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Christian PONCELET, Président du Sénat, a inauguré le 9 décembre 2003, un buste de Stefan ZWEIG dans le jardin du Luxembourg  


Pour célébrer l'entrée de l'Union européenne dans une nouvelle ère et honorer la mémoire d'un grand humaniste, dans l'oeuvre duquel la France tient une grande place, le Président et le Bureau du Sénat ont commandé au sculpteur Félix Schivo
un buste de Stefan Zweig.




Situé non loin du carré des joueurs d'échecs, à proximité de l'entrée du 3 rue Guynemer, il sera inauguré le mardi 9 décembre à 11h30 par le Président du Sénat.

Le jardin du Luxembourg abrite plus d'une centaine de sculptures, principalement de personnalités des lettres et des arts (Verlaine, Stendhal, Hérédia, Leconte de Lisle, George Sand, Watteau, Delacroix, Chopin, Beethoven).

 



Stefan Zweig (1881-1942)
Le grand voyageur pacifique

 

En inaugurant au cœur du jardin du Luxembourg, non loin du carré des joueurs d'échecs, le buste de Stefan Zweig (1881-1942) réalisé par le sculpteur Félix Schivo, le Sénat de la République française a honoré, mardi 9 décembre 2003, la mémoire de l'écrivain et humaniste autrichien qui, lors de son premier voyage en France en 1902, s'était « promis Paris comme récompense ».

 

 

Né le 28 novembre 1881 à Vienne (Autriche), Stefan Zweig (ou Sweig) est le second fils d'une famille bourgeoise israélite ayant fait fortune dans le textile. Son père, Moritz Zweig (1845-1926), est d'origine Morave (République tchèque) et sa mère, Ida Brettauer, née à Ancône (Italie du Sud), est issue d'une vieille famille internationale de banquiers suisses allemands.

Après des études classiques dans l'un des meilleurs lycée de la Vienne impériale (Maximilian Gymnasium, 1891), il découvre l'oeuvre poétique de Rainer Maria Rilke (1875-1926), en particulier Mir Zur Freier (Pour ma joie, 1899) et fréquente avec assiduité les nombreux cafés viennois (Le Beethoven, le Rathaus, Le Café central ou le Reyl, 1895) pour s'y cultiver tranquillement, fréquenter les cercles d'intellectuels (Arthur Schnitzler, Hogo von Hofmannstahl, Peter Altenberg) et jouer aux échecs qui le fascinent.

L'oeuvre littéraire cosmopolite d'un grand voyageur humaniste

Voyageur infatigable à la découverte d'autres langues, curieux des nouvelles publications - en particulier théâtrales -, il part à la rencontre des autres, changeant souvent d'horizon à destination de l'Europe (Bruxelles, Bruges, Ostende, Blankenberghe ; Paris, 1902 ; Berlin, 1903 et 1907; Espagne, 1904 ; Rome et Florence, 1907 ; Prague, 1907 ; Sardaigne et Corse, 1907 ; URSS pour le centenaire de la naissance de Tolstoï, 1927; Portugal, 1938) ; de l'Afrique (Algérie, 1904), des Indes (Ceylan, Madras, Agra, Calcutta, Bénarès, Rangoon, Indochine, novembre 1908-avril 1909) ou de l'Amérique du Nord (New-York, Philadelphie; 1911), de l'Amérique centrale (Mexique) ou des Antilles (Cuba, Jamaïque, Porto-Rico, 1911). Amateur des lettres étrangères, il voue un véritable culte à la littérature française.

Pétri d'humanisme mais cerné par la morosité, il est très vite attiré par le monde de la littérature et étudie la philosophie (1900-1906). Devenu à 23 ans docteur ès-philosophie (1904) en soutenant sa thèse sur le philosophe français Hippolyte Taine (1828-1893), il s'essaie à de nombreux genres littéraires.

D'abord attiré par la poésie, il publie son premier poème Rosenknospen (Bouton de Rose, 1898) dans la revue de Karl Emil Franzos (Die Zukunft, L'Avenir) puis un recueil d'une cinquantaine de poésies intitulé Silberne Saiten (Les Cordes d'Argent, poème, 1899) et Die frühen Kränzen (Les Guirlandes précoces, 1907, poèmes). Il devient la même année lauréat du prestigieux prix Bauernfeld de poésie et littérature (1906).

Traducteur de nombreux poètes français parmi lesquels Paul Verlaine (1844-1896, préface de quinze pages pour les éditions Schuester und Loeffler, Berlin, 1902), Arthur Rimbaud (1854-1891) et Charles Baudelaire (1821-1867, en collaboration avec Camill Hoffmann) ; il devient le traducteur et biographe de son ami pour la vie, le poète belge Emile Verhaeren (1855-1916), alors si méconnu du public français et allemand (Emile Verhaeren, essai biographique, 1910). Au cours d'un de ses nombreux séjours en France (février 1911), sa rencontre avec l'écrivain pacifiste Romain Rolland (1866-1944) - dont il n'hésite pas à lire en conférence "La Déclaration d'indépendance des Esprits" -, est à l'origine d'une riche collaboration théâtrale. Il consacre également dix années de sa vie à rédiger de très belles biographies sur les destins inachevés d'Honoré de Balzac (1799-1850), de Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859), Joseph Fouché (1928, essai biographique), de Marie-Antoinette1(*) (1932), d'Erasme: grandeur et décadence d'une idée (1934), de Castellion contre Calvin (1936), de Magellan (1938), d'Amerigo Vespucci (1940).

En première page du journal viennois Die Neue Freie Presse, Stefan Zweig publie sa première nouvelle, Im Schnee (Dans Marche dans la Neige, 1901) qui raconte sous la menace, la fuite d'une communauté juive du ghetto de son village. Viennent ensuite L'Amour d'Erika Ewald (1904, dont il offre un exemplaire au célèbre écrivain suédois Ellen Key (1849-1926) puis son premier drame, Thersite (1907, pièce de théâtre en vers représentée à Dresde et à Cassel, novembre 1908) suivi du Comédien métamorphosé (1910, créé au Burgtheater de Vienne), de La Maison au bord de la mer (1911, pièce de théâtre), de Brûlant Secret2(*) (Première Expérience, 1911) et de La Peur3(*) (1913, nouvelle).

Parallèlement, il rédige des études biographiques : Drei Meister : Dostoïevski, Dickens, Balzac (Trois Maîtres, essai, 1920) ; Der Kampf mit dem Dämon (Le Combat avec le Démon, études biographiques sur Hölderlin, Kleist et Nietzsche, 1925) ; Sternstunden der Menschheit (Les Heures étoilées de l'Humanité, 1927, parmi lesquelles la composition de «La Marseillaise», la bataille de Waterloo et le train plombé de Lénine) ; Drei Dichter ihres Lebens (Trois Poètes de leur vie : essai sur Casanova, Tolstoï et Stendhal, 1928) ; Die Heilung durch den Geist (La Guérison par l'Esprit : essai sur Mesmer, Mary Baker-Eddy et Sigmund Freud, 1931). Il rédige également pour Richard Strauss (1864-1949) le livret d'opéra Die schweigsame Frau (La Femme silencieuse de Ben Johnson, 1935).

Enfin, sa pièce de théâtre la plus célèbre, Volpone4(*) (1927), adaptée de Ben Johnson et traduite en français par Jules Romain, connaît avec une mise en scène de Charles Dullin, un succès retentissant au théâtre de l'Atelier à Paris.

Pacifiste convaincu jusqu'à la mort

Devant faire face à l'écroulement des valeurs de la culture européenne sur lesquelles il s'est personnellement construit, à aucun moment il ne peut admettre qu'une culture puisse être « supérieure » à une autre et ne cesse de condamner les nationalismes qui empêchent les européens de devenir unis dans la paix. L'annonce en Belgique de la Première Guerre mondiale (septembre 1914) crée chez lui un véritable traumatisme qui le plonge dans un profond désarroi.

Déclaré inapte au service militaire, il est toutefois incorporé, comme nombre d'écrivains, au service des archives de la guerre (12 novembre 1914). Bénéficiant d'une longue permission pour des conférences en Suisse (novembre 1917), ce pacifiste convaincu écrit Jérémie (pièce de théâtre et action poétique en neuf tableaux, 1917), drame dans lequel il exprime toute sa haine de la guerre et son refus profond du militarisme.

Tout au long de ses nouvelles, on retrouve ce thème récurrent des valeurs morales factices d'une société en totale décadence. Se rendant à Zurich pour assister à la représentation de Jérémie, il s'y installe pour rédiger Le Coeur de l'Europe (1917), véritable profession de foi pacifiste.

Huit ans après leur première rencontre, Stefan Zweig épouse (janvier 1920) sa compatriote romancière Friederike Maria Burger (1922-1971), mère de deux enfants et divorcée pour lui de M. von Winternitz dont elle prend néanmoins le nom comme pseudonyme littéraire. Ensemble, ils s'installent à Salzbourg (1919-1934) où, pendant quinze ans, leur maison devient - au-delà des particularismes et des nationalités - un lieu de rencontres privilégiés et d'échanges intellectuels pour nombre de philosophes, d'écrivains ou de musiciens de tous les pays d'Europe.

La paix revenue en Europe, il écrit (1922-1939) une dizaine de nouvelles qui le rendent mondialement célèbre. Comme le résume si bien son ami Romain Rolland, qui a eu sur lui une influence morale considérable, "les oeuvres de Stefan Zweig comptent parmi les plus lucides tragédies modernes de l'éternelle humanité". Pour le lecteur, séduit par l'excessive sensibilité de l'auteur, par la subtilité des descriptions psychologiques de ses personnages, ces nouvelles brèves se caractérisent très souvent par l'irruption de la passion dans une vie trop tranquille.

On peut citer le recueil de nouvelles Amok5(*) (dont Brief einer Unbekannten, Lettre d'une inconnue6(*), 1922, récit sur un amour désespéré, sans attente ni espoir), Verwirrung der Gefühle (La Confusion des sentiments, 1926, le narrateur rend hommage à son mentor en rappelant sa relation désorientée de sentiments amicaux troubles pour son professeur d'université), Légendes (1931, recueil de nouvelles), la nouvelle intitulée Vingt-quatre heures de la Vie d'une Femme7(*) (1934, court récit sur une liaison maudite, au début du siècle, issue de la passion foudroyante et scandaleuse entre une femme irréprochable et un jeune homme, joueur inguérissable, dans une pension de la Côte d'Azur) dont l'écrivain russe Maxime Gorki (1868-1936) écrivit qu'il "n'avait jamais rien lu de plus profond" ; Le Chandelier enterré (1937, nouvelle sur la légende de la Ménorah), Souvenirs et Rencontres (1937), Begegnungen mit Menschen, Büchern und Städten (Rencontres avec des hommes, des livres et des villes, 1937), L'Impatience du coeur (1938), Ungeduld des Herzens (La Pitié Dangereuse8(*), 1939, roman traduit simultanément en français, en anglais et en allemand, publié en Hollande et en Suède, débutant par l'invitation ignorante à danser d'un jeune officier de garnison qui épousera, par charité, la jeune fille paralytique) qui reçoit un excellent accueil du public.

Après une visite en Alsace auprès d'Albert Schweitzer (Günsbach, novembre 1932) et la prise de pouvoir d'Adolf Hitler à Berlin (30 janvier 1933) consécutive de l'incendie du Reichstag, celui qui n'avait pas voulu voir venir l'horreur nazie malgré l'assassinat de son propre ami, ministre des Affaires étrangères la République de Weimar, Walter Rathenau (Berlin, 24 juin 1922), prend définitivement conscience du danger de son expansion au-delà des frontières de l'Allemagne. Le coup fatal de la liberté d'expression s'abat sur lui à Munich et dans d'autres villes, lorsque les oeuvres de Stefan Zweig, juif pacifiste et antimilitariste, subissent l'autodafé en place publique (10 mai 1933). A l'instar de Thomas Mann (1875 - 1955) et Hermann Hesse (1877-1962) en Allemagne, il est aussitôt contraint, après une perquisition de sa maison, de quitter l'Autriche d'où il est proscrit.

Soucieux d'échapper aux poursuites et aux persécutions antisémites qu'il anticipe à l'âge de 53 ans, il se réfugie - "comme un criminel" selon sa propre expression - à Londres puis Bath (Grande-Bretagne, 1934) pour y poursuivre, dans la solitude, ses recherches documentaires sur Marie Stuart dont il écrit la biographie (1935). Alors que les troupes allemandes entrent en Autriche (Anschluss, 9 mars 1938), il décide de ne pas rentrer à Salzbourg et ne reverra jamais plus sa première épouse, ni sa Vienne natale et cosmopolite tant aimée.

Une fois ses biens personnels liquidés (dont sa remarquable collection d'autographes et de manuscrits), il divorce de Friederike von Winternitz (décembre 1938), avec qui il gardera toujours de bonnes relations amicales. Ayant obtenu la nationalité anglaise (mars 1940), il se remarie (août 1939) avec sa secrétaire - asthmatique et d'une humeur mélancolique - Elizabeth Charlotte Altmann (1908-1942) qui sera, jusqu'à sa mort, sa fidèle compagne. Proche à Vienne du psychanalyste autrichien Sigmund Freud (1856-1939), c'est à Londres qu'il rédige et lit l'oraison funèbre de son compatriote mort en exil (26 septembre 1939).

Profondément tourmenté depuis son départ de Salzbourg par la Seconde Guerre mondiale, il quitte l'Angleterre et parcourt à nouveau le monde pour une série de conférences, se rendant en Amérique du Nord (New-York, juillet 1940, où il adhère au "Pen Club européen" des écrivains émigrés), en Amérique du Sud (Argentine, août-septembre 1936 ; Uruguay, août 1941) et au Brésil où il s'établit (15 août 1941) pour la quiétude et le climat du pays.

Désireux d'y retrouver le goût de vivre, la profondeur des choses et la paix de l'esprit, il publie Brésil, terre d'avenir (1941, essai traduit en portugais au Brésil et au Portugal, en allemand à Stockholm, et en anglais à New York) mais ne parvient pas à survivre à la détresse et aux horreurs d'un monde évanoui, craignant la force implacable des mauvais instincts des hommes et allant même jusqu'à écrire que "tous les chevaux de l'apocalypse se sont rués à travers mon existence."

Dans l'attente d'une "aube nouvelle", toujours intimement traumatisé par les victoires du nazisme, c'est à l'annonce de la chute de Singapour alors qu'il assiste au carnaval de Rio (février 1942), que désabusé, il décide à l'âge de 60 ans passés, de mettre fin à ses jours à leur domicile (34 rue Gonçalves Dias, Bairro Valparaiso, Pétropolis, banlieue de Rio de Janeiro, Brésil, lundi 23 février 1942, 12 h.30). Sa seconde épouse l'accompagne dans son suicide9(*) par empoissonnement.

Il laisse derrière lui un dernier message d'adieu : "Avant de quitter la vie de ma propre volonté et avec lucidité, j'éprouve le besoin de remplir un dernier devoir : adresser de profonds remerciements au Brésil, ce merveilleux pays qui m'a procuré, ainsi qu'à mon travail, un repos si amical et si hospitalier. De jour en jour, j'ai appris à l'aimer davantage et nulle part ailleurs je n'aurais préféré édifier une nouvelle existence, maintenant que le monde de mon langage a disparu pour moi et que ma patrie spirituelle, l'Europe, s'est détruite elle-même. Mais, à soixante ans passés il faudrait avoir des forces particulières pour recommencer sa vie de fond en comble. Et les miennes sont épuisées par les longues années d'errance. Aussi, je pense qu'il vaut mieux mettre fin à temps, et la tête haute, à une existence où le travail intellectuel a toujours été la joie le plus pure et la liberté individuelle le bien suprême de ce monde. Je salue tous mes amis. Puissent-ils voir encore l'aurore après la longue nuit ! Moi je suis trop impatient, je pars avant eux."

En mémoire de l'âme dépressive de cet écrivain blessé par une insupportable infirmité de sa propre liberté, le président brésilien Gelulio Vargas honore l'écrivain au pessimisme grandissant - qui s'est soustrait sans brutalité à une vie d'homme devenue trop pesante -, en décrétant des funérailles nationales et en faisant transformer sa maison d'adoption en musée.

Après la guerre, ses dernières oeuvres sont publiées à titre posthume. Il s'agit de son autobiographie, portait nostalgique de l'Europe d'avant 1914 intitulé Die Welt von gestern (Le Monde d'Hier, 1942 publié en 1948) de sa dernière nouvelle Schachnovelle10(*) (Le Joueur d'Echecs, 1942, chef d'oeuvre de psychologie publié en Suède par Bermann Fisher), de deux biographies inachevés sur Balzac et Montaigne (1942), d'Ivresse de la Métamorphose (1982, roman inachevé écrit en 1930 puis 1938) et de Clarissa (1990, roman inachevé).

PLB


1 Adaptation cinématographique de Marie-Antoinette (1938, avec Norma Shearer). (Retour)

2 L'adaptation cinématographique de Brûlant Secret (1933, All., film de Robert Siodmak) attisera la haine des nazis. Nouvelle adaptation cinématographique (Burning Secret, Andrew Birkin, 1988, EU, min. avec Klaus-Maria Brandauer et Faye Dunaway). (Retour)

3 Adaptations cinématographiques de La Peur (1936, Victor Tourjansky), (1954, Roberto Rosselini). (Retour)

4 Adaptations cinématographiques de Volpone : (1941, film de Maurice Tourneur et Jacques de Baroncelli, Fr., 94 min. avec Harry Baur, Louis Jouvet, Charles Dullin, Fernand Ledoux, Jacqueline Delubac) ; (2004, Frédéric Auburtin, téléfilm avec Gérard Depardieu, Daniel Prévost, Gérard Jugnot, Jean-François Stévenin, Robert Hirsch et Inès Sastre). (Retour)

5 Adaptations cinématographiques d'Amok : (1934, Fedor Ozep, Fr., 92 min. avec Marcelle Chantal, Jean Yonnel; Valery Inkijinoff, Jean Servais) ; (1944, avec Maria Felix) ; (1993, Joël Farges, Portugal-Fr.-All., 90 min. avec Fanny Ardant, Sonia Kirchberger, Bernard Le Coq, Henrique Viana, Andrzej Seweryn).  
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6 Adaptations cinématographiques de Lettre d'une inconnue : (1948, Max Ophüls), (2001, Jacques Deray, Fr., téléfilm, 90 min. avec Irène Jacob).  
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7 Adaptations cinématographiques du célèbre récit de Stefan Zweig : Vingt-quatre heures de la vie d'une Femme. En Allemagne (1931), en Argentine (1944), en Grande-Bretagne (1952, avec Merle Oberon), aux Etats-Unis (1961, téléfilm avec Ingrid Bergman), en France (1968, Dominique Delouche, avec Danielle Darrieux et Robert Hoffman) et plus récemment (2001, Laurent Bounhik, sur un scénario de Laurent Bounhik et Guillaume Taurand, avec Agnès Jaoui, Michel Serrault, Nicolaj Coster-Waldau et Bérénice Bejo).
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8 Adaptations cinématographiques de La Pitié Dangereuse : (1946, avec Lilli Palmer). (Retour)

9 Sur le suicide de Stefan Zweig et Lotte Altmann, André Maurois écrira : «  beaucoup d'hommes de coeur ont dû méditer sur la responsabilité qui est celle de tous et sur la honte qu'il y a, pour une civilisation, à créer un monde où un Stefan Zweig ne peut vivre. » (Retour)

10 Adaptation cinématographique du Joueur d'Echecs : (1960, Gerd Oswald, EU,100 min. avec Curd Jürgens, Mario Adorf, Hansjörg Felmy, Claire Bloom, Albert Lieven). 
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