Allez au contenu, Allez à la navigation

Recherche Recherche avancée





L'album photo de l'événement

Revoir l'événement en vidéo à la demande 

REVIVEZ LES RENCONTRES SENATORIALES DE L'APPRENTISSAGE 2012




Jean-Pierre Bel, Président du Sénat, et Alain Griset, Président de l’Assemblée Permanente des Chambres de Métiers et de l’Artisanat (APCMA) organisent mercredi 5 mars, au Palais du Luxembourg, les Rencontres Sénatoriales de l’Apprentissage en présence d’apprentis.

Le Sénat et l’APCMA s’associent pour valoriser cette voie d’insertion professionnelle performante et la richesse des parcours de formation dans l’artisanat. Plus de 80 % des jeunes sont embauchés à l’issue de leur formation, la quasi-totalité par l’entreprise formatrice.

Au cours de cette manifestation, les apprentis dialogueront avec Michel Sapin, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social.

Les CFA des chambres de métiers et de l’artisanat ont globalement réussi à maintenir le nombre de jeunes formés en 2013/2014, malgré un environnement économique défavorable à l’évolution de l’apprentissage dans l’artisanat. L’édition 2014 construira ses échanges autour de trois questions révélatrices de ces évolutions :

- partir pour se former : comment suivre une formation éloignée de son domicile ? La mobilité, un facteur d’égalité d’accès à l’apprentissage ;

- un jeune en apprentissage, un atout pour l’entreprise. Le transfert des savoir-faire passe aussi par les jeunes ;

- réformer l’apprentissage : des réponses concrètes aux besoins

 

L’apprentissage est avant tout le fruit d’une rencontre entre la demande de formation d’un jeune et la volonté de transmettre qui anime les professeurs et les maîtres d’apprentissage.

Les Rencontres Sénatoriales de l’Apprentissage, que le Sénat est heureux d’accueillir une nouvelle fois, étendent cet échange en ouvrant le dialogue avec les Sénatrices et Sénateurs et le Gouvernement. Organisées en partenariat avec l’Assemblée Permanente des Chambres de métiers et de l’artisanat, elles offrent l’opportunité de débattre très librement des préoccupations concrètes des apprentis, afin de mieux les prendre en compte dans l’élaboration des politiques publiques. Le Sénat, qui a à cœur d’encourager toutes les formes d’insertion dans la vie professionnelle, ne peut que se féliciter de la volonté du Gouvernement de développer l’apprentissage, à l’heure où le besoin de compétences se fait sentir dans tous les secteurs de notre économie. Par le mode de formation original qu’il propose, par le lien qu’il réalise entre le monde de l’entreprise et celui de la formation, par les opportunités de carrière diverses et variées qu’il offre, l’apprentissage s’impose comme une solution d’avenir pour les jeunes. Il est donc primordial pour les élus de bien en mesurer les enjeux, non seulement en termes généraux, mais également dans la vie quotidienne des apprentis.

C’est l’une des orientations qui a présidé à l’édition 2014, qui place l’apprentissage « au cœur du Sénat ». L’accent sera mis sur les chances, mais aussi sur les difficultés, liées à la mobilité. En effet, souvent beaucoup plus tôt que dans d’autres formations, les apprentis doivent s’éloigner de leur famille pour se former, que ce soit en France ou à l’étranger. Par ailleurs, les entreprises qui reçoivent des apprentis bénéficient, en retour de leur engagement, de toute l’énergie et de la volonté de ces jeunes qui, par le regard neuf qu’ils portent, par les enseignements qu’ils ont reçus, constituent un réel atout. Enfin, des réponses seront apportés sur le débat actuellement en cours sur la réforme et le renforcement de l’apprentissage, alors même que le Sénat viendra de discuter de ce sujet dans le cadre du projet de loi relatif à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale.

Un dernier point me parait important : c’est l’insertion des apprentis dans les territoires. Formés, dans toute la France par des personnels expérimentés, alliant le meilleur de la tradition et les nouvelles techniques les plus prometteuses, les apprentis ont vocation à s’enraciner dans nos régions et à les enrichir de leurs savoirs. Le Sénat est donc pleinement dans son rôle en accueillant cette journée de débats.

Je formule le souhait que les échanges de ce 5 mars contribuent à une pleine reconnaissance de l’apprentissage et à son renforcement dans la formation et l’insertion des jeunes.

 

 
Jean-Pierre BEL, Président du Sénat.

Les prochaines années doivent être celles de l’apprentissage ! D’un apprentissage reconnu et décomplexé, évalué à sa juste valeur, celle d’une voie de formation exigeante qu’un jeune peut commencer au niveau du CAP et poursuivre jusqu’à celui d’ingénieur.

Pour retrouver la croissance, il est impératif que les entreprises artisanales soient en capacité de se développer. Pour nos entreprises, qui ont la particularité de reposer sur le savoir-faire de hommes et de femmes qui les composent, le recrutement de personnes qualifiées sera déterminant. Il faut préparer la reprise en formant beaucoup et, dans l’artisanat, le geste professionnel se transmet principalement par l’apprentissage.

La transmission des savoir-faire des 250 métiers de l’artisanat se fait depuis des générations par ce cursus. Pour autant, les méthodes ont beaucoup changé. Au fil des années, formant 200 000 jeunes par an, l’artisanat a mis au point un système d’apprentissage moderne et performant que nous envient bien des partenaires étrangers.

Le profil des apprentis ou étudiants des métiers a lui aussi considérablement évolué. De nombreux jeunes rejoignent l’artisanat par choix ; d’autres, après des études générales, se passionnent pour un métier et viennent apporter à nos entreprises des compétences en gestion devenues indispensables. Les universités régionales de métiers (URMA) ont été créées pour eux et tous ceux qui veulent rejoindre une entreprise artisanale à tout moment de leur vie professionnelle ou se perfectionner. Grâce à ces passerelles, l’apprentissage évolue et s’enrichit de nouvelles possibilités de parcours professionnels.

Au-delà de la transmission des savoir-faire, l’apprentissage conduit également très souvent à la transmission de l’entreprise elle-même. Les jeunes qui suivent le cursus de l’apprentissage deviendront pour une grande partie d’entre eux les chefs d’entreprises de demain. L’apprentissage dans l’artisanat est le socle de l’économie de proximité qui anime tous les territoires.

Nous remercions le Sénat de contribuer, par ces Rencontres, à promouvoir le développement l’apprentissage.

Alain GRISET, Président de l’APCMA

Accès

  • 15, rue de Vaugirard 75006 Paris
  • Métro : Odéon, Mabillon, Saint-Sulpice
  • Rer : Luxembourg, Sénat
  • Bus : 58, 84, 89
 

En savoir plus