschwitz », se rappelle « qu’il faut mettre Gauguin dans nos assiettes et Rimbaud dans nos verres, pour que la peinture permette encore de tenter comprendre le monde ». <br> Sans anthropocentrisme, il poursuit sa pratique « comme forme de recherche sur la signification de notre insertion dans le cosmos ». <br> Il invente cette histoire de mise bas d’une plus vieille femme au monde accouchant éternellement d’un bouddha, un conte pictural qui ignorerait volontairement les biotechnologies et leurs manipulations génétiques qu’il refuse, mais s’appuierait sur les sciences de l’homme.<br><br> Né en 1921 à Varsovie, il n’a cessé de travailler à contre-courant des modes et des systèmes.<br> Il invente la technique des « papiers froissés » qui l’ont rendu célèbre dans le monde entier.<br> 1980 : Participation à la Biennale de Venise.<br> 1990-1999 : Réalisation de la grande Rosace de la Cathédrale de Lille.<br> 2000 : Grande rétrospective au Palais des Beaux-Arts de Lille.<br> Eté 2006 : Rétrospective au Musée d’Art Russe de Saint- Petersbourg.<br><br> « L’oeuvre de Ladislas Kijno plonge dans la géologie du monde, explore l’archéologie des civilisations comme des sédimentations mémorielles, régénère les gisements d’une anthropologie culturelle toujours en chantier ». <br><br> Raoul-Jean Moulin 2000 <br><br> <a href="kijno1.html">page 1</a><br> <a href="kijno4.html">page 2</a><br> <a href="kijno2.html">page 3</a><br> <a href="kijno3.html">page 4</a><br>

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