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Sénat

SÉNAT
CENTRE FRANÇAIS DU COMMERCE EXTÉRIEUR
COLLOQUE THAÏLANDE - LAOS
23 janvier 2001

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Thaïlande : une nouvelle émergence ?
Laos : quelles perspectives d'ouverture ?

puce_r.gif (53 octets) Présentation puce_r.gif (53 octets) Programme du colloque

Thaïlande

Laos


puce_r.gif (53 octets) Ambassade de France
puce_r.gif (53 octets) Poste d'expansion économique  
puce_r.gif (53 octets) Parlement et sites gouvernementaux
puce_r.gif (53 octets) Les collectivités territoriales 
(banque de données CFCE-DEXIA-ISTED)
puce_r.gif (53 octets) statistiques économiques du FMI
(Février 2000; anglais; format pdf)
puce_r.gif (53 octets) documents de travail du FMI (anglais)

puce_r.gif (53 octets) Ambassade de France
puce_r.gif (53 octets) Poste d'expansion économique
puce_r.gif (53 octets) Les collectivités territoriales 
(banque de données CFCE-DEXIA-ISTED)
puce_r.gif (53 octets) documents de travail du FMI (anglais)

 

Depuis 1999 et après la crise qui l'a secouée à l'été 1997, la Thaïlande a repris le chemin de la croissance et entrepris un vaste programme de réformes structurelles, destiné à créer un environnement favorable à une plus grande stabilité économique et à restaurer la confiance des investisseurs, en mettant l'accent sur l'amélioration de la sécurité juridique.

La Thaïlande est une monarchie constitutionnelle qui, depuis l'entrée en vigueur de la nouvelle Constitution en 1997, a définitivement rompu avec l'instabilité politique au profit d'un cadre institutionnel qui répond aux exigences du jeu démocratique. La place de leader que cherche à occuper la Thaïlande en Asie du sud-est, notamment au sein de l'ASEAN et de l'ASEAN + 3 (associant la Chine, la Corée et le Japon) atteste également de la volonté des dirigeants de promouvoir simultanément solidarité régionale et ouverture vers les pays tiers.

Depuis quelques mois et jusqu'à la constitution du prochain gouvernement qui suivra les élections législatives du 6 janvier 2001, la mécanique décisionnelle marque le pas en Thaïlande. Mais quelle que soit l'issue du scrutin, les principales orientations de la politique économique devraient être maintenues, la plupart d'entre elles étant reconnues comme indispensables à la consolidation d'une sortie de crise encore fragile.

 

La Thaïlande reste confrontée à plusieurs défis que le prochain gouvernement devra relever

- la restructuration du système bancaire et le processus d'assainissement de la dette privée n'ont pas encore donné les résultats escomptés ;

- en dépit des mesures incitatives - fiscales, notamment - la consommation interne manque de vigueur : la population, encore échaudée par la brutalité de la crise de 1997, persiste à privilégier l'épargne par rapport à la consommation.

 

Néanmoins, le potentiel de croissance de l'économie thaïlandaise demeure élevé.

La plupart des indicateurs macroéconomiques demeurent bien orientés. La faiblesse relative de la demande et de l'investissement a cet avantage de ne pas exercer de pression sur les prix, en dépit de la nouvelle donne pétrolière. Aussi, même si elle ne retrouve pas le niveau de croissance d'avant-crise, les experts envisagent un potentiel de croissance de 4,5% pour 2001.

Les réformes structurelles, engagées à la suite de la crise, sont progressivement mises en oeuvre

refonte de l'ensemble des lois économiques (investissements étrangers, faillites), modernisation du système judiciaire, réforme du système bancaire, modification du statut de la Banque centrale. Elles devraient se poursuivre, comme en témoigne la préparation de la réforme de la Bourse visant à reconstituer le marché thaïlandais des actions et à rassurer les investisseurs institutionnels en accroissant leur rôle. De même, la politique de privatisations dont la mise en oeuvre a été ralentie par la période de campagne électorale, devrait être maintenue dans un large éventail d'activités : transport, eau, énergie, etc.

 

Ce programme est porteur de nombreuses opportunités pour les entreprises françaises ; et ce, d'autant plus que la Thaïlande se montre très soucieuse de la constante amélioration de ses infrastructures dans les mêmes secteurs.

En outre, parce qu'elle a besoin de consolider son potentiel d'exportations, laThaïlande souhaite acquérir les savoir-faire technologiques qui lui permettront de disposer d'avantages compétitifs vis-à-vis de ses concurrents asiatiques, ce qui la prédispose très favorablement à l'établissement de relations partenariales solides avec des entreprises étrangères.

La Laos n'offre pas aujourd'hui un potentiel économique comparable à celui de la Thaïlande.

L'économie laotienne est essentiellement agraire et de dimension modeste. Sa position basse sur le cycle de développement explique la force de la dynamique de rattrapage (taux de croissance moyen de 6,5 % sur la période 1990-1997), essentiellement portée par l'aide internationale qui se concentre sur la mise en oeuvre de grands projets d'infrastructures. Néanmoins, le Laos constitue un marché pour nos exportations de biens d'équipement, comme en témoigne la présence de 93 entreprises françaises.

Au cours de cette journée, plusieurs entreprises présentes dans ces deux pays feront part de leur expérience, donnant un éclairage pragmatique sur les perspectives offertes.

Marie Bonnet
Conseillère commerciale à Bangkok