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Les tapisseries de Dom Robert au Sénat 


Exposition du 22 juin au 10 juillet 2003
de 9h30 à 19h30


Orangerie du Jardin du Luxembourg 
(entrée rue Guynemer)


Entrée gratuite
 
 

  







 Les aquarelles
 


 Les tapisseries


Les enluminures


 Les photos
 



 

 


Dom Robert 

Repères biographiques

1907 Naissance de Guy de Chaunac à Nieul-l'Espoir (Vienne), Études secondaires au collège des Jésuites de Poitiers
 
1925 Élève à l'École des Arts Décoratifs de Paris, dessine les cavaliers du Bois de Boulogne. 

1927/29 Service militaire au 2e Régiment de Spahis marocains à Marrakech et dans l'Atlas.
 
1929/30 Dessinateur pour tissus chez Ducharme, à Lyon
 
1930 Ses relations avec Jacques Maritain, via Jean Cocteau et Maxime Jacob le conduisent à l'abbaye d'En Calcat (Tarn), où il entre avec ce dernier. Ses études de philosophie et de théologie lui font abandonner provisoirement la peinture.
 
1937 Commence les enluminures d'un évangéliaire. Il est ordonné prêtre.
 
1939 Fait partie d'un groupe de reconnaissance en Lorraine.
 
1940 Démobilisé dans le Larzac (Aveyron) ; émerveillement devant cette nature; son style s'oriente vers une écriture plus personnelle.
 
1941 Visite de Jean Lurçat à En Calcat qui l'oriente vers la tapisserie. 
Ses premières tapisseries sont tissées par la maison Tabard à Aubusson à partir de ses aquarelles, agrandies et "transformées" en carton numéroté.
Grand succès de ses premières œuvres.
 
1943 Participe à une première exposition collective au musée des Augustins à Toulouse.
 
1943/46 Sujets religieux dans ses tapisseries.
 
1947 Monastère de Kerbeneal, futur Landévennec dans le Finistère. Convalescence artistique et morale.
 
1948/57 Buckfast Abbey (Devonshire). Dessins de moines, joueurs de cricket et de football ; études de chevaux, vaches et moutons sauvages.
 
1958 Retour à En Calcat. 
Début d'une fructueuse période de création. Les tapisseries de Dom Robert sont tissées aux ateliers F.Tabard et S. Goubely à Aubusson. 
 
1962 Exposition à Paris, galerie La Demeure, du 6 au 24 juin .
 
1966 Paris, galerie La Demeure, du 17 octobre au 13 novembre.
 
1970 Frère Robert signe désormais Dom Robert .
 
1974 Paris, galerie La Demeure, du 24 avril au 25 mai . 

1987 Exposition à Paris, galerie Inard, du 12 novembre au 12 décembre.
 
1990 Exposition à Angers, au musée J .Luçat et de la tapisserie contemporaine, du 30 mars au 24 juin puis, à Aubusson, au musée départemental de la tapisserie, du 4 juillet au 16 septembre. Et à Albi, au musée Toulouse - Lautrec, du 13 octobre au 2 décembre. 

1992 L'Herbe qui lève, dernier carton de l'artiste tissé à l'atelier Goubely.

1997 Mort de Dom Robert 

 

Dom Robert (Guy de Chaunac-Lanzac) 1907 - 1997

Quand Jean Lurçat, de passage à l'abbaye bénédictine d'En Calcat dans le Tarn en 1941, découvre les aquarelles et les enluminures de Dom Robert, il pressent la puissance et l'originalité qui feront de ce moine l'un des cartonniers les plus féconds et les plus admirés du XXème siècle ; la tapisserie d'Aubusson connaît au lendemain de la guerre un renouveau extraordinaire, et les courants symbolistes et abstraits occupent le devant de la scène, mais à travers l'oeuvre de Dom Robert revit avec une force étonnante la tradition pluriséculaire du motif champêtre, des mille-fleurs, des "verdures".

A l'Orangerie du Sénat seront rassemblées plus de cinquante tapisseries retraçant l'itinéraire.

Communiqué de presse :

Assemblée représentante des collectivités locales et, de ce fait, attachée à la préservation des espaces naturels et au développement des activités humaines productrices de richesses, de culture et de talents sur tout le territoire, le Sénat est particulièrement heureux de répondre aux représentants du Tarn en rendant hommage, au coeur de son Jardin du Luxembourg, à une oeuvre fondée sur la contemplation de la nature. Cette rétrospective de tapisseries de Dom Robert, homme de culture et d'inspiration, en nous donnant « la clef des champs » nous invite à redécouvrir l'un de ces métiers d'art, la tapisserie, qui font la renommée de la France.

Une initiative conjointe du Sénat et de l'un de ses « territoires » qui préfigure une exposition permanente :

Organisée à l'initiative de l'Association des Amis de Dom Robert avec le concours du conseil général du Tarn, la rétrospective de l'Orangerie du Luxembourg prolonge l'exposition Richesses du Tarn qui d'année en année à déroulé à Réalmont la quasi-totalité de l'oeuvre de Dom Robert et préfigure l'espace d'art contemporain dédié à l'initiation et à la créativité, orienté vers l'observation de la nature qui lui sera consacré à Dourgne.

Ce « retour à Dom Robert » n'est que justice puisque c'est dans ce département et ses espaces préservés qu'il a trouvé sa source d'équilibre et de sujet, et son refuge. Un refuge habité et industrieux, qui assume aujourd'hui la reconversion de ses activités traditionnelles et se tourne vers les industries nouvelles.


Une oeuvre intemporelle et de son temps :

Dom Robert a centré toute son oeuvre sur la nature : les chevaux, les fleurs, les poules, les herbes... qu'il peint avec réalisme et naïveté à la fois. Une nature nue, dégagée de tout ce que surajoute l'industrie des hommes. Une nature, telle qu'elle est sortie, pour Dom Robert, des mains du Créateur.


Un homme à part et qui dépasse les modes :

Cet attrait pour la contemplation, Guy de Chaunac-Lanzac le découvre très jeune : à trois ans, il dessine ; à sept, il peint. Passionné d'art, il s'inscrit à l'Ecole des arts décoratifs, mais préfère l'école buissonnière passant ses après-midi à dessiner sur les champs de course. Il aborde l'aquarelle, expose chez Berheim jeune.

Ses relations avec Jacques Maritain, via Jean Cocteau et Maxime Jacob, le conduisent à l'abbaye bénédictine d'En Calcat où il entre en 1930. De retour à En Calcat en 1958, après un séjour de 10 années en Angleterre, il retrouve ses marques dans cette région, se met à produire, ne s'arrêtera plus.


La tapisserie, technique traditionnelle et renouvelée: 

Ces aquarelles remarquées vont devenir sans aménagement notoire des cartons puis des tapisseries. L'inépuisable fidélité du regard de Dom Robert sur la nature fait de lui successivement aux ateliers Tabard, puis aux ateliers Suzanne Goubely, à Aubusson, un des artistes les plus connus du monde de la tapisserie. L'art du dessinateur, associé à la technique du lissier, connaît un renouveau au XXème siècle et fait la renommée d'Aubusson. Les courants symbolistes et abstraits occupent le devant de la scène, mais à travers l'oeuvre de Dom Robert revit avec une force étonnante la tradition pluriséculaire du motif champêtre, des mille-fleurs, des « verdures »... Cette exposition est aussi un hommage à l'action du conseil général de la Creuse et de son action de promotion de la tapisserie s'appuyant sur son Musée départemental de la Tapisserie d'Aubusson.