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VICTOR HUGO
promeneur du Luxembourg

du 21 septembre au 6 décembre 2002

Grilles du Jardin du Luxembourg

Rue Médicis

Parcours de l'exposition
Informations pratiques

     


 

Du 21 septembre au 6 décembre 2002, le Sénat accueille l'exposition « Victor Hugo, promeneur du Luxembourg », réalisée par la Bibliothèque nationale de France. Cette série de panneaux reprend des éléments graphiques et manuscrits de l'œuvre du grand auteur, qui fut aussi pair de France et sénateur. Elle est présentée de manière tout à fait originale grâce à la scénographie de Michal Batory qui, à travers l'utilisation de la photographie, assure une continuité avec la vocation de cet espace d'exposition.

Par cette exposition, Victor Hugo redevient le « promeneur permanent du Luxembourg » de ses jeunes années. Manuscrits de textes célèbres, pages de carnets, d'albums où s'entremêlent dessins et brouillons, grandes compositions picturales, croquis d'architecture d'intérieur doublent la promenade au Jardin du Luxembourg d'un voyage dans la création et l'imaginaire hugoliens.

Arpentant le Luxembourg, le graphiste Michal Batory s'est à son tour fait « regardeur de toutes choses ». Et renouant avec une pratique hugolienne, il a encadré les œuvres de Victor Hugo, non de bois et de guirlandes dessinées, mais de photographies de ces « choses vues » au Jardin.

Parcours de l'exposition

De Paris (1802-1851) à Paris (1870-1885), en passant par l'exil (1851-1870), le jardin du Luxembourg est autant un lieu de promenade qu'un lieu d'inspiration pour Victor Hugo.

Paris (1802-1851)

S'il naît à Besançon en 1802, Victor Hugo grandit à proximité du jardin du Luxembourg, dans l'ancien couvent des Feuillantines. Après un séjour à Madrid qui le marque durablement, Victor Hugo poursuit ses études au lycée Louis-le-Grand, tout en faisant ses débuts littéraires. Comme Marius rencontrant Cosette dans Les Misérables, le jeune Victor « promeneur permanent du Luxembourg » retrouve Adèle Foucher au détour des allées du jardin. Il l'épouse en octobre 1822.

Poète, dramaturge, romancier, Victor Hugo est reconnu chef de file de la génération romantique : c'est le temps de Cromwell, des Orientales, d'Hernani, de Notre-Dame de Paris, des Feuilles d'automne, des Rayons et les ombres ... et des caricatures.

Les voyages, qu'il accomplit en compagnie de Juliette Drouet à partir de 1834, en France, en Belgique, sur le Rhin, dans les Pyrénées et en Espagne, révèlent un nouveau talent, celui de dessinateur tout en renouvelant son inspiration littéraire et poétique.

Nommé pair de France, il se plonge dans l'action politique ; le royaliste de 1818 devient « libéral-socialiste-démocrate-républicain » et participe à tous les combats pour les droits de l'homme : pour la première fois, devant l'Assemblée stupéfaite, sont prononcés les mots d'États-Unis d'Europe et de droits de l'enfant.

L'exil (1851-1870)

L'exil donne à Victor Hugo un rôle à sa mesure. S'il se fait tour à tour historien, polémiste, c'est aussi le temps de l'expérimentation : il crée avec son fils Charles et son ami Auguste Vacquerie un atelier de photographie, participe aux séances spirites, multiplie les inventions graphiques.

C'est à Jersey, puis à Guernesey, que naissent les chefs d'œuvre de la maturité : Victor Hugo publie Les Contemplations et La Légende des siècles, achève Les Misérables, fait des Travailleurs de la mer un véritable livre d'artiste avant la lettre, compose Les Chansons des rues et des bois, livre « écrit beaucoup avec le rêve », rédige L'Homme qui rit, ce roman où ressurgissent tant d'aspects de sa vie politique à la veille de l'exil. Autant de manuscrits d'apparat où la haute et majestueuse écriture se cantonne dans la partie droite de la feuille pour laisser libre cours dans la partie gauche à des additions, voire des corrections et des dessins.

Entre-temps, il a aménagé Hauteville House, sa maison d'exil, « autographe de trois étages », ajoutant une dimension plastique à son génie de créateur. A partir de 1861, il renoue avec l'habitude des voyages annuels en compagnie de Juliette Drouet : chaque année désormais il séjourne en Belgique, visite la vallée du Rhin, le Luxembourg, la Hollande, la Suisse, où, en 1869, il préside le Congrès de la paix : car tout au long de ces années d'exil, il n'a cessé de mettre sa plume et son talent d'artiste au service des grandes causes, abolition de la peine de mort, Droits de l'homme, droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, et d'affirmer son rêve d'États-Unis d'Europe.

Paris (1870-1885)

Au lendemain de la proclamation de la République, Victor Hugo rentre dans Paris en guerre et appelle les Français à lutter contre l'envahisseur. En séjour à Bruxelles, il offre l'asile politique aux insurgés de la Commune : expulsé par le gouvernement belge, il se réfugie au Luxembourg, où il achève L'Année terrible et réalise une série de lavis. Son œuvre graphique prend un nouvel élan et tend à l'abstraction : c'est le temps des compositions tachistes. De Quatre-vingt-treize à L'Art d'être grand-père ou à La Légende des siècles, sa création littéraire demeure considérable et variée, « paroles de géant », consignées en des manuscrits tout aussi grandioses. Elu sénateur de la Seine en 1876, il continue à lutter courageusement pour l'amnistie politique.

Lorsque Victor Hugo meurt, le 22 mai 1885, près de deux millions de personnes défilent sous l'Arc de Triomphe et suivent le corbillard des pauvres jusqu'au Panthéon.

Dès 1881, Victor Hugo, érigeant en patrimoine culturel son œuvre  graphique et littéraire, décidait de léguer à la Nation ces témoins de sa créativité et de ses combats, déclarant dans un codicille testamentaire : « Je donne tous mes manuscrits, et tout ce qui sera trouvé écrit ou dessiné par moi, à la bibliothèque nationale de Paris qui sera un jour la Bibliothèque des États-Unis d'Europe. »

Le bicentenaire de la naissance de Victor Hugo

Accès

Jardin du Luxembourg
Rue Médicis
Paris VIème
Métro Odéon - RER Luxembourg
Bus 21 - 27 - 58 - 84 - 89 - 

Visites guidées Groupes scolaires :

Les lundi, mardi, jeudi, vendredi à 10h et à 14h. Le mercredi à 10 h
Réservation obligatoire au 01 53 79 49 49 - Gratuit

 

Une exposition de la Bibliothèque nationale de France, présentée par le Sénat avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication sur proposition du Comité national pour le bicentenaire de Victor Hugo 

 

Expositions sur les grilles du Luxembourg