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Botticelli, de Laurent le Magnifique à Savonarole

Dans le cadre des grandes manifestations qu'il consacre à la Renaissance italienne, le Sénat présente au Musée du Luxembourg après « Raphaël, Grâce et Beauté », une importante exposition consacrée à Sandro Botticelli. Fruit d'un accord international entre le Musée du Luxembourg et la Surintendance spéciale des Musées florentins, cette exposition situe l'art de Botticelli dans le contexte politique de Florence à la fin du Quattrocento. Après Paris, l'exposition sera présentée à Florence au Palais Strozzi, du 10 mars au 11 juillet 2004.

Communiqué de presse   |  Oeuvres exposées  |  Scénographie de l'exposition  |  Musée Musique, images et peintures  |
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FICHE TECHNIQUE

Commissaires de l'exposition : 
Daniel Arasse
Directeur d'Etudes à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris.
Pierluigi De Vecchi,
Professore d'Iconografia e d' Iconologia presso la Facoltà di Lettere dell'Università degli Studi di Milano.

Après Paris, cette exposition sera présentée 
du 10 mars au 11 juillet 2004 au Palazzo Strozzi à Florence (Italie)

Musée du Luxembourg
19, rue de Vaugirard - 75006 PARIS
Tel informations : 01 42 34 25 95
Fax : 01 45 44 57 33
Mél: info@museeduluxembourg.fr
Site Internet : www.museeduluxembourg.fr
Accès : Métro : Saint-Sulpice, Odéon / RER B : Luxembourg
Autobus : 84, 58, 89 : Musée du Luxembourg, Sénat
Parcs de stationnement : Place Saint-Sulpice, Marché Saint-Germain

Horaires de l'exposition
Vendredi, samedi, dimanche, lundi 11h - 22h30 (nocturnes) 
Mardi, mercredi, jeudi 11 h à 19 h

Un catalogue sera édité par Skira, 39 €, 250 pages, toutes les œuvres de l'exposition sont reproduites en couleur. (en langue française ou anglaise)

Conseiller technique au cabinet du Président du Sénat
Yves Marek
Tel : 01 42 34 23 07. Mél : y.marek@senat.fr

Administrateur Général du Musée du Luxembourg
Sylvestre Verger
Tel : 01 39 50 75 85. Mél : sverger@museeduluxembourg.fr

Directeur des projets Renaissance
Patrizia Nitti

Production/ Organisation générale
Sylvestre Verger Art Organisation
18, rue d'Anjou - 78000 Versailles
Tel : 01 39 50 75 85 - fax : 01 39 53 30 09

Scénographie 
Laurent Guinamard-Casati

Partenaires
JCDECAUX - PARIS MATCH - FRANCE INFO - LCI -
LE FIGARO QUOTIDIEN - METROBUS - MAIRIE DE PARIS - OFFICE DU TOURISME DE PARIS - AEROPORTS DE PARIS - RATP

Prix d'entrée de l'exposition

Plein tarif : 9 € pour les individuels et groupes adultes. 

Tarifs réduits sur justificatif : 6 € pour les moins de 26 ans, demandeurs d'emploi ;
4 € pour les enfants de 8 à 12 ans, groupes scolaires, personnes handicapées, adhérents de la Maison des artistes.

Gratuité sur justificatif: personnel du Sénat, Garde Républicaine, membres de l'ICOM, enfants de moins de 8 ans accompagnés d'un membre de leur famille, journalistes, guides et conférenciers et professeurs justifiant d'une réservation de groupe.

Location d'audioguides : 4,5 €
en français, anglais, allemand, italien ou espagnol.

Réservations
* Individuelles
Au guichet du musée du Luxembourg
Dans les magasins FNAC (réseau France Billet)
Par téléphone : 08 92 68 46 94 (0,34 €/mn)
Réservation Internet: Réservation close
(Supplément frais de 3 €, billet coupe-file remis directement au guichet spécial « réservations »)
* Groupes
Réservation obligatoire avec ou sans conférence 
(10 minimum - 25 personnes maximum avant ouverture au public,
20 personnes maximum pendant les horaires d'ouverture au public). Conférences avec audiophone obligatoire, location possible : 1,5 € par auditeur.
Contact : Charlotte Morizet ou Florent Raineau - tél.: 01 45 44 63 17 
Mél: groupes@museeduluxembourg.fr 

Evénementiel
Privatisation en matinée avant 10 h et petits-déjeuners ; conférences dîners en nocturnes ouverture publique. 
contact : Christine Villiers - tél. : 01 45 44 63 44
Privatisation en soirée après fermeture au public et réception privée. Contact : Marie-Pierre Calmels - tél. : 01 45 44 63 16
Mél: evenementiel@museeduluxembourg.fr 

Librairie-Edition
Catalogues, guides, produits dérivés
Contact : Béatrice de Castilla - tél. : 01 45 44 63 43 
Mél: librairie@museeduluxembourg.fr

 

Grâce à la générosité de musées parmi les plus importants du monde et de collections privées prestigieuses, l'exposition réunira plus d'une vingtaine de peintures de la main du maître, pour la première fois rassemblées et dont certaines seront à cette occasion montrées pour la première fois au public. Seront aussi exposés des dessins importants. Il s'agit pour l'essentiel de chef d'œuvres à destination privée, réalisés pour des familles et des personnages importants de la cour des Médicis et dont l'exposition montrera qu'ils développent un propos en relation avec les événements de l'époque. L'exposition comprendra également, à titre de comparaison, un petit ensemble de peintures et de dessins exécutés par d'autres protagonistes de la scène artistique florentine contemporaine : Léonard de Vinci, Piero di Cosimo et Filippino Lippi.

Le parcours de l'exposition se fonde sur les résultats des travaux historiques les plus récents pour proposer une relecture approfondie de l'œuvre et de la personnalité de Botticelli. Fruit d'une recherche formelle systématique et inspiré par des « stratégies figuratives » qui attribuent à l'image une fonction polyvalente, à la fois esthétique et symbolique, son langage artistique n'ignore jamais la destination des œuvres. Dans l'atmosphère particulière de Florence au cours des trente dernières années du siècle, alimentée d'abord par l'humanisme intellectuel médicéen avant d'être agitée par les inquiétudes suscitées par les prédications de Savonarole, Botticelli atteint des sommets de raffinement linéaire et chromatique, aussi bien dans les thèmes mythologiques et littéraires que dans la méditation douloureuse sur le thème chrétien.
Outre diverses versions de la Vierge à l'Enfant, on pourra admirer quelques Annonciations dont la tension dramatique et spirituelle est exemplaire de l'artiste. Seront également présentes des peintures narratives inspirées par la littérature romanesque ou hagiographique, quelques-unes des mythologies et des allégories les plus célèbres, comme la Calomnie, des œuvres religieuses de la dernière période, les cercles de l'enfer de la Divine Comédie de Dante, ainsi qu'une tapisserie et une broderie exécutées sur des dessins de Botticelli et des panneaux décoratifs de coffres de mariage.

Né à Florence en 1445, Alessandro Filipepi aurait, selon la tradition, reçu sa première formation artistique chez un orfèvre appelé « Botticello », auquel il aurait dû son surnom. L'hypothèse n'est plus acceptée par la critique, mais on peut la rapporter à son frère Giovanni, dont un document de 1458 nous apprend qu'il pratiquait la profession d'orfèvre. Il est probable que Sandro ait fait un bref apprentissage dans l'atelier de son frère, dont il a hérité le surnom. Comme dans le cas de Pollaiolo et de Verrocchio, cette expérience d'orfèvre, même limitée, laissera une marque reconnaissable dans la linéarité rapide et nerveuse des premières œuvres. Mais c'est à l'école du frère dominicain, et peintre affirmé, Filippo Lippi que Botticelli a reçu sa véritable formation artistique.

Sa première commande publique lui est confiée par le Tribunal de l'Arte della Mercanzia (Guilde des Marchands) en 1470 -date à laquelle le nom de Botticelli figure parmi ceux des maîtres d'atelier. Il s'agit d'un panneau (La Force, conservée aux Offices) qui devait compléter une série de représentations des sept Vertus théologales et cardinales (Foi, Espérance, Charité, Force, Justice, Prudence et Tempérance).

Entre 1481 et 1482, l'artiste séjourne à Rome, et, avec d'autres peintres florentins comme Cosimo Rosselli et Domenico Ghirlandaio, il travaille à la décoration des murs de la Chapelle Sixtine, construite entre 1475 et 1477 par le pape Sixte IV à l'image du Temple de Salomon. Tout de suite après cette expérience romaine, il réalise d'affilée quelques-unes de ses plus belles peintures de thèmes mythologiques et poétiques, toutes liées d'une manière ou d'une autre au mécénat médicéen : les quatre panneaux peints à la détrempe représentant la nouvelle de Boccace, Nastagio degli Onesti, le célèbre Printemps, Pallas et le Centaure et La Naissance de Vénus.

Un climat d'insécurité générale pèse sur Florence après le départ des Médicis, chassés de la ville en 1494, tandis que leurs adversaires accèdent au pouvoir et que les prédications de Savonarole minent les valeurs morales et la conception même de la vie auxquelles on avait cru. Dans cette phase tardive, à partir des années 1490, les peintures de Botticelli sont animées par des figures emportées par une tension spirituelle croissante, qui traduisent l'inquiétude de cette fin de siècle à Florence. Mais cette transformation est perçue comme une opposition à la modernité et aux développements formels apportés par Léonard et Michel-Ange. Ce dernier le critique en particulier pour sa conception des utilisations de la perspective. Les diverses versions de la Pietà et de la Nativité reflètent cette ultime phase de tourment spirituel.
Botticelli meurt à Florence en 1510.