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Illustration : exposition d'automne Les jardins Brésiliens

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Dans le cadre de l’année du Brésil, le Sénat présente pour l’Exposition d’automne, « Les Jardins Brésiliens » avec le concours du groupe TRUFFAUT du 23 au 29 septembre prochain, dans la prestigieuse Orangerie du Jardin du Luxembourg.

Sous la direction artistique de la scénographe colombienne Marcela Lopez, les jardiniers du Sénat présentent 30 saynètes de jardins éphémères résolument contemporaines et créatives, qui invitent à un voyage surprenant pour évoquer l’inestimable richesse de la flore brésilienne, depuis la forêt luxuriante jusqu’aux zones désertiques.

Ce parcours végétal sera ponctué des photographies de l’exposition
« Araucaria 2005 » et d’une mise en scène d’objets TRUFFAUT.
Une visite qui enchantera tous les amateurs, petits et grands, de plantes exotiques !

Illustration : exposition d'automne Les jardins Brésiliens

Organisée dans le cadre de l’année du Brésil, cette exposition offre aussi l’occasion de rappeler que la célèbre collection nationale d’orchidées du jardin du Luxembourg, est d’origine brésilienne, puisqu’elle provient à l’origine d’un don du médecin de l’empereur du Brésil.
Elle présentera également les créations d’art floral de l’association des auditeurs des cours du jardin du Luxembourg.L’exposition profitera également des données recueillies par la Mission Botanique « Araucaria 2005 » du CCVS.
En effet, en mai dernier, TRUFFAUT a soutenu la nouvelle Mission Botanique initiée par le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées (CCVS) au Brésil, et baptisée « Araucaria 2005 ».

L’Araucaria est l’arbre emblématique brésilien de la forêt côtière « Mata Atlantica », faisant écho à l’autre forêt brésilienne : la forêt amazonienne. Durant cette mission, composée de 7 membres, Nadia Loury géographe et ancienne Directrice du Parc Floral de la Source à Orléans, a représenté TRUFFAUT au cours de ce voyage.
Le double objectif de la mission était non seulement de sensibiliser les collectionneurs français au problème de la forêt côtière, sans cesse menacée par l’urbanisation ; mais également d’établir une action avec les Autorités pour l’introduction en France de certains de ses végétaux.

Rendez-vous avec le Sénat, TRUFFAUT et leurs partenaires "Mon jardin ma maison" et "Le Parisien" du 23 au 29 septembre 2005 à l’Orangerie du Jardin du Luxembourg pour une découverte de la " flore brésilienne dans tous ses états".

Entrée 5 rue Guynemer – Paris VI
Horaires d’ouverture : de 10h à 18h30


Contact presse :
Sénat : Yves Marek : 01.42.34.23.07 Jean-Marc Virieux : 01.42.34.28.94
Truffaut : Jacqueline Gay : 01.48.04.00.79

LES ORCHIDÉES DU JARDIN DU LUXEMBOURG

Photo : Cochleanthes guianensis - Orchidée de GuyaneOrigine de la collection

C’est en 1838 que le médecin de l’empereur Dom Pedro II du Brésil, le docteur Antonio Peixoto, fit parvenir à Achille Richard, professeur de physique et de botanique à la Faculté de médecine de Paris, un lot de trente-trois espèces d’orchidées brésiliennes.

La culture des orchidées était alors peu pratiquée en Europe mais Peixoto, qui avait étudié la médecine et la chirurgie à Montpellier et à Paris où il avait fait la connaissance de Richard, connaissait l’intérêt que portait ce grand botaniste aux orchidées. C’est ainsi qu’il était l’auteur d’un ouvrage intitulé
« Monographie sur les orchidées des Îles de France et de Bourbon », paru dès 1828.

Achille Richard confia ces orchidées brésiliennes au jardinier en chef du jardin botanique de la Faculté de médecine, Jean-Baptiste Lhomme. Le jardin botanique était alors situé au sud de l’actuel jardin du Luxembourg, le long de l’avenue de l’Observatoire. Passionné par le mode de vie et de multiplication de ces plantes et grâce à des échanges avec des horticulteurs et des collectionneurs, Lhomme développa la collection qui compta jusqu’à 1200 espèces.

En 1859, le jardin botanique de la Faculté de médecine est supprimé. A la demande de Lhomme et du jardinier en chef du Jardin du Luxembourg, Auguste Rivière, que des liens étroits unissaient à la Faculté de médecine (il y avait commencé sa carrière de jardinier et avait, dès 1842, procédé à des hybridations d’orchidées), le Sénat accepta d’accueillir la collection d’orchidées au jardin du Luxembourg et de faire construire spécialement une serre pour l’abriter.
Photo : orchidée Gongora cf grosii


La collection d’orchidées aujourd’hui

Si l’on ne possède aucun renseignement précis sur le contenu de la collection lorsqu’elle arriva au Luxembourg, la quantité d’hybrides réalisés chaque année à partir de 1883 et la très grande diversité des espèces génitrices employées alors laissent penser que la collection était déjà fort riche en Paphiopedilum ou « Sabots de Vénus ». C’est le genre botanique le plus représenté aujourd’hui avec plus de 60 espèces et 540 hybrides, constituant la plus importante collection du genre en France, reconnue collection nationale par le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées (C.C.V.S.).

La collection d’orchidée comporte aujourd’hui plus de 10000 plantes appartenant à 150 genres, soit plus de 1350 hybrides et espèces d’orchidées tropicales différentes, avec notamment parmi les plus remarquables : Lycaste skinneri, Peristeria elata, Schomburgkia superbiens, Stenorrhynchus speciosus ainsi que la collection nationale d’orchidées de Guyane française.

Photo : Cattleya x 'Colibri' Depuis sa création, la collection d’orchidées du Luxembourg a eu la chance de bénéficier précocement des découvertes et des nouvelles techniques de cultures : utilisation d’inoculums de Rhizoctonia pour favoriser la germination des graines, culture de ces souches sur milieu gélosé, et depuis les années 1960, techniques de semis asymbiotiques in vitro dans un laboratoire de culture spécialement dédié à cet effet.

Les serres de collections ne sont accessibles au public que lors des Journées européennes du Patrimoine qui se déroulent chaque année en septembre.

 

Marcela LOPEZ, Directrice artistique, scénographe

Truffaut a confié la direction artistique de l’exposition à une jeune designer et architecte colombienne travaillant à Paris, Marcela LOPEZ.

Après des études d’architecture à Bogota, et des débuts d’architecte dans plusieurs cabinets en Colombie qui l’ont amené à aménager des appartements pour des personnalités de la scène artistique colombienne, comme à réaliser des scénographies pour des événements culturel ou commerciaux. Marcela LOPEZ s’est tournée vers le design avec une prédilection pour un travail de création de meubles et d’objets à partir de détournements d’objets de l’univers urbain.

Depuis son arrivée en France, Marcela LOPEZ a intégré l’équipe du Musée du Luxembourg, au Sénat avant de poursuivre ses activités d’architectes au sein d‘un cabinet parisien et de se consacrer à ses créations de designer, toujours centrée sur l’univers urbain et la récupération, et souvent empreint de références à l’esthétique des années 70.

Elle poursuit notamment en partenariat avec la RATP, un travail de création autour de l’imaginaire des transports qui sera exposé en 2006 à la galerie « Première Station ».

Dans la scénographie de l’exposition « les jardins brésiliens » dans le cadre de l’exposition d’automne du Sénat, Marcela Lopez a cherché à traduire, conformément à son propre parcours, à la fois l’exubérance de son continent et le parti-pris résolument moderne et créatif de cette exposition, voulue par le Sénat et Truffaut comme une véritable création, invitant à des parcours surprenants.

Assistant : Mathieu Alfandary
Contact : marcelalopezs@yahoo.com