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LE REPORTAGE

 
 

La formation des jeunes par l’apprentissage est un enjeu majeur pour les entreprises artisanales : il est à la fois au cœur des métiers de l'artisanat et au cœur de l’économie de proximité qui anime les territoires.
L’apprentissage, c’est préparer l’artisanat de demain, ses salariés et ses chefs d’entreprise. L’une des problématiques essentielles pour un chef d’entreprise artisanale est de trouver aujourd’hui des employés qualifiés qui seront demain ceux qui reprendront l’entreprise. Ce sont près de 300 000 entreprises artisanales qui sont concernées dans les dix années à venir. Le secteur de l’artisanat doit relever le défi de trouver les compétences adaptées à ses besoins en favorisant la promotion du secteur, de ses métiers et de ses formations auprès du public.

Les métiers de l’artisanat et l’apprentissage doivent encore et toujours être valorisés. Le modernisme de l’apprentissage et ses parcours exigeants qui peuvent mener jusqu’aux diplômes supérieurs, sont encore découvert trop tardivement par les jeunes. Cette situation est due, en partie, au défaut du système d’orientation vers les métiers. Comment s’orienter sans connaître les métiers et sans avoir eu le moindre contact avec les matières, les ateliers et la réalité de leur pratique ?

Les métiers traditionnels n’ont cessé d’évoluer au rythme des innovations et des nouvelles technologies. Les formations aux métiers de l'artisanat doivent être en capacité de répondre à ces nouvelles réalités économiques pour attirer les nouveaux publics nombreux qui rejoignent l’artisanat. Accueillir un jeune en apprentissage, c'est également une fenêtre ouverte sur le monde, un regard renouvelé sur l'exercice du métier. Il s’agit aujourd’hui de remettre ainsi l’apprentissage dans un cercle vertueux de recherche et d’innovations pédagogiques. Les chambres de métiers et de l’artisanat tiendront une place centrale dans la construction de cet avenir.

Cette journée consacrée à l’apprentissage dans l’artisanat est l’occasion de faire un bilan, de s’interroger  sur son évolution dans un environnement économique en pleine mutation. Tel est l’un des objectifs de cette nouvelle édition des Rencontres sénatoriales de l’apprentissage, qui constituent un moment privilégié, lors duquel des sénatrices et sénateurs échangent avec près de deux cent apprentis de notre réseau.

Alain GRISET, président de l’APCMA

Le Sénat est heureux d’accueillir la seizième édition des Rencontres Sénatoriales de l’Apprentissage, organisée en partenariat avec l’Assemblée Permanente des Chambres des Métiers et de l’Artisanat.

C’est l’occasion de montrer la priorité que nous attachons au développement de l’apprentissage qui reste une filière de formation initiale trop méconnue. Nous avons ainsi voulu que le Sénat soit, lui-même, exemplaire. Si nous avions des apprentis dans nos services techniques, comme les cuisines ou l’entretien du jardin, nous avons élargi cette possibilité d’accueillir des apprentis à toutes les directions de notre Assemblée, y compris les directions en charge des missions institutionnelles. Nous pourrons donc, demain, avoir des apprentis qui participeront à la rédaction de la loi !

Au plan national, chacun souhaite lever les freins qui entravent la généralisation de l’apprentissage, en favorisant les initiatives des conseils régionaux et en relayant l’action des entreprises prêtes à s’y engager.
C’est dans cet esprit qu’une proposition de loi a été déposée, à l’initiative de la Délégation aux entreprises, en lien avec la Commission des affaires sociales. Afin de faire de l’apprentissage une voie de réussite, cette proposition de loi ouvre des espaces de liberté aux acteurs économiques sur l’organisation de l’apprentissage et la définition des diplômes proposés. Elle définit également une gouvernance plus claire permettant un pilotage renforcé par la région.

Au-delà de cette action législative, il s’agit, dans le cadre de ces Rencontres sénatoriales, de mieux faire connaitre l’apprentissage aux jeunes et à leurs familles et de montrer que, par exemple dans le champ de l’artisanat, des formations de qualité ouvrant sur une insertion professionnelle sont proposées. C’est pourquoi, nous privilégions, avec l’Assemblée permanente des chambres de métiers, une formule originale d’échanges très libres entre des sénatrices et des sénateurs et des apprentis issus des centres de formation d’apprentis du réseau des chambres de métiers.

Ces échanges sont organisés, cette année, autour du numérique et des nouvelles technologies. Nous voulons ainsi montrer que si l’apprentissage au sein de l’artisanat repose d’abord sur l’acquisition d’un savoir-faire traditionnel et de bonnes pratiques professionnelles, il sait aussi s’adapter et s’ouvrir aux défis de la modernité.


Gérard LARCHER, Président du Sénat

 

PROGRAMME

15 h 30 : Ouverture par Gérard LARCHER, Président du Sénat et Alain GRISET, Président de l'Assemblée permanente des chambres de métiers et de l'artisanat

Échange entre les apprentis et les sénateurs :

  • Former par le numérique et les nouvelles technologies

  • Former au numérique et aux nouvelles technologies

  • Dynamiser l'économie des territoires

17 h 20 : Clôture par Mme Clotilde VALTER, Secrétaire d’État auprès de la ministre chargée de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage

Accès

  • 15, rue de Vaugirard 75006 Paris
  • Métro : Odéon, Mabillon, Saint-Sulpice
  • Rer : Luxembourg, Sénat
  • Bus : 58, 84, 89