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Illustration : exposition Lalique au musée du Luxembourg


Illustration : Lexposition organisée au Musée du Luxembourg, du 7 mars au 29 juillet 2007, est consacrée à l'oeuvre de René Lalique (1860-1945), “inventeur” selon Emile Gallé “du bijou moderne”, une personnalité exceptionnelle pleinement immergée dans son époque, une époque marquée par une intense effervescence intellectuelle et artistique.

Illustration : René Lalique entre dans le métier en 1880, comme dessinateur de bijoux pour les joailliers du Palais-Royal. Il se fait rapidement remarquer par la qualité et l'originalité de ses dessins, entre autres par Alphonse Fouquet qui réalise alors des bijoux inspirés par la Renaissance : “Je ne connaissais pas de dessinateur en bijou, enfin, en voici un” (1884). En 1885, il accepte la proposition d'un joaillier de reprendre son atelier. Il y réalise pendant plusieurs années de la joaillerie pure, avec le concours des ouvriers dirigés par Paul Briançon qui l'assistera durant vingt ans. Il participe à l'Exposition universelle de 1889 en tant que collaborateur anonyme de Vever et de Boucheron. La multiplicité des commandes le contraint à agrandir ses ateliers : rue du Quatre- Septembre, puis au 20 rue Thérèse, à l'angle de l'avenue de l'Opéra, en 1890. Il dispose alors d'une trentaine d'ouvriers. Deux ans plus tard, il s'engage dans une époque de surmenage, travaillant sans relâche, dessinant, modelant, faisant des études et des essais techniques de tous genres, sans interruption, avec la volonté d'arriver à un résultat nouveau et de créer quelque chose qu'on n’aurait pas encore vu.” Il acquiert la capacité d'une conception globale de l'oeuvre en la suivant au cours de toutes ses étapes : du dessin ou du modelage d'après nature, ou encore des photographies réalisées à Clairefontaine à partir de 1898, à l'oeuvre achevée sur laquelle il peut graver son nom, en capitales, et poser son poinçon.

Illustration : En 1890, il rencontre Augustine-Alice Ledru, dont le père et le frère, deux sculpteurs praticiens de Rodin, réalisent des modèles dont il s'inspire pour ses bijoux. Délaissant les matériaux traditionnels - platine, diamants, pierres précieuses serties - et les ornements - noeuds et rubans hérités du XVIIIe siècle, styles historiques… - il leur préfère l'or ciselé, l'émail, l'opale et la pierre de lune, ses pierres favorites, ainsi que des matières inattendues comme la corne, l'ivoire puis, le verre.

Illustration : La femme est l'un des grands thèmes des bijoux de Lalique, dès le début de son oeuvre personnelle : visages de profil ou de face, évoquant les traits d'Alice, ou mutante, métamorphosée en scarabée, en libellule, en insecte, en paon, associée au monde végétal, floral, animal, jusqu'à son équivalent symboliste, le cygne, “la nudité permise” (Bachelard). Passionné par le spectacle de la Nature, dont il dessine les aspects les plus“modestes” à l'instar de Viollet-le-Duc et des artistes japonais, il recherche au Jardin des Plantes, fleurs et plantes exotiques. Il restitue les formes et couleurs de la flore - iris, chardons, muguet, anémones, roses, orchidées, gui… - et de la faune - insectes, reptiles, oiseaux… - avec la riche gamme des émaux et le secours du verre dont il maîtrisera progressivement les techniques.
Le climat intellectuel et plastique suscité par les poètes et les peintres symbolistes lui suggère des thèmes nouveaux à l'origine de créations qui transgressent les codes du bijou. A partir de 1894, il exposera régulièrement au Salon de la Société des Artistes Français. Sa participation aux Expositions universelles de 1900 à Paris, puis à Saint- Louis (Etats-Unis) en 1904, contribueront à édifier une renommée internationale jusqu’en Russie.

Illustration : Lenvoi de Lalique à l'Exposition de 1900 est à la hauteur de l'enjeu de la manifestation.
Sous un vol de chauves-souris, derrière une grille de femmes-libellules en bronze, c'est une profusion de gemmes colorées et de perles nacrées, d'ivoires pâles et de cornes blondes, d'ors brillants et d'émaux subtils, que se dispute un florilège de célébrités appartenant à l'aristocratie russe, viennoise, française, au monde de la politique et de la culture, dont sa grande amie Sarah Bernhardt, et surtout, son plus fidèle ami et collectionneur, Calouste Gulbenkian.

Illustration : Au Salon de 1901, la vitrine de Lalique a un autre ton, une blancheur accusée par l'emploi du verre et de sa transparence et le retour du diamant. Travaillé dès 1890, le verre est prioritaire à présent, favorisé par la rencontre avec le parfumeur François Coty, et la construction de son propre hôtel, Cours La Reine en 1902, pour lequel il fabrique des dalles de verre destinées aux deux portes d'entrée. Une nouvelle aventure commence où il applique les recherches faites pour le bijou, enracine progressivement la verrerie d'art dans l'histoire industrielle du XXe siècle.
Artisan bouleversant les traditions, engagé dans la révolution esthétique de la fin du XIXe siècle, Lalique crée des oeuvres dépassant le cadre de l'artisanat et de l'art décoratif dit“mineur” et que cette exposition mettra en valeur. Rassemblant près de 400 oeuvres -études, dessins, modèles, bijoux, objets, photographies, peintures, sculptures…, - réalisées entre 1890 et 1912 par René Lalique et ses contemporains, elle permettra d'appréhender la personnalité et l'oeuvre de Lalique à l'aune de son époque.
Yvonne Brunhammer

Les commissaires et les organisateurs de l'Exposition "Lalique, bijoux d'exception, 1890-1912" tiennent à remercier la Société Lalique pour leur précieuse collaboration

Illustration Musée du Luxembourg
19 rue de Vaugirard - 75006 Paris

Informations
Tél. : 01 42 34 25 95

Accès

Métro : Saint-Sulpice, Odéon / RER B : Luxembourg
Autobus : 84, 58, 89 - Musée du Luxembourg / Sénat
Parcs de stationnement : Place Saint-Sulpice, Marché Saint-Germain

Horaires
Le musée est ouvert au public tous les jours :
- Mardi, mercredi, jeudi, samedi de 10h30 à 19h
- Lundi, vendredi de 10h30 à 22h
- Dimanche et jours fériés de 9h à 19h

Prix d'entrée
Plein tarif : 10 € pour les individuels et groupes adultes
Tarif réduit : 8 €! sur justificatif en cours de validité : jeunes de 10 à 25 ans révolus, bénéficiaires de l’ASS ou du RMI, personnes handicapées, adhérents de la Maison des artistes, professeurs d’Arts plastiques et Arts appliqués munis d’une attestation professionnelle. 5 € pour groupes scolaires maternelles et primaires.
Gratuité sur justificatif : membres de l'ICOM, enfants de moins de 10 ans accompagnés d’un membre de leur famille, journalistes, guides et conférenciers et professeurs justifiant d’une réservation de droit de parole auprès des services du musée.
Location d’audioguides : 4,5 € (français, anglais, italien, allemand, espagnol)

Commissaires de l'exposition
Yvonne Brunhammer, conservateur général honoraire du patrimoine et ancien conservateur en chef du musée des Arts décoratifs à Paris
Dany Sautot, ancien conservateur des Musées Baccarat

Broche/Pendant de cou Quatre libellules © Musée des beaux-arts de Quimper/Adagp, Paris 2006