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Journées hugoliennes sur l'exil et la tolérance

 

Vendredi 15 novembre 2002 

Ce que c'est que l'exil
Témoignages pour aujourd'hui

Samedi 16 novembre 2002

Après l'exil 
Combats pour la tolérance


Colloque international organisé par le Sénat

Vendredi 15  novembre de 14 h 30 à 18 h 00 : salle Clémenceau
Les figures de l'exil : diversité d'itinéraires et de créations

Samedi 16 novembre de 15 h 00 à 17 h 00 : hémicycle du Sénat
Après l'exil : combats pour la tolérance

Renseignements et inscriptions :
Direction générale de la Communication
SENAT, 15 rue de Vaugirard
75291 Paris cedex 06
dgct@senat.fr


Le bicentenaire de la naissance de Victor Hugo



Vendredi 15 novembre 
Ce que c'est que l'exil
(salle Clémenceau)

Samedi 16 novembre 
Rencontre sur la tolérance
(hémicycle du Sénat)

  Présentation   Présentation 
  Programme    Programme 
  Intervenants    Intervenants
  Table ronde "Souffrance et confrontation"   Résolution adoptée par les lauréats du concours Hugo
  Table ronde "Renaissance et construction de soi"   Photos de la journée 
  Séance publique

Le concours Victor Hugo 

Les enfants dans l'hémicycleDans le cadre de la commémoration du bicentenaire de la naissance de Victor Hugo, le Sénat a lancé en février 2002 un concours à l'intention des lycées et collèges portant le nom de Victor Hugo. Ce concours s'appuyait sur une brochure intitulée Victor Hugo, témoin et acteur de son siècle, coéditée par le Sénat et le Centre national de la documentation pédagogique et a reçu le soutien du ministère de l'Education nationale.

Le 16 novembre 2002, déclaré journée de la tolérance par l'UNESCO, une délégation de chaque établissement lauréat participera à la rencontre que le Sénat organise dans son hémicycle, en compagnie de personnalités emblématiques de la politique, de la littérature, des arts - que le destin a conduites, à partir de situations extrêmement différentes, à accomplir un chemin parallèle à celui de Victor Hugo -, des sénateurs élus de leur département et d'acteurs de la Comédie Française.

En savoir plus


« Ce que c'est que l'exil » 

Présentation 
15 novembre 2002

Victor Hugo à Guernesey

L'exil occupe une place essentielle dans la vie et l'œuvre de Victor Hugo. Écrivain reconnu, homme politique consacré par la pairie sous la Monarchie de Juillet, il se convertit sincèrement aux idées républicaines pendant la Seconde République et, après avoir tenté d'organiser la résistance au coup d'Etat du 2 décembre 1851, il s'exile, d'abord à Bruxelles, puis aux îles anglo-normandes. Le régime impérial se libéralisant progressivement, Victor Hugo aurait vraisemblablement pu rentrer à Paris dans les années 1860 ; contre l'avis de ses proches parfois, il s'est muré dans un refus inébranlable : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Dès le 5 septembre 1870, Victor Hugo fait un retour triomphal à Paris.

L'objet de ce colloque (qui n'est pas conçu comme une manifestation purement hugolienne) est de montrer, à partir de l'expérience de Victor Hugo, que l'exil politique est une aventure individuelle et collective dont on peut sortir grandi, et que l'exilé rentré au pays peut devenir une figure de réconciliation : « Combattre avec l'espoir de pouvoir pardonner, c'est le grand effort et le grand rêve de l'exil ». Opposant irréprochable puisqu'il a fui toute compromission avec le régime impérial, Hugo s'est en même temps tenu à l'écart des querelles internes à l'opposition républicaine ; rentré en France, il a donc pu tenir un discours de réconciliation nationale, en luttant notamment au sein du Sénat de la IIIe République - où il fut élu dès 1876 - pour l'amnistie des Communards.

Sur le plan personnel, l'exil est évidemment souffrance, arrachement, voire perte d'identité. Mais il peut également offrir l'occasion d'une reconstruction de soi : éloigné de son pays, l'exilé porte sur lui un regard nouveau ; confronté à une culture et à une société étrangères, s'il échappe à la tentation du repli, il peut s'enrichir de cette expérience pour reconstruire en partie sa personnalité. Cette reconstruction induite par l'exil est plus particulièrement intéressante chez les artistes et, là encore, Victor Hugo fournit un exemple passionnant : peut-on imaginer ce qui resterait aujourd'hui de l'œuvre du « poète lauréat » de la Monarchie de Juillet s'il n'avait pas connu l'exil ? Les Châtiments, Les Contemplations, Les Misérables, L'Homme qui rit, La légende des siècles... tous ces monuments ont vu le jour ou ont été achevés à Bruxelles, Jersey ou Guernesey.



« Ce que c'est que l'exil » 

Programme
15 novembre 2002

Photographie : M. RezaLa journée s'articulera en deux parties. La première d'entre elles, de coloration plus universitaire, a pour but de retracer un cadre historique, de rappeler à l'assistance les différentes formes qu'a pu prendre l'exil politique depuis la Révolution française jusqu'à nos jours. 

La deuxième partie sera consacrée à des témoignages de personnalités politiques, artistiques ou littéraires ayant connu l'exil, qui pourront faire part de l'expérience qu'ils ont vécue et des transformations qu'elle a pu susciter dans leur vie

Première partie 
Exil et opposition politique d'hier et d'aujourd'hui

Cette partie comportera deux tables rondes, l'une consacrée au XIXe siècle et aux exils contemporains de Victor Hugo, l'autre consacrée aux exils du XXe siècle.

L'un des objets de cette matinée devrait être de mettre en avant la transformation fondamentale qu'a connu l'exil entre ces deux siècles : de phénomène plus individuel au XIXe siècle (l'exilé est un opposant politique) l'exil devient un phénomène de masse au XXe siècle (l'exilé est poursuivi pour son appartenance ethnique ou sociale). Par ailleurs, l'exilé du XIXe siècle, animé le plus souvent de convictions progressistes, part avec l'espoir de voir sa cause triompher un jour et donc de pouvoir rentrer chez lui. L'exilé du XXe siècle fuit le plus souvent un régime totalitaire, une répression brutale et systématique, et cherche le plus souvent à s'insérer dans la société d'accueil en abandonnant l'idée du retour.

M. Jacques Seebacher ouvrira cette première partie en la replaçant dans le contexte de l'expérience hugolienne.

 

9h00/13h00 Présentation générale :
Allocution d'ouverture de M. Christian Poncelet, Président du Sénat, sur l'actualité de l'expérience hugolienne de l'exil
Introduction :
Hugo, l'exil et le XIXème siècle, par M. Jacques Seebacher
 

Première table ronde :
« L'exil au XIXe siècle ou l'espoir du lendemain », animée par Michel Winock

Les exilés de la Révolution et de l'Empire par Karine Rance ;
Exil et Printemps des peuples par Sylvie Aprile ;
La Commune ou l'expérience de la déportation par Virginie Buisson ;
Les déchirures de la société française à la fin du XIXe siècle par Robert Tombs ;
L'exil comme épreuve fondatrice d'une conscience européenne par Franck Laurent.

Deuxième table ronde :
« L'exil du XXe siècle ou la tragique expérience d'un départ sans retour », présidée par M. Bruno Groppo, sociologue 

Les exilés de l'Europe en ruines du Traité de Versailles par François Fejtö ;
A la recherche de la liberté politique : les exilés de la démocratie par Ioana Popa ;
Les exils d'aujourd'hui par Alexandre Adler.

Conclusion de la matinée
Hugo en exil : témoignage d'hier et d'aujourd'hui par Guy Rosa.

Seconde partie :
Les figures de l'exil, diversité d'itinéraires et de créations

Cette partie comportera également deux tables rondes qui seront animées par Philippe Garbit, producteur à France Culture, qui les diffusera ultérieurement. 

 

14H30/18h00

Première table ronde 
« Souffrance et confrontation »

Les intervenants auront l'occasion d'exprimer les différentes raisons qui font qu'un être est amené à quitter son pays, les difficultés qui en résultent notamment au regard de la confrontation des cultures, cette confrontation étant souvent aggravée par la question de la langue.

Participeront à cette table ronde :
Bachir Boumaza, ancien président de la deuxième chambre algérienne
Reza Daneshvar, écrivain
Marek Halter, écrivain
Jordan Plevnes, dramaturge, ambassadeur de Macédoine à Paris
Reza, photographe
Sabine Yi, journaliste
Paula Jacques, romancière et productrice d'émissions radiophoniques

Deuxième table ronde
« Renaissance et construction de soi »

Cette table ronde tentera de dégager les aspects, souvent positifs, de la transplantation dans une autre culture, notamment au regard de la création artistique.

Participeront à cette table ronde :
Henri Lopes, écrivain, ambassadeur du Congo (Brazzaville)
Slimane Benaïssa, dramaturge
Nedim Gürsel, écrivain
Masao Haijima, peintre
Françoise Morechand, essayiste et productrice d'émissions de télévision
Nicolas Petrovitch Njegosh de Monténégro
Julia Kristeva, universitaire

Intervention éventuelle de Siméon de Saxe-Cobourg Gotha, Premier ministre de Bulgarie.


 

France Culture s'associe au colloque sur l'exil

En partenariat avec le Sénat, France Culture anime la deuxième partie du colloque sur l'exil, l'après-midi du 15 novembre 2002.
Philippe Garbit assure la modération des deux tables rondes consacrées au témoignages de personnalités appartenant au monde de la politique, de la culture et des arts qui ont fait l'expérience de l'exil.
Ces débats feront l'objet d'une diffusion sur l'antenne de France Culture dans la nuit du 23 au 24 novembre 2002 à partir de 1 h 00 du matin.

 

France5 célèbre Hugo avec le Sénat

A l'occasion des journées spécial Victor Hugo organisées par Sénat, France 5 et france5.fr continueront de rendre hommage au Poète-écrivain.
Le 21 octobre, le documentaire Victor Hugo et l'exil sera présenté à la presse au Sénat.
En prolongement de la diffusion le 17 novembre de la Bataille d'Hernani et d'un documentaire sur Victor Hugo et l'exil, France5 sera dans les coulisses de la spéciale Va Savoir enregistrée au Sénat et retransmettra les meilleurs moments des journées spéciales que le Sénat consacrera à Hugo le 15 et 16 novembre prochain.

Public Sénat

Outre une édition de l'émission "Bibliothèque Médicis" consacrée à "l'ami Hugo" le 25 janvier 2002, Public Sénat s'est étroitement associé à la commémoration du bicentenaire de la naissance de Victor Hugo par le Sénat.
Le vendredi 15 novembre, Public Sénat retransmettra en direct de 9 h 00 à 13 h 00 puis de 14 h 30 à 18 h 00, le colloque international consacré à l'exil.
Le samedi 16 novembre, de 15 h 00 à 17 h 00, Public Sénat animera et retransmettra en direct la cérémonie organisée dans le cadre de la Journée de la tolérance dans l'hémicycle du Sénat, avec le concours de Jean-Pierre Elkabbach.


« Ce que c'est que l'exil » 

Présentation des intervenants 
15 novembre 2002

Jacques Seebacher
Professeur honoraire de littérature française à l'université Paris VII, Jacques Seebacher a fondé dans cette même université le Groupe Hugo qui est l'un des foyers les plus actifs de la recherche hugolienne. Jacques Seebacher a également dirigé l'édition des œuvres complètes de Victor Hugo publiée dans la collection « Bouquins » par les éditions Laffont en 1985 et rééditée à l'occasion du bicentenaire de 2002. 

Michel Winock
Professeur émérite à l'Institut d'études politiques de Paris, conseiller littéraire aux éditions du Seuil et conseiller de la direction de la revue L'Histoire, Michel Winock est l'un des spécialistes de l'histoire politique, sociale et culturelle de la France aux XIXe et XXe siècles. Parmi les nombreux ouvrages qu'il a publiés, on peut citer La fièvre hexagonale 1871-1968, Nationalisme, antisémitisme et fascisme en France, Le siècle des intellectuels, Les voix de la liberté - Les écrivains engagés en France au XIXe siècle.

Karine Rance
Agrégée d'histoire placée en service détaché à l'Université Paris I (UFR d'Histoire) en qualité d'Attachée Temporaire d'Enseignement et de Recherche (ATER), Karine Rance est docteur de l'Université Paris I (titre obtenu le 15 décembre 2001 avec la mention très honorable et les félicitations du jury à l'unanimité). Sa thèse portait sur les Mémoires de nobles émigrés dans les pays germaniques pendant la Révolution française.

Sylvie Aprile
Maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université François Rabelais de Tours, membre du « Groupe Hugo », Sylvie Aprile est une spécialiste de l'histoire de l'exil au XIXe siècle.
A ce titre, elle a publié, outre de nombreux articles, L'autre rive, l'exil politique français au XIXe siècle, paru en 2002 chez Aubier.

Virginie Buisson
Chercheuse en sciences sociales, écrivain (L'Algérie ou la mort des autres - 1978 ; Nymphenbourg strass - 1981, Les lièvres de Pologne - 1982, L'homme du dimanche - 1983, Le silence des otages, à paraître en janvier 2003) et dramaturge (Chemin de halage - 1986), Virginie Buisson s'est plus particulièrement intéressée au sort des déportés de la Commune, auxquels elle a consacré un essai (Lettres retenues - Correspondances censurées des déportés de la Commune en Nouvelle-Calédonie, éditions du Cherche-Midi), des expositions itinérantes (Honoré Bonnaventure, matricule 17, de la Commune à la Nouvelle-Calédonie et Billet de passage, des émigrants bretons en Nouvelle-Calédonie). 
Virginie Buisson est par ailleurs commissaire de l'exposition Les proscrits que la salle des Conférences du Sénat accueille du 12 au 30 novembre. Cette exposition retrace à l'aide de portraits de l'identité judiciaire le parcours de 100 déportés de la Commune. Cette exposition suivra ensuite le parcours des déportés jusqu'en Nouvelle-Calédonie, via le Sénégal, le Brésil, l'Australie...

Robert Tombs
Professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Cambridge, Robert Tombs est un spécialiste du XIXe siècle français, et plus particulièrement de la période 1870-1914. 
Il est l'auteur de nombreux articles sur la Guerre de 1870 et la Commune de Paris - publiés notamment dans la revue L'Histoire, ou encore la Revue d'Histoire du XIXe Siècle - et est intervenu dans de nombreux colloques consacrés à cette période. Il a enfin enseigné aux Universités de Pennsylvanie et de Yale.
Sa thèse d'habilitation, War against Paris 1871, a été publiée à Cambridge en 1981.

Franck Laurent
Maître de conférences à l'université du Mans, Franck Laurent a publié en 2001 une anthologie des Ecrits politiques de Victor Hugo dans la collection « Références » au Livre de poche. Il a également dirigé la collection « Victor Hugo et l'Orient » (Maisonneuve et Larose) pour laquelle il a écrit Victor Hugo face à la conquête de l'Algérie.

François Fejtö
Né le 31 août 1909 à Nagykanisza (Hongrie), journaliste et historien, François Fejtö s'exile en France dans les années trente après avoir été emprisonné pour ses opinions politiques par le régime de l'amiral Horthy.
Auteur de l'Histoire des démocraties populaires (1952), ouvrage de référence de générations d'étudiants, mais aussi, entre autres, de La tragédie hongroise (1956), Le Juif et son Dieu (1961), Requiem pour un empire défunt (1989), La fin des démocraties populaires (1997), Le passager du siècle (1999), François Fejtö a consacré sa vie à faire connaître au public français la réalité complexe de l'Europe centrale.

Iona Popa
Attachée Temporaire d'Enseignement et de Recherche à l'Université de Poitiers (Département de Sociologie), Iona Popa prépare une thèse en sociologie avec pour sujet Transferts culturels Est-Ouest : les enjeux esthétiques et politiques de la traduction en France des littératures est-européennes (1945-1980).
Lauréate de la Faculté de Sciences politiques de l'Université de Bucarest, Iona Popa est également ancienne élève de l'Ecole normale supérieure d'Ulm Sèvres.

Alexandre Adler
Ancien élève de l'Ecole Normale supérieure de la rue d'Ulm, agrégé d'histoire, spécialiste de l'URSS et des questions de géopolitique internationale, auditeur à l'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN), professeur pour l'enseignement militaire supérieur détaché au ministère de la défense, directeur de la chaire des relations internationale du Collège interarmées de Défense de 1992 à 1998, Alexandre Adler est éditorialiste et journaliste. Il a collaboré à Libération, au Point et à l'Express. Il est aujourd'hui éditorialiste associé au Monde et directeur de la rédaction de Courrier International.

Bachir Boumaza
Né à Sétif en Algérie, Bachir Boumaza s'engage très jeune dans la lutte pour l'indépendance de son pays. Incarcéré et torturé à plusieurs reprises, il réussit une évasion spectaculaire de la prison de Fresnes en 1961 et se réfugie en Allemagne. A l'indépendance, il est élu député et devient ministre des Affaires sociales (septembre 1962) puis de l'Economie (septembre 1963). Membre du Conseil de la révolution mis en place après le renversement du président Ben Bella, il s'exile en 1966 et s'installe en Suisse. Il ne renoue avec la politique algérienne qu'avec l'ouverture démocratique en 1989. Nommé sénateur en 1997, Bachir Boumaza préside le Conseil de la Nation jusqu'en 2001.

Reza Daneshvar 
Ecrivain, dramaturge et traducteur iranien, Reza Daneshvar fuit son pays vers le Pakistan au début des années 80, au moment où le régime né de la révolution de 1979 se durcit. Prévenu de l'imminence de son arrestation par un de ses anciens étudiants, il ne tient pas à retrouver les geôles qu'il avait déjà connues sous le régime du Shah pour avoir publié un roman jugé pro-soviétique.
Exilé à Paris depuis 1982, Reza Daneshvar y exerce la profession de chauffeur de taxi pour survivre tout en continuant à écrire : ses œuvres sont publiées en persan par un éditeur suédois et diffusées clandestinement en Iran. Son dernier roman, Le brave des braves, a été traduit en français et publié en France en 2002. 

Marek Halter
Né à Varsovie, à l'âge de cinq ans, Marek Halter fuit avec ses parents les exactions nazies pour se réfugier en URSS. Il s'installe avec sa famille à Paris en 1950 et poursuit ses études de peinture à l'Ecole nationale des Beaux-Arts. Parallèlement à son activité artistique, il s'engage dans la lutte pour le respect des Droits de l'Homme et préside le Comité international pour la paix négociée au Proche-Orient. En 1976, son premier roman, Le fou et les rois, devient un best-seller. Ce succès sera suivi par celui de La mémoire d'Abraham (1983), Les fils d'Abraham (1989), Le vent des Khazars (2000). En 1991, il fonde avec Andreï Sakharov deux collèges universitaires français en Russie, à Moscou et à Saint-Petersbourg et travaille activement au rapprochement entre la Russie et l'Europe.

Jordan Plevnes
Né en 1953, poète et auteur dramatique d'origine macédonienne, Jordan Plevnes est, depuis décembre 2000, ambassadeur de la République de Macédoine à Paris.
Plusieurs de ses pièces ont été traduites et représentées en Europe ainsi qu'aux Etats-Unis. Il convient de noter, parmi celles-ci, La peau des autres, Mon Assassin très cher, Le bonheur est une idée neuve en Europe (première pièce écrite en français), « RRR », Dernier homme, dernière femme. 

Reza 
Né à Tabriz (Iran), Reza Deghati (connu professionnellement sous le seul nom de Reza) devient reporter photographe après avoir suivi des études d'architecture à l'université de Téhéran. Ses premiers reportages photographiques consacrés à la société rurale de son pays lui valent trois années d'emprisonnement sous le régime du Shah. 
Après avoir travaillé pour l'Agence France Presse, il devient correspondant de Newsweek en Iran. En 1980, face au durcissement du régime religieux, il quitte son pays pour s'installer à Paris. Photographe de renommée internationale, il réalise de nombreux reportages pour les grands titres de la presse américaine et européenne ainsi que de nombreuses expositions de photographies. 
Ses reportages l'ont notamment amené à se rendre à plusieurs reprises en Afghanistan où il a fait connaissance avec le commandant Massoud dont il est devenu l'ami. Fidèle à son engagement pour la reconstruction de l'Afghanistan, Reza a fondé plusieurs associations humanitaires. L'une d'entre elles, Aïna, soutient la publication d'un hebdomadaire trilingue (français, dari et pachtou), Les nouvelles de Kaboul, destiné à réhabituer les Afghans à une presse libre ainsi qu'à former des journalistes.

Sabine Yi 
Née en Corée, exilée en France à partir de 1964, où elle suit son mari, opposant à la dictature Park, Sabine Yi poursuit une double carrière professionnelle dans l'édition comme responsable, au sein des Editions Robert Laffont, de la conception et de l'iconographie des livres d'art, et le journalisme, en agence de presse, notamment lors des grandes commémorations nationales françaises, dont le bicentenaire de la Révolution française. Elle est également auteur du Livre de l'amateur de thé.
Elle est également membre du Conseil de la Réunification, institué par M. Kim Dae Jung pour réfléchir sur les modalités du rapprochement entre les deux Corées.

Paula Jacques
Romancière et productrice d'émissions radiophoniques, née au Caire, Paula Jacques est d'abord animatrice culturelle à la Comédie Jean Dasté à Saint-Etienne (1967-1971). Elle devient journaliste à France-Culture et France Inter en 1975, productrice des émissions littéraires Pentimento, Nuits noires. Elle crée et anime en 1995 la première émission philosophique, Cogito, sur La Cinquième. Elle anime aujourd'hui l'émission Cosmopolitaine sur France-Inter.
Son roman Deborah et les anges dissipés a reçu le prix Femina en 1991. Elle est aujourd'hui membre du jury du prix Femina. 
L'exil est l'un des thèmes essentiels de son œuvre littéraire qui comprend également Un baiser froid comme la lune (1983), La descente au paradis (1995), Les femmes avec leur amour (1997), Gilda Stambouli souffre et se plaint... (2002).

Henri Lopes
Né au Congo belge, Henri Lopes a effectué ses études en France, avant d'exercer de très hautes fonctions politiques (Premier ministre de la République populaire du Congo de 1973 à 75) et internationales (directeur général adjoint de l'UNESCO pour l'Afrique).
Membre du Haut conseil de la Francophonie (depuis 1982) et du Conseil supérieur de la langue française (depuis 1999), Henri Lopes a été lauréat du Grand Prix de la Francophonie de l'Académie française, décerné pour l'ensemble de son œuvre (1993). Il est actuellement ambassadeur du Congo à Paris.

Slimane Benaïssa 
Dramaturge et romancier, Slimane Benaïssa quitte l'Algérie pour la France en 1993 afin de fuir la violence intégriste.
Ancien collaborateur du dramaturge et romancier Kateb Yacine, Slimane Benaïssa est le premier à avoir fait monter sur scène l'arabe dialectal, le parler de la rue. Il est également le premier à avoir fondé une troupe de théâtre indépendante dans son pays.
Son œuvre comporte de nombreuses pièces de théâtres (Au-delà du voile, Le conseil de discipline, Marianne et le marabout, Prophètes sans Dieu, Mémoire à la dérive, etc.) ainsi que des romans (Les fils de l'amertume, Le silence de la falaise). Depuis juin 2000, Slimane Benaïssa est membre du Haut conseil de la Francophonie.

Nedim Gürsel
Né en Turquie, enseignant à l'université Paris III et chargé de recherche au CNRS, Nedim Gürsel est venu achever ses études à Paris dans les années 1970 où il a consacré sa thèse à Louis Aragon. Il navigue depuis entre la France et la Turquie où il est un auteur consacré (la plus haute distinction littéraire turque lui a été décernée en 1976, soit à l'âge de 25 ans !). Son œuvre, largement traduite, jouit d'une reconnaissance complète dans son pays. Parmi les titres traduits en français figurent Le roman du conquérant, La première femme, Un long été à Istanbul, Le dernier tramway.

Masao Haijima
Né à Tokyo, ancien élève de l'Ecole des Beaux-Arts Sokei de Tokyo, Masao Haijima s'est installé à Paris en 1973 où il poursuit ses études à l'Ecole des Beaux-Arts avant d'enseigner à l'Ecole supérieure des arts et techniques. Depuis 1977, il réalise de nombreuses expositions, tant à titre individuel que collectif. exposé ses toiles au. L'œuvre de Masao Haijima est également exposée dans les Galeries Taménaga de Tokyo et Paris ainsi qu'au Musée des arts décoratifs. 
Totalement francophone, grand amateur de littérature française - et notamment de Georges Bataille - Masao Haijima (qui n'est retourné qu'une seule fois au Japon depuis 1973) est l'un des seuls peintres d'origine japonaise auxquels la Galerie Taménaga accorde une pension.

Françoise Morechand
Née à Paris, Françoise Morechand vit au Japon depuis 1958. Après avoir exercé l'activité de professeur de français sur la chaîne NHK, elle devient présentatrice et de productrice de nombreuses émissions télévisées au Japon. Elle a également dirigé les relations publiques de grandes sociétés françaises installées au Japon (Dior, Chanel). Elle a fondé la société de création de mode, de kimonos et des arts de la table Snob Planning à Tokyo. 
Françoise Morechand est également membre associée de la commission sur l'environnement instituée par le Ministère de la Construction et de l'aménagement du territoire et la ville de Tokyo ainsi que déléguée, depuis 2000, du Conseil supérieur des Français de l'Etranger pour la région Asie.

Nicolas Petrovitch Njegosh de Monténégro
Descendant direct du dernier roi du Monténégro, Nicolas Petrovitch Njegosh est né en France d'une mère bretonne. Il exerce le métier d'architecte. Il a repris contact avec son pays d'origine en 1989 à l'occasion du retour du corps du roi Nicolas Ier à Cetinje, l'ancienne capitale du Monténégro.
Il s'est, depuis lors, beaucoup impliqué au Monténégro, en fondant notamment la biennale d'art contemporain de Cetinje et en exhortant sans relâche ses compatriotes à ne pas sombrer dans la guerre civile. Il est également président de l'association Izbor pour la défense des droits des victimes de discrimination ethnique en Yougoslavie et vient de créer l'association Europe-Monténégro, qui prodigue une assistance humanitaire.
Son itinéraire a été retracé dans un film documentaire diffusé en 1995 et intitulé « L'homme qui ne voulut pas être roi ».

Julia Kristeva
Née en Bulgarie, Julia Kristeva émigre en France en 1965 pour poursuivre ses études. Psychanalyste, linguiste, essayiste, elle devient rapidement une figure éminente du paysage intellectuel français. Parmi ses nombreux ouvrages, on peut citer La révolution du langage (1974), Étrangers à nous-mêmes (1988), Les samouraïs (1990), Les maladies de l'âme (1993), La révolte intime (1997). Récemment, Julia Kristeva a publié Le génie féminin, une trilogie consacrée à Hannah Arendt, Mélanie Klein et Colette.
Julia Kristeva dirige l'école doctorale Langue, littérature et civilisation de Paris VII.


«  Après l'exil : Combats pour la tolérance   » 

Présentation
16 novembre 2002


« Sois d'autant plus sévère aujourd'hui que tu seras plus compatissant demain » 
(
Victor Hugo : « Ce que c'est que l'exil »)

La journée du 16 novembre n'est pas seulement la suite chronologique du colloque du 15 novembre ; elle en est en quelque sorte la continuation et l'accomplissement, à l'image de l'itinéraire de l'exilé tel que l'a décrit Victor Hugo.

L'exil est songe, pensée, souffrance. Il est aussi une transformation de l'être qui le rend plus disponible pour la réconciliation et l'attention aux autres. « L'exilé, écrit Hugo, constate en soi le magnifique mélange de l'indignation qui s'accroît et de l'abaissement qui augmente »... « Combattre avec l'espoir de pouvoir pardonner, c'est le grand effort et le grand rêve de l'exil »... « Blessé lui-même, saignant lui-même, il s'oublie, et il panse de son mieux la plaie humaine... ».

Cette journée sur la tolérance sera d'abord une journée d'espoir. Elle est conçue sur l'idée que la construction de la société politique repose sur le dépassement des conflits. Cela ne signifie pas qu'elle les nie, ni qu'elle entend substituer un idéal inaccessible à des réalités parfois douloureuses. La réconciliation et le lien social se nourrissent de la reconnaissance des différences et s'alimentent au désir de la compréhension.

La manifestation du 16 s'adresse donc en priorité à la jeunesse. Seront réunis dans l'hémicycle, les vainqueurs du concours organisé par le Sénat avec le soutien du ministère de l'éducation nationale, sur le thème « Victor Hugo, témoin et acteur de son siècle ».

Les vainqueurs du concours seront appelés à dialoguer avec les personnalités emblématiques de la politique, de la littérature, des arts, que le destin aura conduites, à partir de situations extrêmement différentes, à accomplir un chemin parallèle à celui de Victor Hugo. Dépassant la commémoration, cette manifestation sera donc placée sous le signe de l'actualité tout en maintenant un lien avec la commémoration du bicentenaire.

L'actualité de Victor Hugo sera également soulignée grâce au concours de la Comédie française par la lecture de textes du grand écrivain.

Très française par son enracinement culturel, cette journée se voudra la concrétisation de cette « république universelle » dont rêvait Hugo. Telle est la raison pour laquelle le Bureau du Sénat a choisi la date du 16 novembre qui a été déclarée par l'Unesco « Journée mondiale de la tolérance ».


«  Après l'exil : Combats pour la tolérance   » 

Programme
16 novembre 2002

10h00
Accueil des lauréats du concours Victor Hugo
10h30/12h 1ère étape : travaux préparatoires en commission

Réunion le matin en commissions animées par un sénateur, un administrateur ainsi que, éventuellement, par un comédien (qui pourrait passer successivement dans plusieurs groupes)

L'objectif est de préparer les questions posées l'après-midi aux personnalités présentes, ainsi que de discuter et voter une motion courte qui sera présentée par un rapporteur en séance publique.

12h00/14h00 Déjeuner suivi ou précédé, si possible, d'une visite du Sénat
15h00/17h00 2ème étape : séance publique dans l'hémicycle du Sénat
 

Débats, lectures, témoignages animés par Jean-Pierre Elkabbach, président-directeur général de Public Sénat

Message de Mstislav Rostropovitch

Les élèves des 14 établissements "Victor Hugo", lauréats du concours organisé par le Sénat et le ministère de l'Education nationale

Rachida Brakni, pensionnaire de la Comédie FrançaiseLes sociétaires de la Comédie-Française (lectures de textes de Hugo 
par Mme Nada Strancar, comédienne)

Les invités du Sénat : 

Françoise Rivière, directrice générale adjointe de l'Unesco
Valdas Adamkus, Président de la République de Lituanie
Siméon de Saxe-Cobourg Gotha, Premier ministre de Bulgarie
Andrzej Wajda, cinéaste
Jorge Semprun, écrivain et homme politique
François Cheng, écrivain, membre de l'Académie-Française
Luc Ferry, ministre de la Jeunesse, de l'Education nationale et de la Recherche

Intervention de M. Christian Poncelet, Président du Sénat



«  Après l'exil : Combats pour la tolérance  » 

Personnalités présentes
16 novembre 2002

Valdas Adamkus
Né à Kaunas (Lituanie), Valdas Adamkus est résistant durant la Seconde Guerre Mondiale. Il émigre aux Etats-Unis en 1949 pour y passer près de quarante-cinq années, tout en gardant des relations avec les exilés lituaniens sur le sol américain, dont il devient l'une des figures dirigeantes. Il rentre en Lituanie en 1993 où il entame une carrière politique couronnée par son élection à la présidence de la République de Lituanie en 1998.

Siméon de Saxe-Cobourg Gotha
Né à Sofia, proclamé roi de Bulgarie à l'âge de sept ans sous le nom de Siméon II (1943), destitué en 1946, Siméon de Saxe Cobourg Gotha s'exile d'abord en Egypte, puis aux Etats-Unis et s'établit enfin en Espagne. Il rentre pour la première fois en Bulgarie en 1996. Ses biens lui sont restitués en 1998. Son parti politique, le Mouvement national pour le Roi Siméon II, a remporté les élections législatives en 2001 et il occupe, depuis lors, le poste de Premier Ministre.

Mario Soares
Né à Lisbonne, Mario Soares s'engage très jeune dans la lutte contre le régime autoritaire de l' " Estado Novo ". Arrêté treize fois, incarcéré pendant près de trois ans, il décide de s'exiler en France en 1970. Il y devient professeur d'université et ne reviendra au Portugal qu'après la " Révolution des œillets " du 25 avril 1974. Après avoir été envoyé dans les capitales européennes pour obtenir la reconnaissance du nouveau régime démocratique portugais, Mario Soares occupe le poste de Ministre des Affaires étrangères de 1974 à 1975. Pendant cette période, il amorce avec succès le processus de décolonisation des colonies portugaises.
Mario Soares accède à la présidence du gouvernement de 1976 à 1978 puis de 1983 à 1985. Pendant l'exercice de ses fonctions, il entame le redressement de l'économie portugaise et initie le processus d'adhésion à la Communauté économique européenne. 
Mario Soares est élu président de la république en 1986 et réélu triomphalement en 1991. En 1986, sa volonté d'ancrer le Portugal à l'Europe se voit enfin récompensée : le 1er janvier, le Portugal entre officiellement dans la Communauté économique européenne. En 1999, il est élu député au Parlement européen sur la liste du parti socialiste portugais.

Andrzej Wajda
Né à Suwaki au nord-est de la Pologne, Andrzej Wajda s'engage à seize ans dans la résistance polonaise non-communiste. Après la guerre, il poursuit ses études à l'école de cinéma de Lodz. Ses premièrs films sont marqués par les souvenirs de la guerre, de la résistance et les durs lendemains de la libération. En 1978, le festival de Cannes révèle L'homme de marbre qui remet en question l'époque stalinienne et le réalisme socialiste. En 1981, L'homme de fer obtient la Palme d'Or.

Militant du syndicat Solidarité, Andrzej Wajda conserve malgré tout sa liberté de mouvement après le coup d'Etat de 1981. La transition démocratique de 1989 lui permet de siéger quelques temps au sein du Sénat polonais. Son dernier film, Pan Tadeusz - adapté d'un roman de Mickiewicz - retrace la geste des émigrés polonais du XIXe siècle fuyant l'oppression tsariste à travers l'Europe.

Jorge Semprun
Né à Madrid, appartenant à une des rares familles républicaines de l'aristocratie espagnole, Jorge Semprún quitte l'Espagne en 1937 pour La Haye où son père représente le gouvernement républicain. A partir de 1939, il vit en exil à Paris où il poursuit ses études. Membre du parti communiste espagnol clandestin et de la Résistance, il est arrêté et déporté à Buchenwald en 1943.
A son retour de déportation, il continue d'appartenir au parti communiste espagnol et participe à ses activités clandestines jusqu'à ce qu'il soit exclu du parti en 1964. 
Après cette date, il entame une deuxième carrière de romancier (Le grand voyage - 1963, L'évanouissement - 1967, La deuxième mort de Ramon Mercader - 1969, Prix Fémina, La montagne blanche - 1986), essayiste (L'écriture ou la vie - 1994 Prix Fémina Vacaresco, Adieu, vive clarté... - 1998) et scénariste (La guerre est finie - 1966, Stavisky - 1974). De 1988 à 1991 il est ministre de la culture du gouvernement espagnol. Jorge Semprun est membre de l'académie Goncourt depuis 1996.

François Cheng
Né à Nanchang (Chine), François Cheng obtient en 1948 une bourse de l'Unesco pour étudier la peinture occidentale en Europe. Il s'installe alors à Paris où il poursuit ses études dans des conditions difficiles. Naturalisé français en 1971, François Cheng enseigne à partir de 1974 la littérature et l'esthétique chinoise à Paris VII. Son premier livre en français, un essai intitulé L'écriture poétique chinoise paraît en 1977.
En 1998, son roman Le dit de Tanyi obtient le prix Fémina et le révèle au grand public. Il est élu à l'Académie française en 2002.


«  Le concours Victor Hugo » 


Dans le cadre de la commémoration du bicentenaire de la naissance de Victor Hugo, le Sénat a lancé en février 2002 un concours à l'intention des lycées et collèges portant le nom de Victor Hugo. Ce concours s'appuyait sur une brochure intitulée Victor Hugo, témoin et acteur de son siècle, coéditée par le Sénat et le Centre national de la documentation pédagogique et a reçu le soutien du ministère de l'Education nationale.

Le jury, composé de sénateurs, de représentants du ministère de l'Education nationale et du secrétaire général de la Comédie française s'est réuni au Sénat pour sélectionner les établissements Victor Hugo qui seront invités au palais du Luxembourg le 16 novembre 2002.

11 collèges et 3 lycées ont été retenus :

Collèges (par ordre alphabétique) : 

Bourges (Cher)
Carmaux (Tarn)
Chauny (Aisne)
Colmar (Haut-Rhin)
Créteil (Val de Marne)
Lavelanet (Ariège)
Le Donjon (Allier)
Lugny (Saône-et-Loire)
Nantes (Loire-Atlantique)
Paris
Tulle (Corrèze)

Lycées (par ordre alphabétique) : 

Château-Gontier (Mayenne)
Marseille (Bouches-du-Rhône)
Poitiers (Vienne)

Le concours comportait un questionnaire et une question ouverte « Quelle est, selon vous, l'actualité de Victor Hugo ? ». Les formes adoptées des réponses ont été très variables, allant de la réalisation de créations graphiques à la rédaction de poèmes, de recherches sur l'histoire locale (circonstances dans lesquelles l'établissement a été baptisé Victor Hugo) et même jusqu'à la réalisation d'un projet global de signalétique à l'intérieur de l'établissement.

Les thématiques qui se dégagent des réponses s'inspirent exactement des principaux actes et combats de Victor Hugo :

- la construction européenne, 
- l'abolition de la peine de mort,
- la lutte contre la misère, la lutte contre le travail des enfants.

Ces derniers thèmes ont donné lieu à des travaux révélant parfois un certain pessimisme, voire un désarroi, devant les problèmes de la société contemporaine. Une deuxième thématique forte a consisté dans la recherche des traces hugoliennes dans l'environnement du collège et du lycée. Enfin, le thème de l'exil a été une source d'inspiration forte qui s'est traduite sous la forme de poèmes et de témoignages.

Le 16 novembre 2002, déclaré journée de la tolérance par l'UNESCO, une délégation de chaque établissement lauréat participera à la rencontre que le Sénat organise dans son hémicycle, en compagnie de personnalités emblématiques de la politique, de la littérature, des arts - que le destin a conduites, à partir de situations extrêmement différentes, à accomplir un chemin parallèle à celui de Victor Hugo -, des sénateurs élus de leur département et d'acteurs de la Comédie Française.

Résolution adoptée le samedi 16 novembre 2002 en séance publique